Longtemps réunis à l'Allemagne sous la maison d'Autriche, gouvernés
par les vice-rois espagnols de Charles-Quint et de Philippe II, le
régime et le caractère espagnols y sont restés fortement empreints
dans des moeurs et dans des familles castillanes; la gravité
catholique et la loyauté chevaleresque sont des traits du visage comme
du caractère franc-comtois. On peut se fier à la main tendue et
ouverte du gentilhomme comme du paysan. Voltaire a dit d'eux:
«Et dans cette Comté, franche aujourd'hui de nom, on peut ajouter
plus franche encore de coeur.
«Excepté la Bretagne, il n'y a pas de race française qui ait plus de
vertus civiles et militaires innées que ce Jura.»