Quelques jours après l'aventure des hérissons, Mme de Fleurville
avait à dîner quelques voisins, parmi lesquels elle avait engagé
Mme Fichini et Sophie.
Camille et Madeleine n'étaient jamais élégantes; leur toilette
était simple et propre. Les jolis cheveux blonds et fins de
Camille et les cheveux châtain clair de Madeleine, doux comme de
la soie, étaient partagés en deux touffes bien lissées, bien
nattées et rattachées au-dessus de l'oreille par de petits
peignes; lorsqu'on avait du monde à dîner, on y ajoutait un noeud
en velours noir. Leurs robes étaient en percale blanche tout unie;
un pantalon à petits plis et des brodequins en peau complétaient
cette simple toilette. Marguerite était habillée de même;
seulement ses cheveux noirs, au lieu d'être relevés, tombaient en
boucles sur son joli petit cou blanc et potelé. Toutes trois
avaient le cou et les bras nus quand il faisait chaud; le jour
dont nous parlons, la chaleur était étouffante.
Quelques instants avant l'heure du dîner, Mme Fichini arriva avec
une toilette d'une élégance ridicule pour la campagne. Sa robe de
soie lilas clair était garnie de trois amples volants bordés de
ruches, de dentelles, de velours; son corsage était également
bariolé de mille enjolivures qui le rendaient aussi ridicule que
sa jupe; l'ampleur de cette jupe était telle, que Sophie avait été
reléguée sur le devant de la voiture, au fond de laquelle
s'étalait majestueusement Mme Fichini et sa robe. La tête de
Sophie paraissait seule au milieu de cet amas de volants qui la
couvraient. La calèche était découverte; la société était sur le
perron. Mme Fichini descendit, triomphante, grasse, rouge,
bourgeonnée. Ses yeux étincelaient d'orgueil satisfait; elle
croyait devoir être l'objet de l'admiration générale avec sa robe
de mère Gigogne, ses gros bras nus, son petit chapeau à plumes de
mille couleurs couvrant ses cheveux roux, et son cordon de
diamants sur son front bourgeonné. Elle vit avec une satisfaction
secrète les toilettes simples de toutes ces dames; Mmes de
Fleurville et de Rosbourg avaient des robes de taffetas noir uni;
aucune coiffure n'ornait leurs cheveux, relevés en simples
bandeaux et nattés par derrière; les dames du voisinage étaient
les unes en mousseline unie, les autres en soie légère; aucune
n'avait ni volants, ni bijoux, ni coiffure extraordinaire.
Mme Fichini ne se trompait pas en pensant à l'effet que ferait sa
toilette; elle se trompa seulement sur la nature de l'effet
qu'elle devait produire: au lieu d'être l'admiration, ce fut une
pitié moqueuse.
«Me voici, chères dames, dit-elle en descendant de voiture et en
montrant son gros pied chaussé de souliers de satin lilas pareil à
la robe, et à bouffettes de dentelle; me voici avec Sophie comme
saint Roch et son chien.»
Sophie, masquée d'abord par la robe de sa belle-mère, apparut à
son tour, mais dans une toilette bien différente: elle avait une
robe de grosse percale faite comme une chemise, attachée à la
taille avec un cordon blanc; elle tenait ses deux mains étalées
sur son ventre.
«Faites la révérence, mademoiselle, lui dit Mme Fichini. Plus bas
donc! À quoi sert le maître de danse que j'ai payé tout l'hiver
dix francs la leçon et qui vous a appris à saluer, à marcher et à
avoir de la grâce? Quelle tournure a cette sotte avec ses mains
sur son ventre!
--Bonjour, ma petite Sophie, dit Mme de Fleurville; va embrasser
tes amies. Quelle belle toilette vous avez, madame! ajouta-t-elle
pour détourner les pensées de Mme Fichini de sa belle-fille. Nous
ne méritons pas de pareilles élégances avec nos toilettes toutes
simples.
