On sentait dans ces paroles hardies et convaincues un grand fonds de
foi dans l'éternelle sagesse, qui s'ajourne quelquefois, mais qui ne
se dément jamais. «On ne voudrait pas m'entendre aujourd'hui, nous
disait-il encore, mais le moment n'est pas loin où l'on m'entendra;
car les nations se sauvent toujours et se perdent toujours, et quand
elles veulent décidément se sauver elles remontent aux lois de Dieu!
Ces lois de Dieu, c'est moi qui les sais, ajoutait Balzac; sous un
régime ou sous un autre, vous reviendrez à la loi des lois, l'unité
de volonté!»
Sa figure s'illuminait alors d'un éclat divin. On souriait, mais on
l'écoutait, et on devait finir par le croire. Il avait péché dans sa
jeunesse malheureuse contre les moeurs, mais jamais contre le bon
sens et moins encore contre Dieu.
Il était religieux comme sa mère et sa soeur; la solitude et le
bonheur le ramenaient à Dieu.--Lisons maintenant ce grand moraliste.