«Le parti des princes, dit madame Campan, ayant été instruit du
rapprochement des débris du parti constitutionnel avec la reine, en
fut très alarmé. De son côté, la reine redoutait toujours le parti
des princes, et les prétentions des Français qui le formaient. Elle
rendait justice au comte d'Artois, et disait souvent que son parti
agirait dans un sens opposé à ses propres sentimens pour le roi son
frère et pour elle, mais qu'il serait entraîné par des gens sur
lesquels Calonne avait le plus funeste ascendant. Elle reprochait au
comte d'Esterharzy, qu'elle avait fait combler de grâces, de s'être
rangé du parti de Calonne, au point qu'elle pouvait même le regarder
comme un ennemi.»
(_Mémoires de madame Campan_, tome II, page 193.)