--Comment donc, chère madame! vous valez bien la peine qu'on
s'habille. Il faut bien user ses vieilles robes à la campagne.»
Et Mme Fichini voulut prendre place sur un fauteuil, près de
Mme de Rosbourg; mais la largeur de sa robe, la raideur de ses
jupons repoussèrent le fauteuil au moment où elle s'asseyait, et
l'élégante Mme Fichini tomba par terre.
Un rire général salua cette chute, rendue ridicule par le
ballonnement de tous les jupons, qui restèrent bouffants, faisant
un énorme cerceau au-dessus de Mme Fichini, et laissant à
découvert deux grosses jambes dont l'une gigotait avec
emportement, tandis que l'autre restait immobile dans toute son
ampleur.
Mme de Fleurville, voyant Mme Fichini étendue sur le plancher,
comprima son envie de rire, s'approcha d'elle et lui offrit son
aide pour la relever; mais ses efforts furent impuissants, et il
fallut que deux voisins, MM. de Vortel et de Plan, lui vinssent en
aide.
À trois, ils parvinrent à relever Mme Fichini; elle était rouge,
furieuse, moins de sa chute que des rires excités par cet
accident, et se plaignit d'une foulure à la jambe.
Sophie se tint prudemment à l'écart, pendant que sa belle-mère
recevait les soins de ces dames; quand le mouvement fut calmé et
que tout fut rentré dans l'ordre, elle demanda tout bas à Camille
de s'éloigner.
«Pourquoi veux-tu t'en aller? dit Camille; nous allons dîner à
l'instant.»
Sophie, sans répondre, écarta un peu ses mains de son ventre, et
découvrit une énorme tache de café au lait.
SOPHIE, _très bas.--_Je voudrais laver cela.
CAMILLE, _bas.--_Comment as-tu pu faire cela en voiture?
SOPHIE, _bas.--_Ce n'est pas en voiture, c'est ce matin à
déjeuner: j'ai renversé mon café sur moi.
CAMILLE, _bas.--_Pourquoi n'as-tu pas changé de robe pour venir
ici?
SOPHIE, _bas.--_Maman ne veut pas; depuis que je suis tombée
dans la mare, elle veut que j'aie des robes faites comme des
chemises, et que je les porte pendant trois jours.
CAMILLE, _bas.--_Ta bonne aurait dû au moins laver cette tache,
et repasser ta robe.
SOPHIE, _bas.--_Maman le défend; ma bonne n'ose pas.
Camille appelle tout bas Madeleine et Marguerite, toutes quatre
s'en vont. Elles courent dans leur chambre; Madeleine prend de
l'eau, Marguerite du savon, elles lavent, elles frottent avec tant
d'activité que la tache disparaît; mais la robe reste mouillée, et
Sophie continue à y appliquer ses mains jusqu'à ce que tout soit
sec. Elles rentrent toutes au salon au moment où l'on allait se
mettre à table. Mme Fichini boite un peu; elle est enchantée de
l'intérêt qu'elle croit inspirer, et ne fait pas attention à
Sophie, qui en profite pour manger comme quatre.
Après dîner, toute la société va se promener. On se dirige vers le
potager; Mme de Fleurville fait admirer une poire d'espèce
nouvelle, d'une grosseur et d'une saveur remarquables. Le poirier
qui la produisait était tout jeune et n'en avait que quatre.
Tout le monde s'extasiait sur la grosseur extraordinaire de ces
poires.
«Je vous engage, mesdames et messieurs, à venir les manger dans
huit jours; elles auront encore grossi et seront mûres à point»,
dit Mme de Fleurville.
Chacun accepta l'invitation; on continua la revue des fruits et
des fleurs.
