Multiplicité des familles de langues irréductibles entre
elles dans l'état présent de nos connaissances. 327
Ce fait est incontestable, mais n'implique en réalité aucune
conséquence contraire à l'unité de l'espèce humaine. 329
Son explication naturelle. 330
Faux raisonnement d'Agassiz, qui cherche dans le langage des
preuves du polygénisme, et sa réfutation. 332
Les faits historiques qui montrent un peuple changeant de
langage et adoptant l'idiome d'un autre sous l'empire de
différentes circonstances. 333
Variations phonétiques dans le langage résultant de
différences dans les organes vocaux d'un peuple à
l'autre. 334
Modifications que les différences intellectuelles entre
les peuples amènent forcément dans le langage. 336
Modifications des langues par des causes historiques. 337
Emprunts de vocabulaire d'un idiome à un autre. 338
Caractère d'oeuvre collectif de la création d'une langue. 339
Remarques de Jacob Grimm sur l'origine des formes du
féminin, en particulier dans les langues aryennes. 340
§ 3.--_Classification des langues_.
Leurs trois grandes classes naturelles. 341
Les langues monosyllabiques et isolantes. _Ibid._
Le chinois pris comme type de ces idiomes. 342
Principaux groupes des langues monosyllabiques. 343
Passage de l'état isolant à l'état d'agglutination. 344
Les langues agglutinantes. _Ibid._
Familles entre lesquelles se répartissent les langues de
cette classe. 345
Le polysynthétisme et les langues américaines. 348
Les idiomes hyperboréens. 350
Les langues à flexions. _Ibid._
Leurs trois grandes familles. 352
§ 4.--_Les langues dravidiennes et altaïques_.
Classification et distribution géographique des langues
dravidiennes. 352
Caractères anthropologiques des peuples qui les parlent. 354
Caractères linguistiques de ces idiomes. 355
Classification et distribution géographique des langues
altaïques. 356
Groupe samoyède. _Ibid._
Groupe ougro-finnois. _Ibid._
Groupe turco-tatare. 357
Groupes mongol et tongouse. 358
Groupe japonais. 359
Caractères linguistiques communs de ces idiomes. _Ibid._
L'harmonie vocalique. 360
Question de la parenté des langues dravidiennes et
altaïques. 361
Observations de M. Hodgson sur les langues horsok et
si-fan. 362
Rôle que peut jouer dans cette question une connaissance
plus approfondie des idiomes touraniens de l'antiquité,
connus par les documents cunéiformes. 363
Les langues du groupe médo-susien. _Ibid._
Le suméro-accadien. 364
Incertitude existant encore sur les parentés linguistiques
exactes de ces idiomes touraniens. 366
§ 5.--_Les langues 'hamitiques_.
Elles constituent la première famille des langues à
flexions. 367
Leur type antique, l'égyptien. 368
Classification et distribution géographique des langues
modernes de cette famille. _Ibid._
Caractères fondamentaux communs à ces langues. 369
Leur parenté avec les idiomes sémitiques. _Ibid._
Dérivation d'une source commune. 370
§ 6.--_Les langues sémitiques_.
Ce que cette dénomination a de défectueux. 371
Grandes divisions de la famille. _Ibid._
Groupe septentrional: rameau araméen. _Ibid._
Rameau assyrien. 373
Rameau kénânéen. 374
Groupe méridional: rameau ismaélite. 375
Rameau yaqtanide. 376
Homogénéité de la famille. 377
Trilitéralité des racines. 378
Autres caractères communs. _Ibid._
§ 7.--_Les langues aryennes_.
Unité de cette famille et ses caractères généraux. 379
Question de sa parenté d'origine avec les langues
'hamitiques et sémitiques. 380
Arguments négatifs de Schleicher. _Ibid._
Arguments de M. Whitney dans le même sens. 381
Véritable terrain sur lequel la question doit être posée. 382
Elle n'est encore résolue ni dans un sens ni dans l'autre. 383
Grandes divisions de la famille. _Ibid._
Idiomes aryo-asiatiques: groupe indien. 384
Groupe iranien. 385
Idiomes aryo-européens: groupe gréco-latin ou pélasgique. 388
Groupe celtique. 392
Groupe germanique. 393
Groupe letto-slave. 394
CHAPITRE III.--L'ÉCRITURE.
§ 1.--_Les marques mnémoniques_.
