Je ne pouvais avoir l'espoir d'être épargné; aussi voulant mettre de

l'ordre dans mes papiers d'affaires, mes rapports de Mission et surtout

faire connaître mes dernières volontés, commençai-je par écrire quelques

lettres à ma famille d'abord, puis au commandant et au lieutenant

Macaire.

[Illustration: Grand-Bassam: cases détruites après une épidémie de

fièvre jaune. D'après une photographie.]

Cela n'alla pas sans quelques difficultés, car les idées erraient

confusément dans ma tête brûlante de fièvre, et ma volonté ne suffisait

plus à soutenir mes membres fatigués. Une douleur violente aux reins, le

coup de barre, me rendait tout mouvement impossible. Puis je songeai à

me soigner, indécis entre les médicaments de la Faculté et les remèdes

créoles sur lesquels je m'étais instruit longuement pendant mes jours

passés. J'associai les deux et peut-être fis-je bien.

Le lendemain, la fièvre diminuait. Le troisième jour de ma maladie, tout

paraissait terminé et j'aurais pu dire comme mon confrère, le Dr

Chaussade, que je me sentais bien, si je n'avais connu, par une longue

et triste expérience, la façon de procéder de cette terrible maladie

qui, à la veille de la mort, vous donne l'espoir d'une erreur et l'oubli

du danger passé.

Je ne pouvais m'abuser quand le soir de ce jour trompeur je sentis la

fièvre revenir. Une grande faiblesse m'envahissait. Je ne pus que dire

adieu à la vie et perdis connaissance.

Quand je revins à moi, le lendemain matin, le soleil était déjà haut

dans le ciel. J'appelai mon boy. Allou ne me répondit pas, et depuis

lors, jamais je ne l'ai revu. Il m'avait été fidèle pendant mon séjour

dans la brousse, mais la crainte de la mort avait été trop forte pour

lui ou peut-être n'avait-il pas voulu être le seul témoin de mes

derniers moments. En tous cas, il était parti, et comme souvenir de son

ancien maître, avait emporté ma montre. Qu'il soit pardonné pour ses

bons services dans l'Attié!

Pendant ma maladie, l'épidémie avait continué ses ravages, décimant les

Européens de Grand-Bassam.

Aussi, à peine débarqué, le Dr Rimbert, venant du Dahomey, avait-il

songé à conduire loin de ce point infesté tous ceux que la mort avait

épargnés et qui voulaient bien abandonner leurs intérêts. Sur le vapeur

Binger, en leur compagnie, le Dr Rimbert était parti pour Bérély, où il

avait le bonheur de constater qu'aucun cas suspect n'avait éclaté parmi

eux. Ils étaient sauvés!

D'autre part, le Dr Mondon venait d'arriver de France et prenait la

direction du Service de santé, ayant auprès de lui le Dr Germain, qui

s'était embarqué à Dakar pour la Côte d'Ivoire.

Ma convalescence ne fut pas longue, et le 22 mai, je pouvais de nouveau

donner mes soins aux malades. Cette fois mon service s'était bien

simplifié. Tout d'abord je n'étais plus seul, mais, hélas! mes confrères

arrivaient un peu tard. Ils ne trouvaient plus à Bassam que les derniers

Européens qui s'entêtaient encore à y rester et devaient sans tarder

succomber presque tous: près de trente morts sur trente présents pendant

toute l'épidémie! Quelques autres, plus heureux, étaient guéris: trois

seulement et j'étais de ceux-là.

Ah! ces détails que j'appris peu à peu en parcourant la ville désolée,

quand je questionnai les indigènes, les anciens boys, qu'ils furent

navrants et combien je me félicitai de n'y avoir pas assisté pendant que

la maladie me forçait à ne penser qu'à moi!... Un jeune homme préférant

s'alcooliser et buvant de l'absinthe à même la bouteille, afin de ne pas

se sentir mourir; cet autre, déjà frappé autrefois à la Havane, ne

pouvant croire à une nouvelle attaque et niant jusqu'à son dernier

soupir que la fièvre jaune lui donnât la mort.

