Le chat, bête blessée, bondit. On entend ses griffes dans l’écorce des
arbres. Puis c’est le silence. Puis j’écoute ton rêve d’être sauvage
et libre parmi les forêts brutales. Nous sentions l’horreur de vivre
Parmi les hommes, troupeau déchu. Pourtant je regardais ta face
lumineuse dans la nuit, ton corps enveloppé d’ombre, plus vivant
d’être immobile comme un serpent sous les couvertures. Tu disais
Maintenant des choses menues et qui me faisaient rire. Je songeais que
les forêts ne sont peut-être belles qu’au sein des villes
Où les lueurs du gaz ont des airs de clair de lune, où la beauté est
spirituelle, où l’amie a toute sa douceur.