[Note 1 : Le temps m’avait manqué pour achever l’étude de cette
curieuse localité. J’ai pu y retourner en 1886, au printemps, et
en compléter l’exploration. (Note ajoutée pendant l’impression.)]
[Note 2 : Le _Prodrome de la malacologie terrestre et fluviatile de la
Tunisie_ a paru avant que l’impression de ce Rapport fût terminée.]
[Note 3 : Cet arbuste, rare en Tunisie, est remplacé dans le Sud
par le _Rhus oxyacanthoides_. Ce n’est qu’à Hammam-Sousa qu’en
1883 la Mission botanique a trouvé les deux espèces réunies.]
[Note 4 : غاردِماو « la grotte couleur de sang ».]
[Note 5 : كبّار « Kabbar ».]
[Note 6 : Je ne puis me résigner à adopter l’orthographe suivie
par l’État-major et adoptée par l’honorable président de la
Mission. Le mot رصاص, qui signifie _plomb_, présente deux fois
la même lettre (ص) qu’il est complètement illogique de transcrire
en français par deux lettres différentes.]
[Note 7 : التمر والحليب الڢتور متع الحبيب « La datte et le lait sont
le déjeuner qu’on offre à un ami ».]
[Note 8 : Le vent du sud, le sirocco ou semoum « l’empoisonné ».]
[Note 9 : Le _Caucalis cærulescens_ et le _Galium Bourgæanum_
sont nouveaux pour la flore tunisienne.]
[Note 10 : Hadedj حدج est un des noms arabes de la Coloquinte
(_Cucumis Colocynthis_).]
[Note 11 : La mission algérienne de Ghadamès a rencontré ces
mêmes habitations à Zenthan où, d’après Vatonne, elles seraient
creusées par des ouvriers venus du Fezzan. Quelques-unes ont deux
étages, ce qui existe aussi chez les Matmata (_Mission de Ghadamès_,
p. 80, 81, 234 et 235, fig. 5 et 6). Des demeures troglodytiques
sont également signalées dans diverses chaînes de montagnes ou de
collines de la Tripolitaine.]
[Note 12 : جرڢ ام أَلعزير, le coteau du Romarin.]
[Note 13 : Les indigènes, suivant un usage presque général
en Tunisie, prononcent le qaf ڧ comme un G et disent :
Gueçar-el-Metameur, pour ڧصار المتامر.]
[Note 14 : Ces hangars s’appellent _Khourçç_, خُرصّ pluriel
_Khourçaç_ خُرصاص, ou _Kib_ كيب, pluriel _Kiab_ كياب.]
[Note 15 : Comme presque tous les _Pancratium_, celui-ci a bien poussé
en serre, mais n’y a pas fleuri. Il faut attendre pour être fixé
sur sa détermination qu’un botaniste fasse une nouvelle excursion à
Aïn Guettar à la fin de l’été ou au commencement de l’automne,
époque présumée de la floraison.]
[Note 16 : Djenoun, pluriel arabe de Djinn, « démon, esprit
malfaisant ».]
[Note 17 : Trois jours après notre passage, un djich d’insurgés
surprenait les Ghomrasen au bordj même du Bir El-Ahmar et ghazziait
leur troupeau après leur avoir tué ou blessé plusieurs hommes.]
[Note 18 : Le Ras-el-Aïn sert souvent aux maraudeurs d’aiguade et
de poste d’embuscade. Le lendemain de notre passage, une troupe de
dix brigands de la frontière s’y était installée ; la cavalerie
de la compagnie mixte fut prévenue trop tard et, lorsqu’elle arriva,
l’ennemi avait déjà décampé.]
[Note 19 : C’est le nom sous lequel ce golfe est désigné sur les
cartes marines.]
[Note 20 : Une grande partie de la population berbère de Djerba
appartient, comme les Mozabites d’Algérie, à la secte schismatique
des Ibadites.]
[Note 21 : صيبُض, صيبُط. Ce nom a une étrange analogie avec
celui de Cibada, Civada, Cevada, qui sert à désigner l’avoine en
espagnol et dans nos patois méridionaux.]
