14 juillet 1810.

«Monseigneur, le ministre de la marine, président du Conseil des

ministres, questionné par quelqu'un sur la retraite du roi, a

déclaré qu'il croyait Sa Majesté à Hanovre; sur l'observation qui

lui fut faite que le bruit était généralement répandu dans le public

que Sa Majesté s'était embarquée pour l'Amérique, il répondit qu'au

moment de l'abdication on avait agité dans le Conseil des ministres

la question de savoir où il serait convenable que Sa Majesté se

retirât et, qu'entre autres opinions émises à cet égard, quelqu'un

avait parlé de l'Amérique. Sur quoi le roi avait dit: «_Ah! oui, je

voudrais bien être en Amérique._» Mais que l'idée de la possibilité

d'être pris en mer par les Anglais et conduit à Londres l'avait

empêché de s'embarquer et décidé à se retirer à Loo. Un courrier,

expédié au roi par le président de la Régence, s'étant rendu dans ce

château et n'ayant point trouvé Sa Majesté, a si bien suivi la trace

de sa route qu'il l'a atteint à Hanovre où il lui avait remis ses

dépêches. Ce courrier a rapporté que Sa Majesté se portait bien,

qu'elle avait demandé avec beaucoup d'intérêt des nouvelles de la

Hollande et des détails sur la réception des Français à Amsterdam.

«Le ministre de la marine a déclaré qu'il n'avait pas de raison de

croire que Sa Majesté avait quitté Hanovre.»

Les Rois Frères de Napoléon Ier Documents inédits relatifs au premier Empire · 第 347 / 358 题