[Musique:
Ri-che, ri-che que je suis. Se-rai-je tou-jours ri-che?
Je ma-rie-rai mes fil-les, A-vec-que cinq cents li-vres;
Et mes pau-vres gar-çons, A-vec cent coups d'bâton.
Pauvre, pau-vre que je suis, Se-rai-je
toujours pau-vre? Mam-zell' se-ra des nô-tres. ]
Riche, riche que je suis,
Serai-je toujours riche?
Je marierai mes filles,
Avecque cinq cents livres;
Et mes pauvres garçons,
Avec cent coups d' bâton.
Pauvre, pauvre que je suis,
Serai-je toujours pauvre?
Mamzell' sera des nôtres.
Dans cette ronde plus que naïve, les jeunes filles se mettent toutes
d'un côté, à l'exception d'une seule, qui représente le pauvre. Les
premières s'avancent en disant le premier couplet. Lorsque c'est au tour
du pauvre à parler, celle qui est seule s'avance en portant son mouchoir
ou sa robe à ses yeux comme pour essuyer ses larmes, et elle va prendre
une de celles du groupe, ainsi de suite jusqu'à la dernière qui, restée
seule, chante le couplet du pauvre, pendant que le groupe nouvellement
formé reprend celui du riche.
[Illustration: deco.]