Heures troubles de l’âme aux multiples échos
Où pour des riens: un peu de cloches dans la brume,
La douleur des métaux, au loin, sur quelque enclume,
Le bruit mouillé de deux rames à temps égaux
Qui fauchent le silence au long d’une rivière,
Heures troubles où pour ces riens l’âme s’émeut
Et trouve un air étrange à l’ambiance entière:
Ainsi le soleil luit; pourtant voilà qu’il pleut!
Et ces oiseaux, là-bas, volant devant les portes,
Qui font des croix avec l’ombre de leurs vols noirs!
Le parfum qu’on croyait latent dans les mouchoirs
Hante comme un retour de l’âme des fleurs mortes...
Tout devient nostalgique et commémoratif;
Le jet d’eau raccourci prend la forme d’un if;
La fumée, au-dessus du douteux paysage,
Doucement se déroule en langoureux tissu
Où menace, dans l’air, un texte entr’aperçu,
Et, dans la lune pâle, on a peur d’un visage.