ÂME D’AUTOMNE

I

Au bord de la lointaine grève

Où nous conduisit la Chimère,

Puisez dans la coupe du rêve,

O mes frères, cette onde amère.

En l'azur du soir les sirènes

Nous chanteront, surnaturelles,

L’histoire des rois et des reines

Qui moururent d’amour pour elles.

Oubliez le casque et l’épée

Dont la cime et la lame en flamme

Tonnèrent dans maintes épopée.

Vainement, pour l’Or et la Femme.

C‘est ici le pays du rêve;

Abreuvez-vous de ronde amère,

O frères, au bord de la grève

Où nous conduisit la Chimère.

Petits Poèmes d'Automne · 第 26 / 37 题