NOTES ET VARIANTES[106].

[106] L. signifie le manuscrit de Londres; P. 1, P. 2, les mss. de

Paris, 7403 et 7073.

Pag. 2, lig. 20. Ce qu’il faut entendre par cette reine Prines ou Prives

de Hongrie et par son livre me paroît fort douteux. Legrand d’Aussy

propose d’y voir «Elisabeth de Bosnie, femme de Louis Ier, surnommé le

Grand, et mère de trois filles, dont Catherine, l’aînée, fut accordée en

1374 à Louis de France, comte de Valois»; mais il n’a pas vu que son

explication étoit inadmissible dès le point de départ, puisqu’il est

certain que le livre de notre auteur n’est pas postérieur à 1372, date

antérieure à cet accord. A prendre une reine contemporaine, il vaudroit

mieux y voir Jeanne de Bohême, première femme du roi de France Jean II,

dont il est question dans le commencement de Saintré, et qui mourut en

1349, avant l’avènement de son mari à la couronne. Mais il est plus

juste de croire que, jusqu’à nouvel ordre, l’allusion de ce passage

reste inexpliquée.

Pag. 13, lig. 5, _demenoient_: L., espinoient; P. 2, espigoient.

Pag. 22, lig. 9, _felons_: L., foulons.--Lig. 16, _esprevier sauvaige_:

L., ramage; P. 1, ramaige; P. 2, privage.--Lig. 25, _Messire Pierre de

Craon_: P. 1, messire de Craon; P. 2, monseigneur de Craon.

Le prénom de Pierre, qui se trouve dans le seul ms. de L., montre qu’il

s’agit de Pierre de Craon, seigneur de la Suse, de Chantoce, de Briolé

et d’Ingrande, 3e fils d’Amaury 3e du nom, mort le 15 septembre 1376.

Cf. P. Anselme, VIII, 573, c.

Pag. 24, lig. 8, vertiller, et plus loin l’adjectif, viennent de

_vertere_, tourner.

Pag. 29, lig. 20: P. 1 est le seul ms. qui ait le mot de _pucelles_.

Pag. 35, lig. 8, _faisoit garder une anguille en un vaissel_: P. 2 a le

terme technique: en un bouteron.

Pag. 37, lig. 14, _Dame de Languillier_: P. 2, Langallier. Voyez sur ce

nom l’introduction, p. xi-xij. Il est remarquable que, dans la 37e

nouvelle de son Heptaméron, Marguerite de Navarre raconte précisément le

même fait, sans nom et comme une chose contemporaine, et en mettant

aussi la scène dans l’Anjou.

Pag. 40, lig. 16, _anvieusement_: P. 1, ataineusement.

Pag, 41, lig. 8, _homme de Dieu_: P. 2, homme de bien.

Pag. 42, lig. 29, _saul sur table_: P. 1, sal sur table.

Pag. 44, lig. 17-19. Cette phrase manque à L. et à P. 1.

Pag. 46, lig. 15: Ce Beaumanoir, «le père de cestuicy qui de present

est», a été bien désigné par M. Paris (V, 30) comme étant Jean III,

chevalier, maréchal de Bretagne, celui qui combattit avec les trente

Bretons. Il eut deux femmes: Tiphaine de Chemillé en Anjou, celle sans

doute dont il s’agit ici, et Marguerite de Rohan. Celui «qui est de

present» est Jean IV, mort en 1385, et mari de la fille de Duguesclin.

Cf. P. Anselme, VII, 380-1.

Pag. 47, lig. 14. Par _gens des compaignes_ il faut peut-être entendre

les grandes compagnies.--Lig. 20, _la princesse et autres dames

d’Angleterre_: «sans doute la princesse de Galles, Jeanne de Kent, femme

du Prince Noir.» P. Paris, V, 81.

Pag. 50, lig. 3. Jean de Clermont, seigneur de Chantilly, maréchal de

France, et tué à la bataille de Poitiers. (Anselme, VI, 750-1.)--Lig.

14, _beau maintieng_: P. 1 et P. 2, bien mentir.

Pag. 51, lig. 19. Il ne s’agit pas ici du fameux Jean le Maingre de

Boucicaut, maréchal de France et gouverneur de Gennes, qui naquit à

Tours en 1368, mais de son père, qui mourut le 15 mars 1367 à Dijon, où

il avoit été envoyé vers le duc de Bourgogne par Charles V. Cf. Anselme,

VI, 753-4.