Sophie suivait avec Camille, Madeleine et Marguerite. Les belles
poires la tentaient; elle aurait bien voulu les cueillir et les
manger; mais comment faire? Tout le monde la verrait... «Si je
pouvais rester toute seule en arrière! se dit-elle. Mais comment
pourrai-je éloigner Camille, Madeleine et Marguerite? Qu'elles
sont ennuyeuses de ne jamais me laisser seule!»
Tout en cherchant le moyen de rester derrière ses amies, elle
sentit que sa jarretière tombait.
«Bon, voilà un prétexte.»
Et, s'arrêtant près du poirier tentateur, elle se mit à arranger
sa jarretière, regardant du coin de l'oeil si ses amies
continuaient leur chemin.
«Que fais-tu là?» dit Camille en se retournant.
SOPHIE.--J'arrange ma jarretière, qui est défaite.
CAMILLE.--Veux-tu que je t'aide?
SOPHIE.--Non, non, merci; j'aime mieux m'arranger moi-même.
CAMILLE.--Je vais t'attendre alors.
SOPHIE, _avec impatience.--_Mais non, va-t'en, je t'en supplie!
tu me gênes.
Camille, surprise de l'irritation de Sophie, alla rejoindre
Madeleine et Marguerite.
Aussitôt qu'elle fut éloignée, Sophie allongea le bras, saisit une
poire, la détacha et la mit dans sa poche. Une seconde fois elle
étendit le bras, et, au moment où elle cueillait la seconde poire,
Camille se retourna et vit Sophie retirer précipitamment sa main
et cacher quelque chose sous sa robe.
Camille, la sage, l'obéissante Camille, qui eût été incapable
d'une si mauvaise action, ne se douta pas de celle que venait de
commettre Sophie.
CAMILLE, _riant.--_Que fais-tu donc là, Sophie? Qu'est-ce que tu
mets dans ta poche? et pourquoi es-tu si rouge?
SOPHIE, _avec colère.--_Je ne fais rien du tout, mademoiselle;
je ne mets rien dans ma poche et je ne suis pas rouge du tout.
CAMILLE, _avec gaieté.--_Pas rouge! Ah! vraiment oui, tu es
rouge. Madeleine, Marguerite, regardez donc Sophie: elle dit
qu'elle n'est pas rouge.
SOPHIE, _pleurant.--_Tu ne sais pas ce que tu dis; c'est pour me
taquiner, pour me faire gronder que tu cries tant que tu peux que
je suis rouge; je ne suis pas rouge du tout. C'est bien méchant à
toi.
CAMILLE, _avec la plus grande surprise.--_Sophie, ma pauvre
Sophie, mais qu'as-tu donc? Je ne voulais certainement pas te
taquiner, encore moins te faire gronder. Si je t'ai fait de la
peine, pardonne-moi.
Et la bonne petite Camille courut à Sophie pour l'embrasser. En
approchant, elle sentit quelque chose de dur et de gros qui la
repoussait; elle baissa les yeux, vit l'énorme poche de Sophie, y
porta involontairement la main, sentit les poires, regarda le
poirier et comprit tout.
«Ah! Sophie, Sophie! lui dit-elle d'un ton de reproche, comme
c'est mal, ce que tu as fait!
--Laisse-moi tranquille, petite espionne, répondit Sophie avec
emportement; je n'ai rien fait: tu n'as pas le droit de me
gronder; laisse-moi, et ne t'avise pas de rapporter contre moi.
--Je ne rapporte jamais, Sophie. Je te laisse; je ne veux pas
rester près de toi et de ta poche pleine de poires volées.»
La colère de Sophie fut alors à son comble; elle levait la main
pour frapper Camille, lorsqu'elle réfléchit qu'une scène
attirerait l'attention et qu'elle serait surprise avec les poires.
Elle abaissa son bras levé, tourna le dos à Camille, et,
s'échappant par une porte du potager, courut se cacher dans un
massif pour manger les fruits dérobés.
