Le 8 janvier suivant, il mourait.
* * * * *
L’Auvergne est en deuil de son poète, et je pleure l’ami de vingt ans
que mon affection ne séparait pas de la nostalgie de la petite patrie.
Il m’était bien impossible de penser à notre pays sans voir Vermenouze.
Il m’apparaissait comme une âme vivante, entre les puys de nos volcans
éteints. Après des siècles de silence de nos montagnes il avait jailli
comme une lave nouvelle,--aujourd’hui glacée... Maintenant sur quel
sommet, dans quelles vallées ne serai-je point assailli de la noire
douleur d’être seul,--quand, à peu près partout, nous avions passé,
fraternellement, ensemble.