Pag. 54, chap. 24. L’aventure et la réponse du chevalier sont les mêmes

que celle qu’on prête au poète Jean de Meung.

Pag. 55, lig. 17, _son seigneur lui donnoit grans eslargissemens_: L.,

grans helles (P. 1 et 2, elles) et eslargissement.

Pag. 57, lig. 2. Malgré la bizarrerie du fait, _couchast_ est bien la

leçon des deux bons ms., et il ne me paroît pas aussi impossible de

l’expliquer que l’ont trouvé quelques personnes. Il est possible de

penser que, dans une circonstance ou de fête ou de guerre, la dame, pour

donner à coucher au sire de Craon, ait eu à lui donner un asile dans son

lit, ce qui se seroit d’autant mieux su qu’elle ne s’en seroit pas

cachée. Je ne vois pas l’avantage qu’il y auroit à lire: _je ne dis pas

qu’il ne me touchat en mon lit_; car là il y auroit déjà complaisance et

bonne volonté.

Pag. 58, lig. 14, _sa damoyselle_: L. et P. 2, chamberière.

Pag. 59, lig. 15, _gens d’estat_: L. et P. 1, gens dehors d’estat.--Lig.

16, _regars_: P. 1, regrez.

Pag. 64, lig. 19, _espinguer_: P. 1, pignier; P. 2, eingnier.

Pag. 65, lig. 18, _esloingner_: P. 2, alanguir.--Lig. 20, _la masière_:

P. 2, le mur.

Pag. 66, lig. 2, _ne le per omnia_: P. 2, ne la préfasse.--Lig. 16,

_paroissiens_: P. 2, prouchains.--Lig. 17, _personne_: L., le

curé.--Lig. 25, _au chapelain_: P. 1 et 2, à la personne.

Pag. 68, lig. 20, _matz_: P. 2, morts.--Lig. 29, _sur son peril_: P. 2,

sans pais.

Pag. 69, lig. 19, _vostre personne_: P. 2, prestre. Quoique dans tout ce

chapitre _personne_ soit toujours le prêtre, je ne crois pas qu’il

faille y voir un sens analogue à celui de l’anglais _parson_; cela veut

dire l’homme qui est au Seigneur, et par suite seulement le prêtre qui

est au Seigneur.

Pag. 70, lig. 18, _à rebours_: P. 2, au bort.

Pag. 71, lig. 8, _de corps_: L. et P. 1, de cuer.

Pag. 73, lig. 26, _au bon de la messe_: P. 2, au bout.

Pag. 75, lig. 5, _souspir_: P. 1, effroy.

Pag. 78, lig. 4, _haschie_: L., douleur.

Pag. 79, lig. 22, _l’eglise de Nostre-Dame de Beaulieu_ peut être à

Beaulieu près Loches, ou plutôt à Beaulieu près du Mans. (Cf.

Sainte-Marthe, _Gallia christiana_, IV, 149 et 154.)

Pag. 80, lig. 3. Les mots «à une vigilles» manquent au ms. de L.--Lig.

4, _sergent de Cande en la mer_: L., sergent de Cande; P. 1, sergent de

garde en l’année.

Pag. 81, lig. 3. Chievrefaye, abbaye de Poitou.--Lig. 6, _Pigière_: L.,

Pigerée; P. 2, Pigère.--Lig. 22. Pour comprendre la réflexion du

chevalier, que dans l’église il ne faut pas «s’entreregarder par amour,

fors par amour de mariage», il faut se rappeler que, depuis les temps

barbares, l’église servoit de refuge dans les guerres; et, comme on y

vivoit comme dans une maison, l’église avoit accordé aux gens mariés une

permission qui auroit été trop enfreinte si elle eût été refusée.

Pag. 92, lig. 13, _comme les poisons et le venin_: L., poissons; P. 2,

prisons.

Pag. 93, lig. 21. Après _les mauvais laissa_, P. 2 ajoute: «et encore y

sont.»

Pag. 94, lig. 14, _angels_: L. et P. 2, angles.

Pag. 96, lig. 23, _pollicent_: L. et P. 2, polissent.

Pag. 97, lig. 6, _où l’en muce_: L., où l’en le cuite.--Lig. 9, _se muce

et reboute_: L., se cuite et repout.