Camille resta immobile, regardant Sophie qui s'enfuyait; elle ne
s'aperçut pas du retour de toute la société et de la surprise avec
laquelle la regardaient sa maman, Mme de Rosbourg et Mme Fichini.
«Hélas! chère madame, s'écria Mme Fichini, deux de vos belles
poires ont disparu!»
Camille tressaillit et regarda le poirier, puis ces dames. «Sais-tu
ce qu'elles sont devenues, Camille?» demanda Mme de Fleurville.
Camille ne mentait jamais. «Oui, maman, je le sais.
--Tu as l'air d'une coupable. Ce n'est pas toi qui les as prises?
--Oh non! maman.
--Mais alors où sont-elles? Qui est-ce qui s'est permis de les
cueillir?» Camille ne répondit pas.
MADAME DE ROSBOURG.--Réponds, ma petite Camille; puisque tu sais
où elles sont, tu dois le dire.
CAMILLE, _hésitant.--_Je..., je... ne crois pas, madame...,
je... ne dois pas dire...
MADAME FICHINI, _riant aux éclats.--_Ha, ha, ha! c'est comme
Sophie, qui vole et mange mes fruits et qui ment ensuite. Ha, ha,
ha! ce petit ange qui ne vaut pas mieux que mon démon! Ha, ha, ha!
fouettez-la, chère madame, elle avouera.
CAMILLE, _avec vivacité.--_Non, madame, je ne fais pas comme
Sophie; je ne vole pas, et je ne mens jamais!
MADAME DE FLEURVILLE.--Mais pourquoi, Camille, si tu sais ce que
sont devenues ces poires, ne veux-tu pas le dire? Camille baissa
les yeux, rougit et répondit tout bas: «Je ne peux pas.»
Mme de Rosbourg avait une telle confiance dans la sincérité de
Camille, qu'elle n'hésita pas à la croire innocente; elle
soupçonna vaguement que Camille se taisait par générosité; elle le
dit tout bas à Mme de Fleurville, qui regarda longuement sa fille,
secoua la tête et s'éloigna avec Mme de Rosbourg et Mme Fichini.
Cette dernière riait toujours d'un air moqueur. La pauvre Camille,
restée seule, fondit en larmes.
Elle sanglotait depuis quelques instants, lorsqu'elle s'entendit
appeler par Madeleine, Sophie et Marguerite.
«Camille! Camille! où es-tu donc? nous te cherchons depuis un
quart d'heure.»
Camille sécha promptement ses larmes, mais elle ne put cacher la
rougeur de ses yeux et le gonflement de son visage.
«Camille, ma chère Camille, pourquoi pleures-tu? lui demanda
Marguerite avec inquiétude.
--Je... ne pleure pas: seulement... j'ai..., j'ai... du chagrin.»
Et, ne pouvant retenir ses pleurs, elle recommença à sangloter.
Madeleine et Marguerite l'entourèrent de leurs bras et la
couvrirent de baisers, en lui demandant avec instance de leur
confier son chagrin.
Aussitôt que Camille put parler, elle leur raconta qu'on la
soupçonnait d'avoir mangé les belles poires que leur maman
conservait si soigneusement. Sophie, qui était restée impassible
jusqu'alors, rougit, se troubla, et demanda enfin d'une voix
tremblante d'émotion: «Est-ce que tu n'as pas dit... que tu
savais..., que tu connaissais...»
CAMILLE.--Oh non! je ne l'ai pas dit; je n'ai rien dit.
MADELEINE.--Comment! est-ce que tu sais qui a pris les poires?
CAMILLE, _très bas.--_Oui.
MADELEINE.--Et pourquoi ne l'as-tu pas dit?
Camille leva les yeux, regarda Sophie et ne répondit pas.
Sophie se troublait de plus en plus; Madeleine et Marguerite
s'étonnaient de l'embarras de Camille, de l'agitation de Sophie.