Ce qui constitue l'écriture. 395
Idéographisme et phonétisme. _Ibid._
Figuration et symbolisme. _Ibid._
Syllabisme et alphabétisme. 395
Emploi de marques conventionnelles, au moyen d'entailles,
pour communiquer certaines idées. 398
Les _khé-mou_ des Tartares. _Ibid._
Usage analogue chez les peuples germaniques et
Scandinaves. _Ibid._
Monuments de son existence chez les hommes de la période
quaternaire. 399
Les _quippos_ ou cordelettes nouées des anciens Péruviens. 400
Les _kouas_ ou diagrammes attribués à l'empereur Fouh-Hi
chez les Chinois. 401
Les colliers mnémoniques des Peaux-Rouges. _Ibid._
Traces d'un usage semblable à l'époque quaternaire. _Ibid._
Imperfection foncière de tous ces procédés. 402
§ 2.--_La pictographie_.
Peintures significatives et mnémoniques des sauvages. 402
Fernand Cortez et les Mexicains. 404
Dessins pictographiques des Esquimaux. _Ibid._
Dessins analogues sur des rochers de la Scandinavie et
des Alpes. _Ibid._
Représentations du même genre sur l'os ou la corne,
trouvées dans les grottes de l'âge du renne. 405
Simplification des figures et combinaisons entre elles
qui amènent les représentations de ce genre à devenir
une véritable écriture symbolique. 406
Spécimens de la pictographie des Indiens de l'Amérique
du Nord. _Ibid._
Dessins des planches funéraires de deux chefs de ces
tribus. 408
Dessins analogues sur les dalles de la chambre intérieure
du tumulus du Mané-Lud (Morbihan). 409
Dessins analogues sur des rochers de la Sibérie. 410
Diverses applications de l'écriture pictographique. _Ibid._
Le tatouage et sa signification. 411
Dessins de tatouages reproduits sur les dalles intérieures
de certaines allées couvertes funéraires de nos pays. 412
§ 3.--_Les écritures hiéroglyphiques_.
Ce qu'est proprement l'hiéroglyphisme et en quoi il diffère
de la pictographie. 412
Les six systèmes primitifs et originaux d'écritures
hiéroglyphiques. 413
Incertitude des connaissances sur quelques-uns d'entre
eux. _Ibid._
Les hiéroglyphes 'hittites. _Ibid._
L'écriture calculiforme des Mayas du Yucatan. 414
A un certain stage de leur existence, les écritures
hiéroglyphiques cessent d'être figuratives. 415
Altération tachygraphique des figures des signes. 416
L'écriture devient alors une _sêmeiographie_. 417
Traces de son ancienne origine de pictographie que
conserve encore l'hiéroglyphisme égyptien. _Ibid._
Emploi des signes de l'écriture à former des tableaux
figurés. 418
§ 4.--_Développements successifs de l'idéographisme_.
Les caractères figuratifs et les caractères symboliques
dans l'écriture hiéroglyphique. 419
Les symboles composés de plusieurs figures combinées. _Ibid._
Complication de l'écriture idéographique arrivée à un
certain degré de son développement. 420
Son imperfection comme moyen de transmission et de
conservation de la pensée. 421
Indépendance réciproque originaire de l'écriture
idéographique et du langage parlé. 422
Manière dont cependant la notion d'un son déterminé vint à
s'attacher à telle ou telle figure. _Ibid._
§ 5.--_Premières étapes du phonétisme_.
Le rébus. 423
Il constitue tout le phonétisme de l'écriture
hiéroglyphique des Nahuas du Mexique. _Ibid._
Vestiges de rébus dans les systèmes d'écritures
figuratives qui ont poussé plus loin dans la voie du
progrès. 424
Dans une langue monosyllabique comme le chinois, l'emploi
du rébus menait du même coup au phonétisme syllabique. 426
Confusions et obscurités qu'eût produit dans cette langue
l'expression purement phonétique des textes. _Ibid._
Combinaison de phonétisme et d'idéographisme employée
pour y remédier, le système des _clés_. 427
Manière dont les valeurs de phonétisme syllabique se sont
formées chez les peuples qui parlaient des langues d'une
autre nature et polysyllabiques. 429
Comment procédèrent les Schoumers et Akkads de la Chaldée
et de la Babylonie. 430
La méthode acrologique et ses origines. 431
§ 6.--_Le syllabisme et l'alphabétisme_.