Pag. 98, lig. 11, _au temps de Noë_: L. et P. 2, Noël. Noë et Noël se

sont prononcés de la même façon; qu’on se rappelle le refrain des Noëls:

Chantons tous Noë, Noë.

Lig. 19, _coudées_: P. 1, coûtes; P. 2, cordes.--Lig. 20, _perillié_: P.

2, par Helye. Nous pourrions citer souvent du ms. P. 2 des fautes aussi

grossières, mais il suffit d’en indiquer la nature par quelques

exemples.

Pag. 99, lig. 2. La phrase feroit penser qu’il s’agit de la braguette;

mais elle n’étoit pas encore en usage.--Lig. 23, _enamourer_: P. 2,

amoureuser.

Pag. 101, lig. 8, _ratissèrent à cousteaulx_: L., esrachirent de

cousteaulx. Cette histoire est la 16e de la _Disciplina clericalis_ et

du Castoiement en vers françois.--Lig. 32, lisez: mais nulle ne voit en

sa folie sens. L. unit à tort la première phrase du chapitre suivant en

disant: nulle ne voit en sa folie fors celle, etc. Ces non-sens ne se

rencontrent pour ainsi dire jamais dans ce ms.

Pag. 102, lig. 24, _jolie_: P. 1, jolive.

Pag. 103, lig. 23, _en cest an qui est l’an mil trois cens lxxij_: L.,

en cest an de l’an mil, etc.; P. 2, l’an mil iij.c iiijxx et xij. Ce

qui, de la grâce du copiste, feroit croire que le chevalier de la

Tour-Landry auroit été vingt ans à travailler à son livre!--Lig. 25. La

fête de Sainte-Marguerite est le 20 juillet.

Pag. 104, lig. 4, _ne l’atour plaisant_: L., mais l’atour lui plaisoit;

P. 2, et l’estour lui plaisoit bien.--Lig. 7, _la venoient veoir comme

petis enfans_: P. 1 et 2, comme les petis oyseaulx.

Pag. 105. Cette scène du pèsement de l’âme et de ses bonnes actions dans

un plateau de la balance, pendant que l’autre plateau est chargé du

diable, des méchantes actions, et surtout des belles robes, auroit été

bonne à citer dans le très excellent et très complet travail sur la

Psychostasie publié par M. Maury dans la _Revue archéologique_.

Pag. 106, lig. 2, _fourrées de vair et de gris et letticées de

hermines_: L., et de letisses et de hermines.--Lig. 3, _que longues, que

courtes, que cotes hardies_: L., que longues, que corsès, etc.--Lig. 12,

_cottes_: P. 2, robes.--Lig. 14, _du forfait de ses robes_: Lisez «du

surfait», donné par L.--Lig. 19, _de nuies et de maulvaises parolles_:

P. 2, de menues, etc.

Pag. 107, lig. 21, _commis ce delit_: L. et P. 2, fait le fait.

Pag. 109, lig. 14, _griffes_: L., graffes; P. 2, gaffes; ce seroit alors

une perche garnie d’un croc.--Lig. 23, _arrachié son peil_: L., muchié

ses pertuis; P. 1, arrachiez ses peulz.

Pag. 110, lig. 5, _maschier_: P. 2, deffouler.

Pag. 111, lig. 5, _foible_: P. 2, flebe, plaintive, de _flebilis_.--Lig.

15, _meccredy_: L., mardi; P. 2, samedy.

Pag. 112, lig. 22, _Nostre-Dame-de-Rochemadour_, dans le Quercy, près de

Cahors. Sur ce pèlerinage fameux, voyez le livre du père Odo de Gissey,

imprimé pour la première fois en 1631, et celui tout récent de l’abbé

Caillau, chanoine du Mans, intitulé _Histoire critique et religieuse de

Notre-Dame de Roc-Amadour_, Paris, Leclère, 1834, in-8º. Odo de Gissey

dit tenir les anciens miracles qu’il raconte d’un ouvrage latin

manuscrit d’Hugues de Farsit, et M. Caillau, n’ayant pu le retrouver,

n’a plus pour auteur que le résumé d’Odo de Gissey. Je crois avoir

retrouvé l’ouvrage de Hugues de Farsit: car dans un ms. de la

Bibliothèque impériale se trouve, entre autres choses, et notamment, un

poème françois en quatrains monorimes, sur le miracle de Théophile, un

ouvrage latin sur les miracles de Notre-Dame de Roc-Amadour. Le ms. est

du 13e siècle, et excellent; il seroit très curieux, tout à fait en

dehors du point de vue miraculeux, mais comme document d’histoire et de

géographie, de publier, avec les notes historiques nécessaires, ces

récits pleins de noms de personnes et de lieux, et de détails sur les

anciennes mœurs.

Pag. 113, lig. 20, _Sainct Martin de Verto_: P. 1, Vertus; P. 2, Verto.

Voir, sur Martin de Verto, sa vie dans _Annales sanctorum ordinis sancti

Benedicti_, sœcul. I, une première vie, 375-8, et une seconde plus

complète, p. 681-92. Dans celle-ci, ce qui se rapporte à la ville

d’Herbanges (dans la vie de l’anonyme latin _Herbadilla_) occupe les

paragraphes 5 à 11. Dans la prose pour la fête de ce saint, qui se

célébroit le 24 octobre, on n’a pas manqué de rappeler ce fait:

Dum non credit, casum dedit

Herbadilla funditus.

Le récit vient d’autant mieux dans l’histoire de la femme de Loth, que,

dans la légende, la femme de l’hôte de Saint-Martin fut de même changée

en pierre.

--Ligne 21, _Herbanges_...: L., Arbanges; P. 2, Berbanges.

Pag. 116, lig. 11, _en espie_: P. 2, esgart.--Lig. 26, _avez esté cause

de ma tristesse_: P. 1, ma traîtresse; P. 2, maquerelle.

Pag. 118, lig. 16, _pervers_: P. 1, punais.--Lig. 26, _Amon_: P. 1,

Zazam.

Pag. 119, lig. 3, _successeurs_: L., successions, qui est

excellent.--Lig. 25, _Hoir_: L., air; c’est une façon d’écrire

différente, mais arrivant au même son.

Pag. 121, chap. 58e. Une main un peu postérieure a, dans le ms. P. 1,

rétabli, par quelques petits changements, la vérité de l’histoire.

Toutes les fois qu’il y a _le roy Pharaon_, elle a corrigé en _le prince

du roy Pharaon_, changé _reine_ en _princesse_, et remplacé _tous les

biens de son royaume_ par _tous ses biens_. Quelque juste que fût la

correction, nous avons laissé leur erreur aux chapelains du chevalier.

Pag. 121, lig. 25, _l’Envengile_: P. 2, saint Jehan l’Evangeliste.--Lig.

29: _poesté_; de _potestas_.

Pag. 123, lig. 22, _Finées_: L., Furies.

Pag. 124, lig. 3, _Zambry_: L., Janbry; P. 2, Jambri.

Pag. 126, lig. 6, _qui faisoit cables et cordes à gros vaisseaulx de

mer_: P. 1, cables et fuseaulx et grans vaisseaux sur mer; P. 2, cables

et fuisiaux agues et agus vaisseaulx.--Lig. 24, _le luitin_: P. 1,

luton; P. 2, luisoon.

Pag. 129, lig. 26, _couste_: P. 2, coeste. On dit encore dans certaines

provinces _coitte_ ou _couette_ pour dire un _lit de plumes_.

Pag. 130, lig. 22, _cruche_: P. 1, buire; P. 2, bue.--Lig. 26,

_houlière_: P. 2, maquerelle.

Pag. 131, lig. 21, _sainte Justine_: P. 2, sainte Cristine.

Pag. 132, lig. 15, _Béjart_: L., Bérut; P. 2, Baries.

Pag. 133, lig. 3, _l’endictement_: L., l’ennoitement; P. 2,

l’utissement.--Lig. 8, _buchetes_: L., branchettes.--Lig. 18, _pierre

vire_: P. 1, pierre vierre.

Pag. 136, lig. 13, _il eust tant de bien_: L., il eust la court

empoigné; P. 2, il eust beaucoup empoigné.--Lig. 16, _Mardocius_: L.,

Emardachin: P. 2, Mardochin.

Pag. 139, lig. 6, _faulx temoings_: P. 1, faulx tesmoingnages.

Pag. 140, lig. 8. P. 2 ajoute _de Dieu_ après _des serviteurs_.

Pag. 141, lig. 7. Nous n’avons trouvé ces vers de la sibylle ni dans

l’ancienne édition d’Opsopœus, ni dans la nouvelle de M. Alexandre, ni

dans la publication du cardinal Maï. Il est certain que notre chevalier

n’a pas eu affaire à d’anciens textes, mais à des remanîments latins ou

françois qu’il seroit difficile de retrouver.

