Mon désespoir fut immense; la nuit qui suivit ma condamnation fut une
des plus tragiques de ma tragique existence. Je roulais dans ma tête les
projets les plus extravagants; j'étais las de tant d'atrocités, révolté
de tant d'iniquités. Mais le souvenir de ma femme, de mes enfants
m'empêcha de prendre une décision suprême et je me résolus à attendre.
Le lendemain, j'écrivis la lettre suivante: