Philadelphia, 21 Aout, 1780.
Je viens de recevoir mon cher Colonel votre lettre du 17 de ce mois.
Vous m’y parlez de mes Frères comme si vous étiez sûr qu’ils sont en
effet prisonniers. Avez-vous sur cet article plus de connaissance que
je n’en ai, on m’avez-vous déjà écrit à ce sujet quelque lettre qui ne
me serait point parvenue. Je vais écrire à M. de Ternay à ce sujet,
mais en attendant je vous prie de vouloir bien me communiquer tous les
éclaircissements que vous aurez pu vous procurer, et d’être persuadé
que rien ne me touche plus que de leur procurer de soulagement s’ils
sont en effet entre les mains de l’ennemi.
Si vous avez quelques nouvelles dernières touchant l’embarcation que
M. le Général Clinton prépare, je vous prie de vouloir bien m’en
instruire, cet article étant de la plus grande importance pour nous. Je
vous embrasse de tout mon cœur.
De Marbois.
Col. Hamilton.