Pag. 143, lig. 6, _Phenomia_: P. 2, Pheronna.

Pag. 147, lig. 29, _adoulcir_: P. 1, advertir.

Pag. 148, lig. 7, _depiteuse_: L. 1, engoffée; P. 2, agoffée.

Pag. 149, lig. 3, _de grerie_: L., de flateurs; P. 2, de grieux.--Lig.

20. Le nom de _Jouel_ manque dans P. 1.

Pag. 150, lig. 20. Sur l’époque du siége d’Aiguillon, voyez la préface,

page xiij.--Lig. 32, _grée aux seigneurs_: L. et P. 2, graye les

seigneurs.

Pag. 152. Dans l’histoire du mari qui a pondu des œufs, que, depuis La

Fontaine, il faut appeler les Femmes et le Secret, et qui se retrouve

dans _le Ménagier de Paris_ et ailleurs (Cf. La Fontaine, éd. de Robert,

II, 127), le ms. de L. met à tort _cinq_ au lieu de _cent_.

Pag. 153, lig. 12, _en la compaignie_: L., à l’encontre.

Pag. 155. Cf. le livre _des Juges_, L., cap. II, pour comprendre le

commencement du chapitre.

Pag. 157, lig. 16. Le ms. P. 2 a ici une lacune d’un feuillet qui

commence au mot _empetrast_, et ne reprend que page 162, lig. 6, au mot

_bon exemple_.

Pag. 158, lig. 13, _Sennacherip_: L., Sepnacherim.

Pag. 162, lig. 20, _convint_: P. 1 et 2, esconvint.

Pag. 164, lig. 1, _puisné_: L., mainsné; P. 2, pesné.

Pag. 165, lig. 17. La correction d’Alia en Lia est si évidente que j’ai

préféré respecter le texte du chevalier.

Pag. 167, lig. 5, _pery_: L., pire.--Lig. 21, _sainte Elisabel, qui fut

fille au roy de Hongrie et femme à Londegume_, lisez: _femme à

lendegrave_. Son mari, Louis IV, étoit, en effet, landgrave de

Thuringe.--Lig. 28, _l’effroi_, lisez: _l’offroit_.

Pag. 168, chap. 86. Ce chapitre a été extrait du ms. 7403, par M. de Mas

Latrie, pour son _Histoire de l’île de Chypre sous le règne des princes

de la maison de Lusignan_, t. II, documents, partie I, Paris, 1852,

in-8º, p. 132. Il met le fait vers l’année 1324, et ajoute cette note:

«Constance d’Aragon, femme de Henri II de Lusignan, morte sans enfants,

est la seule reine de Chypre à qui je puisse rapporter cette anecdote,

qui n’a laissé aucune trace dans les chroniques cypriotes.»

Pag. 169, lig. 5, _renvoysée_: L., ordonnée.--Lig. 8, _abrié_: P. 1,

plain.

Pag. 171, lig. 4, _muire_: P. 2, meurge.--Lig. 24, _la ville de Jerico_:

L., la ville de la Charité; P. 2, la ville de Charité.

Pag. 172, lig. 30, _d’en faire_: L., et n’en feront mie.--Lig. 32:

sainte Arragonde est sainte Radegonde, sur laquelle on peut voir le

recueil des Bollandistes, au 13 août (Augusti, t. III, p. 46-96), et,

pour les renvois bibliographiques, la Bibliothèque de la France, du père

Lelong, II, 25,008-19.

Pag. 173, lig. 4, _doubte_: P. 1, paour.

Pag. 175, lig. 11, _les autres vij vices mortelz_: L. et P. 2, les

autres vij vices de vij pechez mortelz.--Lig. 18, _vin_: P. 1, un.--Lig.

20, _narilles_: P. 1, narines.

Pag. 176, lig. 10, _en avisa_: P. 1 et 2, en encointa.

Pag. 177, lig. 25, _payens_: P. 2, péans.

Pag. 181, lig. 5. P. 1 et 2 ne donnent pas _des Romains_ après _des

croniques_. C’est à peu près la traduction du titre des _Gesta

Romanorum_.

Pag. 183, lig. 25, _se met_: L., sourt.

Pag. 189, lig. 4, _felon_: L., fer; P. 2, fel.