Comment un seul des systèmes hiéroglyphiques de l'ancien
monde s'est élevé jusqu'à la décomposition de la syllabe
et à l'alphabétisme. 431
Inconvénients de l'expression purement phonétique des
sons. 432
Développement particulier de ces inconvénients dans les
langues où les flexions grammaticales se marquent par le
changement des voyelles internes des mots, comme les
idiomes sémitiques et 'hamitiques. 433
Mariage mal assorti de l'écriture cunéiforme syllabique
et de la langue assyrienne sémitique. 434
Comment l'alphabétisme devait être inventé par un peuple
chez qui les voyelles intérieures des mots avaient un
caractère vague. 435
Sa naissance chez les Egyptiens. _Ibid._
Suppression de la notation des voyelles internes,
surtout quand elles étaient brèves. _Ibid._
Comment ce furent les Grecs qui reprirent les premiers
un certain nombre des signes d'aspirations douces de
l'alphabet phénicien, pour en faire la représentation
des voyelles. 437
Très haute antiquité de l'invention des signes
alphabétiques chez les Égyptiens. _Ibid._
Origine acrologique des valeurs de ces signes. 438
Les signes symbolico-phonétiques, qui n'ont le rôle de
peinture de sons qu'à l'état d'initiales de certains mots,
qu'ils pourraient représenter idéographiquement à eux
seuls. _Ibid._
§ 7.--_La polyphonie dans les écritures d'origine
hiéroglyphique_.
Résumé de l'état auquel en était parvenue l'écriture
hiéroglyphique égyptienne après toutes les phases
successives qui viennent d'être passées en revue. 439
Nombreuses causes de complications et d'incertitudes qui
empêchaient la pratique de l'art d'écrire de se
généraliser. 440
Une de plus, dont il n'a pas encore été parlé, la
polyphonie. 441
Définition de ce fait et explication de son origine
d'après les hiéroglyphes égyptiens. _Ibid._
Mécanisme des compléments phonétiques. 442
La polyphonie syllabique dans le système graphique de
l'Égypte. _Ibid._
Rareté des faits de polyphonie alphabétique, qui ne se
produisent qu'à l'époque romaine. 443
La polyphonie dans l'écriture cunéiforme assyrienne. _Ibid._
Elle s'y complique par suite de l'origine étrangère de ce
système graphique. _Ibid._
Faits particuliers résultant de cette transmission de
l'écriture d'un peuple à un autre. 444
Valeurs phonétiques d'origine accadienne et d'origine
assyrienne sémitique. _Ibid._
§ 8.--_L'invention de l'alphabet_.
Pas qui restait à franchir, même après la découverte de
l'alphabétisme, pour arriver à l'invention de l'alphabet
proprement dit et au rejet de tout élément idéographique
de l'écriture. 445
Comment cette dernière invention ne pouvait être réalisée
par aucun des peuples qui avaient créé les systèmes
hiéroglyphiques primitifs. _Ibid._
Obstacle qui résultait pour ceux-ci de la religion et du
caractère sacré attribué à l'écriture. 446
Ce sont les Japonais qui ont tiré des éléments du système
graphique des Chinois un pur syllabaire, exclusivement
phonétique. _Ibid._
L'écriture cunéiforme se débarrasse presque entièrement de
l'idéographisme chez les Susiens et chez les Mèdes
anté-aryens. 447
L'alphabet cunéiforme perse. _Ibid._
Le syllabaire cypriote. _Ibid._
Les Égyptiens ont découvert l'alphabétisme mais n'ont pas
réalisé l'alphabet. _Ibid._
Celui-ci devait être créé, avec des éléments d'origine
égyptienne, par un peuple éminemment pratique et
commerçant. _Ibid._
C'est par les Phéniciens ou Kenânéens maritimes qu'a été
définitivement inventé l'alphabet. 448
Témoignage de l'antiquité à cet égard. _Ibid._
Tous les alphabets connus, à l'exception du cunéiforme
perse, dérivent de l'alphabet phénicien. 449
Renvoi de la démonstration de ce fait, et du tableau de la
filiation des écritures issues de celle des Phéniciens, au
livre qui traitera de l'histoire de ce peuple. _Ibid._
FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES.
ANGERS, IMPRIMERIE HURDIN ET Cie, 4, RUE. GARNIER.