Mes chers enfans,
Ce ne sont point des leçons que je vous offre, vos vertueux parens vous
donnent toutes celles qui peuvent le mieux former l’esprit, l’âme et le
caractère. Cet ouvrage ne contient que le détail des moyens de conserver
toujours les bienfaits de l’éducation, et c’étoit ce qu’on pouvoit faire
de plus utile pour vous. Quoique vous soyez fort au-dessus de vos âges,
vous ne pourrez lire avec fruit ce livre que dans quelques années, mais
c’est un souvenir que j’aime à vous laisser; il m’est doux de penser
qu’il aura quelque influence sur vos destinées, et qu’il vous rappellera
ma tendresse.
DUCREST, comtesse DE GENLIS.