Pag. 190, lig. 7, _cremeteux_: L., cremilleux; P. 2, cremeilleur.

Pag. 191, lig. 8, _Chetivoison_ pour _Chevetoison_, capitainerie,

gouvernement.--Lig. 27, _sa loy_: P. 1, la foy.

Pag. 192, lig. 2, _soubs quel arbre_: L., ombre.

Pag. 195, lig. 23, _des peulx les essuya_.--Le copiste du ms. de L., ne

comprenant peut-être pas bien, a écrit: et depuis les essuya; P. 2, et

depuis juna.

Pag. 196, lig. 15, _soubzporte_: L., supporte.

Pag. 196, lig. 24, _sent_: P. 2, soit pour sait.

Pag. 197, lig. 1, _besilleroit_: L., exilleroit.--Lig. 15,

_tribulacion_: P. 1 et 2, tribouil.

Pag. 199, lig. 16, en livre, lisez: ou livre, et le ms. P. 1, ajoute ici

en marge: «No. qu’il fist ung livre pour ses fils.»

Pag. 200, lig. 6, _hommeaux_: P. 1, hommasses.--Lig. 13. La comtesse

d’Anjou qui fonda l’abbaye de Bourgueil est Emma, femme de Guillaume duc

d’Aquitaine et comte de Poitiers; elle fonda ce monastère en 990. (Cf.

le _Gallia Christiana_ de Sainte-Marthe, in-fol, IV, 201-7.)

Pag. 201, lig. 9, _preigne_: L., surprengne; P. 2, subzprengne.

Pag. 203, lig. 17, _crapout_: L., crepoust.

Pag. 207, lig. 7, _salaire_: P. 1, loier; P. 2, louer.

Pag. 210, lig. 10, _processions_: L. et P. 2, professions.

Pag. 216, lig. 25, _adira_: L., esdira.

Pag. 217, lig. 4, _adiré_: L., esgaré. Il est inutile de remarquer que

le bon chevalier se trompe en mettant les noces de Cana avant la scène

de Jésus-Christ parmi les docteurs.

Pag. 218, lig. 7, _Cecille_: P. 2, Sezille.

Pag. 219, lig. 3, _s’appareille_: L., s’acomparaige.

Pag. 220. La reine Jeanne de France n’est pas la femme de Charles V,

mariée en 1349 et morte en 1377, cinq ans après la composition du livre

des Enseignements; ni Jeanne, fille du comte de Boulogne, seconde femme

de Jean II, mariée en 1349 et morte en 1361, dix ans avant que le

chevalier écrivît; mais Jeanne, fille de Louis, comte d’Evreux,

troisième femme du roi de France Charles IV, dit le Bel, mariée en 1325,

veuve en 1328, et morte en 1370, après avoir passé la fin de sa vie dans

la plus fervente pratique des bonnes œuvres; le mot du chevalier de La

Tour _morte n’a gaires_ prouve qu’il n’a pu penser qu’à celle-là.

Si la phrase relative à la duchesse d’Orléans, «qui moult a eu à

souffrir et s’est toujours tenue sainctement devant et après», étoit une

interpolation, on la rapporteroit naturellement à la belle et touchante

Valentine de Milan. Si elle est bien du chevalier de La Tour Landry,

cela est impossible, car Valentine n’épousa le duc Louis d’Orléans qu’en

1389. Avant elle il y a eu une autre duchesse d’Orléans, Blanche, fille

de Charles IV le Bel et de la reine Jeanne dont nous venons de parler,

née en 1327 et morte le 7 février 1392, après avoir épousé, le 18

janvier 1344, Philippe duc d’Orléans, dernier fils de Philippe VI de

Valois, et mort le 1er septembre 1375 sans enfants légitimes. Ce qui me

paroît supporter cette interprétation, c’est que le ms. de L. est le

seul qui dise _la duchesse d’Orléans_, et les autres _la duchesse

derrenière de ceste royne_, ce qui ne peut se comprendre que dernière

fille de la reine Jeanne, et cette première duchesse d’Orléans est en

réalité sa dernière fille.--Sur ce Philippe d’Orléans, on peut voir un

article de Polluche dans le _Mercure de France_, numéro de juillet 1749,

p. 3-9.