Enfin Sophie, ne pouvant plus contenir son sincère repentir et sa
reconnaissance envers la généreuse Camille, se jeta à genoux
devant elle en sanglotant: «Pardon, oh pardon, Camille, ma bonne
Camille! J'ai été méchante, bien méchante; ne m'en veux pas.»
Marguerite regardait Sophie d'un oeil enflammé de colère; elle ne
lui pardonnait pas d'avoir causé un si vif chagrin à sa chère
Camille.
«Méchante Sophie, s'écria-t-elle, tu ne viens ici que pour faire
du mal; tu as fait punir un jour ma chère Camille, aujourd'hui tu
la fais pleurer; je te déteste, et cette fois-ci c'est pour de
bon; car, grâce à toi, tout le monde croit Camille gourmande,
voleuse et menteuse.»
Sophie tourna vers Marguerite son visage baigné de larmes et lui
répondit avec douceur:
«Tu me fais penser, Marguerite, que j'ai encore autre chose à
faire qu'à demander pardon à Camille; je vais de ce pas, ajouta-t-elle
en se levant, dire à ma belle-mère et à ces dames que c'est
moi qui ai volé les poires, que c'est moi qui dois subir une
sévère punition; et que toi, bonne et généreuse Camille, tu ne
mérites que des éloges et des récompenses.
--Arrête, Sophie, s'écria Camille en la saisissant par le bras;
et toi, Marguerite, rougis de ta dureté, sois touchée de son
repentir.»
Marguerite, après une lutte visible, s'approcha de Sophie et
l'embrassa, les larmes aux yeux. Sophie pleurait toujours et
cherchait à dégager sa main de celle de Camille pour courir à la
maison et tout avouer. Mais Camille la retint fortement et lui
dit:
«Écoute-moi, Sophie, tu as commis une faute, une très grande
faute; mais tu l'as déjà réparée en partie par ton repentir. Fais-en
l'aveu à maman et à Mme de Rosbourg; mais pourquoi le dire à ta
belle-mère, qui est si sévère et qui te fouettera impitoyablement?
--Pourquoi? pour qu'elle ne te croie plus coupable. Elle me
fouettera, je le sais; mais ne l'aurais-je pas mérité?»
À ce moment, Mme de Rosbourg sortit de la serre à laquelle étaient
adossés les enfants et dont la porte était ouverte.
«J'ai tout entendu, mes enfants, dit-elle; j'arrivais dans la
serre au moment où vous accouriez près de Camille, et c'est moi
qui me charge de toute l'affaire. Je raconterai à
Mme de Fleurville la vérité; je la cacherai à Mme Fichini, à
laquelle je dirai seulement que l'innocence de Camille a été
reconnue par l'aveu du coupable, que je me garderai bien de
nommer. Ma petite Camille, ta conduite a été belle, généreuse,
au-dessus de tout éloge. La tienne, Sophie, a été bien mauvaise au
commencement, belle et noble à la fin; toi, Marguerite, tu as été
trop sévère, ta tendresse pour Camille t'a rendue cruelle pour
Sophie; et toi, Madeleine, tu as été bonne et sage. Maintenant,
tâchons de tout oublier et de finir gaiement la journée. Je vous
ai ménagé une surprise: on va tirer une loterie; il y a des lots
pour chacune de vous.»
Cette annonce dissipa tous les nuages; les visages reprirent un
air radieux, et les quatre petites filles, après s'être
embrassées, coururent au salon. On les attendait pour commencer.
Sophie gagna un joli ménage et une papeterie.
Camille, un joli bureau avec une boîte de couleurs, cent gravures
à enluminer, et tout ce qui est nécessaire pour dessiner, peindre
et écrire.
Madeleine, quarante volumes de charmantes histoires et une jolie
boîte à ouvrage avec tout ce qu'il fallait pour travailler.
Marguerite, une charmante poupée en cire et un trousseau complet
dans une jolie commode.