Pour ajouter à la terreur de ces jours désolés, la mer elle-même avait

cru devoir faire l'impossible. Un raz de marée formidable s'était formé

le long des côtes de Guinée; le warf en construction à Grand-Bassam

avait été fortement endommagé. Des vagues énormes avaient repoussé les

dunes de sable qui forment le rivage et s'étaient répandues dans la

ville de Bassam, inondant les rues, les cases indigènes, comblant les

mares si nombreuses qui, malheureusement pour l'hygiène, existaient de

tous côtés, près des habitations. Il avait fallu improviser des ponts,

des passages en pirogue.

Le cimetière européen lui-même n'avait pas été respecté par la mer en

furie, et les cadavres des victimes de l'épidémie, auxquelles un juste

repos aurait pu être accordé, se trouvaient découverts par les flots

qu'un trop léger linceul de sable n'avait pu arrêter.

Il ne me restait plus qu'à rejoindre mon poste, la Mission, qui se

trouvait en ce moment à Jackville. Sitôt que l'épidémie fut connue à

Petit-Alépé, le commandant, donnant une consigne sévère, avait

complètement isolé le camp pour éviter toute contagion. Puis, comme il

fallait penser au retour en France, la Mission s'était dirigée vers la

côte, sur Jackville, par le Comoé et la lagune, sans toucher à

Grand-Bassam.

L'épidémie était terminée faute de nouvelles victimes, et je pouvais, le

8 juin, faire mes adieux à mes confrères avant de partir pour Abidjean,

sur la lagune, où je devais faire une quarantaine avant d'aller

rejoindre la Mission. Il me tardait, en effet, de revoir mes amis qui, à

plusieurs reprises, avaient perdu tout espoir de me ramener en France

avec eux.

Les dix jours passés à Abidjean furent pour moi dix jours de privations

et de fatigues physiques. Les factoreries étaient fermées à la côte par

défaut de personnel; les indigènes des bords de la lagune sont

commerçants, mais pas hospitaliers; il était donc très difficile de se

nourrir. Une seule chose me soutenait: la volonté de revoir la France.

Aussi, quel fut mon bonheur de recevoir, le 16, un mot du commandant qui

m'adressait une pirogue montée par des Jack-Jack, afin de me permettre

de le rejoindre avant l'arrivée probable du paquebot qui devait nous

transporter, le 18!

J'étais prêt. Afin d'éviter de semer des germes de l'épidémie au milieu

de la Mission qui en avait été heureusement préservée jusque-là, j'avais

brûlé tout ce qui n'avait pas de valeur, mes habits, mon linge, et, par

de nombreux bains antiseptiques, nettoyé tout le reste de mon matériel.

Le 18, j'étais à Jackville dans les bras de mes amis. Je n'oublierai

jamais la cordialité de leur réception et les bons soins dont j'ai été

comblé. Pour eux je revenais de loin, et il fallait, paraît-il, me

fortifier si je tenais à revoir la France.

Dans la soirée, on crut apercevoir de la fumée au large de Jackville; la

nuit tombait et il fut impossible de se rendre compte exactement,...

puis au loin ce fut un feu. C'était le paquebot! Les beaux rêves que

nous faisions cette nuit-là dans notre pauvre lit de camp, auquel nous

allions dire adieu: c'était donc notre dernier sommeil sur la terre

d'Afrique, et demain le départ pour la France!

Au matin, réveillés de bonne heure par la barre qui roulait à nos pieds

(le camp était établi sur le sable du rivage), nous regardions la mer au

loin, bien loin!... Pas de paquebot! et un télégramme nous apprenait de

Bassam que le courrier ne nous recevrait pas à bord, car tout le pays

était en quarantaine.

Chaque jour ce fut une nouvelle attente, une nouvelle déception.

Enfin, le 26 juin au matin, nous disions adieu à la Côte d'Ivoire, aux

lugubres souvenirs, et tout à la joie du retour, après une heureuse

traversée, nous débarquions à Marseille, le 15 juillet.

Dr LAMY.

[Illustration: Grand-Bassam: le boulevard Treich-Laplène.--D'après une

photographie.]

Droits de traduction et de reproduction réservés.

* * * * *

TABLE DES GRAVURES ET CARTES

L'ÉTÉ AU KACHMIR

Par _Mme F. MICHEL_

En «rickshaw» sur la route du mont Abou.

(D'après une photographie.) 1

L'éléphant du touriste à Djaïpour. 1

Petit sanctuaire latéral dans l'un des temples djaïns du mont Abou.

(D'après une photographie.) 2

Pont de cordes sur le Djhilam, près de Garhi. (Dessin de Massias,

d'après une photographie.) 3

Les «Karévas» ou plateaux alluviaux formés par les érosions du

Djhilam. (D'après une photographie.) 4

«Ekkas» et «Tongas» sur la route du Kachmir: vue prise au relais

de Rampour. (D'après une photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 5

Le vieux fort Sikh et les gorges du Djhilam à Ouri. (D'après une

photographie.) 6

Shèr-Garhi ou la «Maison du Lion», palais du Mahârâdja à Srînagar.

(Photographie Bourne et Sheperd, à Calcutta.) 7

L'entrée du Tchinar-Bâgh, ou Bois des Platanes, au-dessus de

Srînagar; au premier plan une «dounga», au fond le sommet du

Takht-i-Souleiman. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 7

Ruines du temple de Brankoutri. (D'après une photographie.) 8

Types de Pandis ou Brahmanes Kachmirs. (Photographie Jadu Kissen,

à Delhi.) 9

Le quai de la Résidence; au fond, le sommet du Takht-i-Souleiman.

(Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 10

La porte du Kachmir et la sortie du Djhilam à Baramoula.

(Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 11

Nos tentes à Lahore. (D'après une photographie.) 12

«Dounga» ou bateau de passagers au Kachmir. (Photographie Bourne

et Shepherd, à Calcutta.) 13

Vichnou porté par Garouda, idole vénérée près du temple de

Vidja-Broer (hauteur 1m 40.) 13

Enfants de bateliers jouant à cache-cache dans le creux d'un

vieux platane. (D'après une photographie.) 14

Batelières du Kachmir décortiquant du riz, près d'une rangée de

peupliers. (Photographie Bourne et Shepherd, à Calcutta.) 15

Campement près de Palhallan: tentes et doungas. (D'après une

photographie.) 16

Troisième pont de Srînagar et mosquée de Shah Hamadan; au fond,

le fort de Hari-Paryat. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 17

Le temple inondé de Pandrethan. (D'après une photographie.) 18

Femme musulmane du Kachmir. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 19

Pandit Narayan assis sur le seuil du temple de Narasthân.

(D'après une photographie.) 20

Pont et bourg de Vidjabroer. (Photographie Jadu Kissen, à

Delhi.) 21

Ziarat de Cheik Nasr-oud-Din, à Vidjabroer. (D'après une

photographie.) 22

Le temple de Panyech: à gauche, un brahmane; à droite, un

musulman. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 23

Temple hindou moderne à Vidjabroer. (D'après une photographie.) 24

Brahmanes en visite au Naga ou source sacrée de Valtongou.

(D'après une photographie.) 25

Gargouille ancienne, de style hindou, dans le mur d'une mosquée,

à Houtamourou, près de Bhavan. 25

Temple ruiné, à Khotair. (D'après une photographie.) 26

Naga ou source sacrée de Kothair. (D'après une photographie.) 27

Ver-Nâg: le bungalow au-dessus de la source. (D'après une

photographie.) 28

Temple rustique de Voutanâr. (D'après une photographie.) 29

Autel du temple de Voutanâr et accessoires du culte. (D'après une

photographie.) 30

Noce musulmane, à Rozlou: les musiciens et le fiancé. (D'après

une photographie.) 31

Sacrifice bhramanique, à Bhavan. (D'après une photographie.) 31

Intérieur de temple de Martand: le repos des coolies employés au

déblaiement. (D'après une photographie.) 32

Ruines de Martand: façade postérieure et vue latérale du temple.

(D'après des photographies.) 33

Place du campement sous les platanes, à Bhavan. (D'après une

photographie.) 34

La Ziarat de Zaïn-oud-Din, à Eichmakam. (Photographie Bourne et

Shepherd, à Calcutta.) 35

Naga ou source sacrée de Brar, entre Bhavan et Eichmakar.

(D'après une photographie.) 36

Maisons de bois, à Palgâm. (Photographie Bourne et Shepherd, à

Calcutta.) 37

Palanquin et porteurs. 37

Ganech-Bal sur le Lidar: le village hindou et la roche

miraculeuse. (D'après une photographie.) 38

Le massif du Kolahoi et la bifurcation de la vallée du Lidar

au-dessus de Palgâm, vue prise de Ganeth-Bal. (Photographie

Jadu Kissen, à Delhi.) 39

Vallée d'Amarnâth: vue prise de la grotte. (D'après une

photographie.) 40

Pondjtarni et le camp des pèlerins: au fond, la passe du

Mahâgounas. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 41

Cascade sortant de dessous un pont de neige entre Tannin et

Zodji-Pâl. (D'après une photographie.) 42

Le Koh-i-Nour et les glaciers au-dessus du lac Çecra-Nag.

(Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 43

Grotte d'Amarnâth. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 43

Astan-Marg: la prairie et les bouleaux. (D'après une

photographie.) 44

Campement de Goudjars à Astan-Marg. (D'après une photographie.) 45

Le bain des pèlerins à Amarnath. (D'après une photographie.) 46

Pèlerins d'Amarnâth: le Sâdhou de Patiala; par derrière, des

brahmanes, et à droite, des musulmans du Kachmir. (D'après une

photographie.) 47

Mosquée de village au Kachmir. (D'après une photographie.) 48

Brodeurs Kachmiris sur toile. (Photographie Bourne et Shepherd,

à Calcutta.) 49

Mendiant musulman. (D'après une photographie.) 49

Le Brahma Sâr et le camp des pèlerins au pied de l'Haramouk.

(D'après une photographie.) 50

Lac Gangâbal au pied du massif de l'Haramouk. (Photographie Jadu

Kissen, à Delhi.) 51

Le Noun-Kôl, au pied de l'Haramouk, et le bain des pèlerins.

(D'après une photographie.) 52

Femmes musulmanes du Kachmir avec leurs «houkas» (pipes) et leur

«hangri» (chaufferette). (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 53

Temples ruinés à Vangâth. (D'après une photographie.) 54

«Mêla» ou foire religieuse à Hazarat-Bal. (En haut, photographie

par l'auteur; en bas, photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 55

La villa de Cheik Safai-Bagh, au sud du lac de Srînagar. (D'après

une photographie.) 56

Nishat-Bâgh et le bord oriental du lac de Srînagar. (Photographie

Jadu Kissen, à Delhi.) 57

Le canal de Mar à Sridagar. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 58

La mosquée de Shah Hamadan à Srînagar (rive droite). (Photographie

Jadu Kissen, à Delhi.) 59

Spécimens de l'art du Kachmir. (D'après une photographie.) 60

SOUVENIRS DE LA CÔTE D'IVOIRE

Par _le docteur LAMY_

_Médecin-major des troupes coloniales_.

La barre de Grand-Bassam nécessite un grand déploiement de force

pour la mise à l'eau d'une pirogue. (D'après une photographie.) 61

Le féminisme à Adokoï: un médecin concurrent de l'auteur.

(D'après une photographie.) 61

«Travail et Maternité» ou «Comment vivent les femmes de

Petit-Alépé». (D'après une photographie.) 62

À Motéso: soins maternels. (D'après une photographie.) 63

Installation de notre campement dans une clairière débroussaillée.

(D'après une photographie.) 64

Environs de Grand-Alépé: des hangars dans une palmeraie, et une

douzaine de grands mortiers destinés à la préparation de l'huile

de palme. (D'après une photographie.) 65

Dans le sentier étroit, montant, il faut marcher en file indienne.

(D'après une photographie.) 66

Nous utilisons le fût renversé d'un arbre pour traverser la Mé.

(D'après une photographie.) 67

La popote dans un admirable champ de bananiers. (D'après une

photographie.) 68

Indigènes coupant un acajou. (D'après une photographie.) 69

La côte d'Ivoire.--Le pays Attié. 70

Ce fut un sauve-qui-peut général quand je braquai sur les

indigènes mon appareil photographique. (Dessin de J. Lavée,

d'après une photographie.) 71

La rue principale de Grand-Alépé. (D'après une photographie.) 72

Les Trois Graces de Mopé (pays Attié). (D'après une

photographie.) 73

Femme du pays Attié portant son enfant en groupe. (D'après une

photographie.) 73

Une clairière près de Mopé. (D'après une photographie.) 74

La garnison de Mopé se porte à notre rencontre. (D'après une

photographie.) 75

Femme de Mopé fabriquant son savon à base d'huile de palme et de

cendres de peaux de bananes. (D'après une photographie.) 76

Danse exécutée aux funérailles du prince héritier de Mopé.

(D'après une photographie.) 77

Toilette et embaumement du défunt. (D'après une photographie.) 78

Jeune femme et jeune fille de Mopé. (D'après une photographie.) 79

Route, dans la forêt tropicale, de Malamalasso à Daboissué.

(D'après une photographie.) 80

Benié Coamé, roi de Bettié et autres lieux, entouré de ses femmes

et de ses hauts dignitaires. (D'après une photographie.) 81

Chute du Mala-Mala, affluent du Comoé, à Malamalasso. (D'après

une photographie.) 82

La vallée du Comoé à Malamalasso. (D'après une photographie.) 83

Tam-tam de guerre à Mopé. (D'après une photographie.) 84

Piroguiers de la côte d'Ivoire pagayant. (D'après une

photographie.) 85

Allou, le boy du docteur Lamy. (D'après une photographie.) 85

La forêt tropicale à la côte d'Ivoire. (D'après une

photographie.) 86

Le débitage des arbres. (D'après une photographie.) 87

Les lianes sur la rive du Comoé. (D'après une photographie.) 88

Les occupations les plus fréquentes au village: discussions et

farniente Attié. (D'après une photographie.) 89

Un incendie à Grand-Bassam. (D'après une photographie.) 90

La danse indigène est caractérisée par des poses et des gestes

qui rappellent une pantomime. (D'après une photographie.) 91

Une inondation à Grand-Bassam. (D'après une photographie.) 92

Un campement sanitaire à Abidjean. (D'après une photographie.) 93

Une rue de Jackville, sur le golfe de Guinée. (D'après une

photographie.) 94

Grand-Bassam: cases détruites après une épidémie de fièvre jaune.