Pag. 221, lig. 5, _il y a xxvj ans_: L., et n’a environ.--Lig. 20,

_bachelier_: L. et P. 2, chevalier. Mais bachelier ne s’appliquoit pas

seulement aux degrés littéraires, et est le vrai terme. Voyez la

Préface, xvj.--Lig. 24, _maladie bien laide_: P. 1, encheoite; P. 2,

enchoate.

Pag. 222, lig. 11, _à malaise_: P. 1, mésaisié.

Pag. 224, lig. 10, _Messire de Dorval_: lisez Derval. Dans l’armorial de

Gilles le Bouvier, dit Berry, premier hérault d’armes de Charles VII

(fonds Colbert, nº 9,653.5.5, je vois dans le Poitou, au nom de sire de

Derval, qu’il portoit d’argent à deux fasces de gueules. Dans L. et P.

2, toute cette phrase du texte est au présent.--Lig. 15, _de la bourde_:

P. 1, d’estre ainsi bourdé; P. 2, la bourdais.

Pag. 226, lig. 5, _perle_: L., pelle.--Lig. 30. Le Charny dont il est

question ici doit être Geoffroy de Charny, seigneur de Lirey, qu’on voit

dans les guerres depuis 1337, et qui mourut à la bataille de Poitiers.

Son fils, qui fut porte-oriflamme de France, mourut le 22 mai 1398. (Cf.

Anselme, VIII, 200-2.) C’est de l’un des deux que doivent être les

manuscrits indiqués dans le catalogue de la bibliothèque de Bourgogne.

Inventaire de Viglius, nº 542, ung petit traité de Charny, en rime, dont

le numéro actuel est 10,549. Les autres sont en prose et avec le nom de

Godefroi: nº 11,124, le Livre de chevalerie; nº 11,125, les Demandes

pour joustes et tournois; nº 11,126, l’Etat des gens d’armes.--Lig. 30,

_Saintré_: P. 1, Caintré; L., Saint-Tref.

Pag. 227, lig. 10, _Sy arriva_: P. 2 ajoute stupidement: un

écuyer.--Lig. 24, _un menestrel_: L., un menasterel.--Lig. 27,

_forvoye_: P. 2, forsvaye.

Pag. 230, lig. 31, _Gieffroy de Lugre_: L. a seulement Gieffroy; P. 1

écrit Lugne, et P. 2, Luge.

Pag. 231, lig. 6, _escrisist_: L., P. 2, escripsit.--Lig. 32,

_Rommenie_: P. 2, Romanie.

Pag. 235, lig. 19, _comme j’ai dit en l’autre livre_: Il veut dire dans

le commencement de son ouvrage, qu’il vouloit diviser en livres,

division qui n’a pas subsisté ou qui n’a pas été faite.

Pag. 238, lig. 11, _pars_: L., fois.

Pag. 239, chap. 121. Messire Foulques de Laval étoit le fils de Guy IX

de Montmorency Laval, l’époux de Jeanne Chabot, dame de Rais, et le chef

de la branche de Laval-Rais; il mourut en 1360. (Cf. Paris, V. 85.)

Pag. 242, lig. 3, _chappeau_: P. 1, chappel; P. 2, taquoer.--Lig. 8,

fraillon: P. 2, _frallon_.--Lig. 22, _plus de povoir_: P. 1, plus point

de povoir.--Lig. 30, _tostoier_: P. 2, toustaier.

Pag. 243, lig. 7, _soufferte_: P. 1, trait.--Lig. 18, _et soustient_:

L., en subtillant.

Pag. 244, lig. 9, _court_: P. 1, cueurt.

Pag. 246, lig. 19, _le chevalier qui fist ce livre_: P. 1, le chevalier

de La Tour. La femme qu’il fait ainsi parler avec tant de sens et de

finesse est sa première femme, Jeanne de Rougé, puisqu’on a vu (préface,

p. xiv) qu’elle vivoit encore en 1383.--Lig. 28, _Comme en esperance de

mariage_ ne se trouve que dans le manuscrit P. 1, qui l’ajoute en marge.

Pag. 249, lig. 1, _agaitier_: L., caquetier.--Lig. 30, _xl roys_: L., lx

roys.

Pag. 250, lig. 21, _desvoyées_: L., desvées.

Pag. 252, lig. 9, _de grans goguès_: P. 1, gogais.--Lig. 23, _il esbat

sa jeunesse_: P. 1, il s’esbat.

Pag. 255, lig. 17. Le ms. de L. repète ici à tort: La dame

respond.--Lig. 26, _houlières_: L., houliers.

