III

Mon front pâle est sur tes genoux

Que jonchent des débris de roses;

O femme d’automne, aimons-nous

Avant le glas des temps moroses!

Oh! des gestes doux de tes doigts

Pour calmer l’ennui qui me hante!

Je rêve à mes aïeux les rois,

Mais toi, lève les yeux, et chante.

Berce-moi des dolents refrains

De ces anciennes cantilènes

Où, casqués d’or, les souverains

Mouraient aux pieds des châtelaines.

Et tandis que ta voix d’enfant,

Ressuscitant les épopées,

Sonnera comme un olifant

Dans la danse âpre des épées,

Je penserai vouloir mourir

Parmi les roses de ta robe,

Trop lâche pour reconquérir

Le royaume qu’on me dérobe.

Petits Poèmes d'Automne · 第 11 / 37 题