(D'après une photographie.) 95

Grand-Bassam: le boulevard Treich-Laplène. (D'après une

photographie.) 96

L'ÎLE D'ELBE

Par _M. PAUL GRUYER_

L'île d'Elbe se découpe sur l'horizon, abrupte, montagneuse et

violâtre. 97

Une jeune fille elboise, au regard énergique, à la peau d'une

blancheur de lait et aux beaux cheveux noirs. 97

Les rues de Porto-Ferraio sont toutes un escalier (page 100). 98

Porto-Ferraio: à l'entrée du port, une vieille tour génoise,

trapue, bizarre de forme, se mire dans les flots. 99

Porto-Ferraio: la porte de terre, par laquelle sortait Napoléon

pour se rendre à sa maison de campagne de San Martino. 100

Porto-Ferraio: la porte de mer, où aborda Napoléon. 101

La «teste» de Napoléon (page 100). 102

Porto-Ferraio s'échelonne avec ses toits plats et ses façades

scintillantes de clarté (page 99). 103

Porto-Ferraio: les remparts découpent sur le ciel d'un bleu

sombre leur profil anguleux (page 99). 103

La façade extérieure du «Palais» des Mulini où habitait Napoléon

à Porto-Ferraio (page 101). 104

Le jardin impérial et la terrasse de la maison des Mulini

(page 102). 105

La Via Napoleone, qui monte au «Palais» des Mulini. 106

La salle du conseil à Porto-Ferraio, avec le portrait de la

dernière grande-duchesse de Toscane et celui de Napoléon,

d'après le tableau de Gérard. 107

La grande salle des Mulini aujourd'hui abandonnée, avec ses

volets clos et les peintures décoratives qu'y fit faire

l'empereur (page 101). 107

Une paysanne elboise avec son vaste chapeau qui la protège du

soleil. 108

Les mille mètres du Monte Capanna et de son voisin, le Monte

Giove, dévalent dans les flots de toute leur hauteur. 109

Un enfant elbois. 109

Marciana Alta et ses ruelles étroites. 110

Marciana Marina avec ses maisons rangées autour du rivage et

ses embarcations tirées sur la grève. 111

Les châtaigniers dans le brouillard, sur le faite du Monte

Giove. 112

... Et voici au-dessus de moi Marciana Alta surgir des nuées

(page 111). 113

La «Seda di Napoleone» sur le Monte Giove où l'empereur

s'asseyait pour découvrir la Corse. 114

La blanche chapelle de Monserrat au centre d'un amphithéâtre de

rochers est entourée de sveltes cyprès (page 117). 115

Voici Rio Montagne dont les maisons régulières et cubiques ont

l'air de dominos empilés... (page 118). 115

J'aperçois Poggio, un autre village perdu aussi dans les nuées. 116

Une des trois chambres de l'ermitage. 117

L'ermitage du Marciana où l'empereur reçut la visite de la

comtesse Walewska, le 3 Septembre 1814. 117

Le petit port de Porto-Longone dominé par la vieille citadelle

espagnole (page 117). 118

La maison de Madame Mère à Marciana Alta.--«Bastia, signor!»--La

chapelle de la Madone sur le Monte Giove. 119

Le coucher du soleil sur le Monte Giove. 120

Porto-Ferraio et son golfe vus des jardins de San Martino. 121

L'arrivée de Napoléon à l'île d'Elbe. (D'après une caricature du

temps.) 121

Le drapeau de Napoléon roi de l'île d'Elbe: fond blanc, bande

orangé-rouge et trois abeilles jadis dorées. 122

La salle de bains de San Martino a conservé sa baignoire de

pierre. 123

La chambre de Napoléon à San Martino. 123

La cour de Napoléon à l'île d'Elbe. (D'après une caricature du

temps.) 124

Une femme du village de Marciana Alta. 125

Le plafond de San Martino et les deux colombes symboliques

représentant Napoléon et Marie-Louise. 126

San Martino rappelle par son aspect une de ces maisonnettes à

la Jean-Jacques Rousseau, agrestes et paisibles (page 123). 126

Rideau du théâtre de Porto-Ferraio représentant Napoléon sous la

figure d'Apollon gardant ses troupeaux chez Admète. 127