Pag. 259, lig. 22, _oye_: P. 1, aye.

Pag. 260, lig. 5. On connoît les histoires de la dame de Coucy et de la

châtelaine de Vergy; il n’est pas aussi simple de savoir ce qu’est

l’histoire de la duchesse. J’avois pensé au roman de Parise la Duchesse;

mais il ne convient nullement.

Pag. 261, lig. 2, _jouoient au Roy qui ne ment_: P. 2, qui ne

peut.--Lig. 28. Seroit-ce Marguerite, dame de la Jaille, femme de

Hardouin de la Porte, seigneur de Vezins en Anjou, des enfants de qui le

père Anselme indique deux mariages, dont l’un est du 9 juillet 1388.

(Cf. II, 448, D; et VI, 766, A.)

Pag. 261, lig. 28, _aguigna_: L., fist signe à.

Pag. 262, lig. 3, _je la tiens à aussy malle ou plus comme vous:_ L., à

aussy malle et plus que vous.

Pag. 263, lig. 23, _le poetriner_: P. 1, patiner.--Lig. 25, _la royne de

Sabba_: P. 2, la royne Sebille.

Pag. 264, lig. 4, _de paille en paille_: P. 2, de paillaz en paillaz.

Pag. 265. On pourroit aussi bien lire Bavière; mais ce doit être un nom

françois, et Banière paroît meilleur que Bavière. Le ms. de Gaignières a

Bevière, et P. 2, Bessière; L. dit simplement: une dame baronnesse.

Pag. 265, lig. 5, _grans joyaulx_: L., lons joyaulx.--Lig. 12, _le

denier xij_: P. 2, à double.--Lig. 15, _envieusement_: P. 1,

envoiseement.

Pag. 266, chap. 125e, Cf. la même histoire en vers et plus ancienne,

publiée par Méon, supplément à ses fabliaux, II.

Pag. 268, lig. 19, _sublant_: P. 2, friblant.

Pag. 269, lig. 6, _comment il lui estoit_: L., comment il le

faisoit.--Lig. 13, _et l’estamine_: L., de la sepmaine.--Lig. 30. Le ms.

P. 2 a ici une nouvelle lacune d’un feuillet qui commence au mot:

_bonnes_, et reprend dans la seconde histoire.

Pag. 271, lig. 11: P. 1, à un baron double; P. 2, à un grant baron.

Pag. 272, lig. 32, _si demandoit aux gens_. Lisez: si demanday aux gens.

Pag. 273, lig. 8, _car je le vy et y fus_, ne se trouve que dans P. 1.

Pag. 276, lig. 8, _moult bonne femme_: P. 2, moult belle

damoiselle.--Lig. 14, _venelle_: P. 1, ruelle.--Lig. 18, _Madame Olive

de Belle Ville_: P. 2, l’appelle Aline; dans la traduction angloise du

temps de Henry VI (Cf. _Retrosp. Review_, p. 193), elle est appelée

«Cecyle of Ballevylle.» Dans ce passage il y a une faute de lecture ou

d’impression; il ne falloit pas _she held in Dowaye_, mais _she held in

dowage_.--Dans l’armorial déjà cité de Gilles le Bouvier, on trouve,

dans la partie consacrée au Poitou, l’écu du seigneur de Belleville,

quatre de gueules et quatre vairés d’azur et d’argent.--Elle étoit

peut-être de la famille de Jean de Harpedenne, 3e du nom, seigneur de

Belleville, en Poitou, que Charles VII maria à Marguerite, sa sœur

naturelle, fille de Charles VI et d’Odette de Champdivers, la petite

reine.

Pag. 277, chap. 128e. L’histoire de Cathonnet.--Dans L. le nom est

toujours écrit Chatonnet.

Pag. 281, lig. 27, _l’emperière_: P. 1, l’empereis.

Pag. 284, lig. 29, _le pendart_: L., le pendant.

Pag. 286, lig. 13, _du donneur à entendre_, seulement dans P. 1.

Pag. 287, lig. 11, _par espoir_: L., P. 1, P. 2, car espoir, qui ne

donne aucun sens.

Pag. 289, lig. 1, _prouffis_: L., promesses.--Lig. 10, _ce que l’en

deffault_: L., ce que l’on deffent.

Le livre du chevalier de La Tour Landry pour l'enseignement de ses filles · 第 14 / 14 题