La mort juge la vie; le glas de la cloche funèbre qui appelle les
parents et les amis aux funérailles d'un homme d'étude, est le tocsin
du coeur pour sa mémoire.
On résume en un clin d'oeil sa vie et ses oeuvres; on se demande:
Qu'avons-nous perdu?
C'est ainsi que nous fûmes frappé non-seulement au coeur, nous-même,
ami, collègue et voisin de campagne, presque contemporain d'années de
M. de Marcellus, il y a quelques mois, en recevant le billet de faire
part qui nous convoquait inopinément à ses obsèques, mais frappé à
l'esprit; c'est ainsi qu'en nous interrogeant quelque temps après avec
plus de sang-froid sur ce que la France venait de perdre en lui, nous
nous répondions: «La France vient de perdre non un orateur, non un
poëte, non un écrivain de profession, non un savant de métier, mais
plus qu'un orateur, plus qu'un poëte, plus qu'un écrivain, plus qu'un
érudit; elle vient de perdre un homme de goût!
«Le dernier des classiques est mort!»