La salle égyptienne de San Martino est demeurée intacte avec ses

peintures murales et son bassin à sec. 127

Broderies de soie du couvre-lit et du baldaquin du lit de Napoléon

aux Mulini, dont on a fait le trône épiscopal de l'évêque

d'Ajaccio. 128

La signorina Squarci dans la robe de satin blanc que son aïeule

portait à la cour des Mulini. 129

Éventail de Pauline Borghèse, en ivoire sculpté, envoyé en

souvenir d'elle à la signora Traditi, femme du maire de

Porto-Ferraio. 130

Le lit de Madame Mère, qu'elle s'était fait envoyer de Paris à

l'île d'Elbe. 130

Le vieil aveugle Soldani, fils d'un soldat de Waterloo,

chauffait, à un petit brasero de terre jaune, ses mains

osseuses. 131

L'entrée du goulet de Porto-Ferraio par où sortit la flottille

impériale, le 26 février 1815. 132

D'ALEXANDRETTE AU COUDE DE L'EUPHRATE

Par _M. VICTOR CHAPOT_

_membre de l'École française d'Athènes_.

Dans une sorte de cirque se dressent les pans de muraille du

Ksar-el-Benat (page 142). (D'après une photographie.) 133

Le canal de Séleucie est, par endroits, un tunnel (page 140). 133

Vers le coude de l'Euphrate: la pensée de relever les traces de

vie antique a dicté l'itinéraire. 134

L'Antioche moderne: de l'ancienne Antioche il ne reste que

l'enceinte, aux flancs du Silpios (page 137). 135

Les rues d'Antioche sont étroites et tortueuses; parfois, au

milieu, se creuse en fossé. (D'après une photographie.) 136

Le tout-Antioche inonde les promenades. (D'après une

photographie.) 137

Les crêtes des collines sont couronnées de chapelles ruinées

(page 142). 138

Alep est une ville militaire. (D'après une photographie.) 139

La citadelle d'Alep se détache des quartiers qui l'avoisinent

(page 143). (D'après une photographie.) 139

Les parois du canal de Séleucie s'élèvent jusqu'à 40 mètres.

(D'après une photographie.) 140

Les tombeaux de Séleucie s'étageaient sur le Kasios. (D'après

une photographie.) 141

À Alep une seule mosquée peut presque passer pour une oeuvre

d'art. (D'après une photographie.) 142

Tout alentour d'Alep la campagne est déserte. (D'après une

photographie.) 143

Le Kasr-el-Benat, ancien couvent fortifié. 144

Balkis éveille, de loin et de haut, l'idée d'une taupinière

(page 147). (D'après une photographie.) 145

Stèle Hittite. L'artiste n'a exécuté qu'un premier ravalement

(page 148). 145

Église arménienne de Nisib; le plan en est masqué au dehors.

(D'après une photographie.) 146

Tell-Erfat est peuplé d'Yazides; on le reconnaît à la forme des

habitations. (D'après une photographie.) 147

La rive droite de l'Euphrate était couverte de stations romaines

et byzantines. (D'après une photographie.) 148

Biredjik vu de la citadelle: la plaine s'allonge indéfiniment

(page 148). (D'après une photographie.) 149

Sérésat: village mixte d'Yazides et de Bédouins (page 146).

(D'après une photographie.) 150

Les Tcherkesses diffèrent des autres musulmans; sur leur personne,

pas de haillons (page 152). (D'après une photographie.) 151

Ras-el-Aïn. Deux jours se passent, mélancoliques, en négociations

(page 155). (D'après une photographie.) 152

J'ai laissé ma tente hors les murs devant Orfa. (D'après une

photographie.) 153

Environs d'Orfa: les vignes, basses, courent sur le sol. (D'après

une photographie.) 154

Vue générale d'Orfa. (D'après une photographie.) 155

Porte arabe à Rakka (page 152). (D'après une photographie.) 156

Passage de l'Euphrate: les chevaux apeurés sont portés dans le

bac à force de bras (page 159). (D'après une photographie.) 157

Le Tour du Monde; Côte d'Ivoire Journal des voyages et des voyageurs; 2. sem. 1905 · 第 5 / 8 段