[Note 22 : Ces sources sont de deux natures : les unes surgissent
au fond d’une sorte d’entonnoir à trois ou quatre mètres
au-dessous du sol et arrivent de bas en haut en faisant tourbillonner
le sable : ce sont de véritables puits artésiens, probablement
naturels. Lorsqu’on y jette une grosse pierre, elle descend
à une certaine profondeur et le mouvement du sable cesse de se
produire jusqu’à ce qu’une colonne d’eau, violemment soulevée,
débarrasse le canal encombré et s’étale en bouillonnant fortement
au-dessus de la surface du bassin. Nous avons essayé d’attacher
la pierre à une corde, mais cette corde était ou trop courte et
s’échappait de nos mains, ou trop fragile et se brisait presque
immédiatement. Les autres sources, qui se déversent au fond de la
tranchée presque au même niveau que les premières, paraissent
au contraire provenir de nappes beaucoup moins profondes, presque
horizontales et qui semblent venir du nord ou du nord-ouest.]
[Note 23 : Le service des forêts a été chargé d’étudier cette
question vitale de l’ensablement, et un agent supérieur, connu
par des travaux antérieurs dans des pays de dunes, désigné pour
procéder aux études nécessaires. Les travaux de défense sont
aujourd’hui en voie d’exécution.]
[Note 24 : Il paraît que jadis les gens de Tozer passaient pour
des voleurs incorrigibles, et le bon Moula Ahmed s’étonne que
ces déprédations d’une race qui vole la nuit et escroque le
jour n’aient pas attiré sur Tozer de catastrophes éclatantes ;
il faut bien, dit-il, que l’indulgence et la miséricorde de Dieu
soient infinies ! Il est probable que le pauvre homme y avait perdu
une partie de sa garde-robe.]
[Note 25 : A Djara, dans l’oasis de Gabès, les constructions et
les réparations de barrages s’exécutent de même aux sons d’un
orchestre endiablé. Les femmes y assistent dans leurs plus riches
atours et excitent par leurs encouragements et par leurs _youyous_
le zèle et l’adresse des jeunes hommes.]
[Note 26 : Nouveau pour la flore de la Tunisie.]
[Note 27 : Nouveau pour la flore de la Tunisie.]
[Note 28 : Nouveau pour la Tunisie.]
[Note 29 : _Hypericum Roberti_ Coss.]
[Note 30 : Nouveau pour la flore tunisienne.]
[Note 31 : Nouveau pour la flore tunisienne.]
[Note 32 : Ces monuments, qui font suite à ceux qui ont été
observés à l’Enfida, à la Kesra, à Maktar, à Hammam-Zoukra et
à Ellez, rattachent ce que nous appellerons la région dolménique de
la Tunisie aux grandes agglomérations mégalithiques algériennes
du Dir, de Tebessa, de l’Oued Zenati, des Zardeza, de Roknia
et des environs de Constantine. Leur nombre, l’étendue de
l’aire qu’elles occupent, leur mode particulier de construction
annoncent une œuvre vraiment nationale et ne permettent pas de les
attribuer à des garnisons gauloises ou à de simples migrations
celtiques. L’architecture primitive à laquelle nous devons les
dolmens, les menhirs et les tumulus et dont nous retrouvons les
traces des Syrtes jusqu’au Maroc, aussi bien qu’en France ou dans
les Îles Britanniques, cette architecture qui n’est pas restée
étrangère à l’Asie et dont la Bible porte témoignage, ne saurait
être d’après nous l’apanage et la caractéristique d’une seule
race. Nous essaierons de démontrer dans un mémoire spécial que les
monuments mégalithiques du Nord-Afrique doivent être logiquement
et certainement attribués aux Berbères, qui sont le premier peuple
que l’histoire signale de la Marmarique au détroit de Gabès ;
que les Numides en ont construit pendant la durée de l’âge de la
pierre et de l’âge du bronze, mais qu’ils ont continué à en
édifier pendant la période romaine et jusqu’à la conquête arabe.]
[Note 33 : L’_Oreobliton thesioides_, lorsqu’il est exposé
en plein soleil, a les feuilles étroites de la forme typique ;
au contraire, dans les anfractuosités où il croît à l’ombre,
ses feuilles sont larges et ovales : c’est alors la forme qui a
reçu le nom d’_O. chenopodioides_.]
[Note 34 : Le _fatha_ (ouverture) est le premier verset du Koran.]
[Note 35 : Nouveau pour la Tunisie.]
[Note 36 : Nouveau pour la flore tunisienne. Remplace dans la zone
montagneuse des plateaux le _Teucrium Alopecuros_ des montagnes
sahariennes.]
[Note 37 : Nouveau pour la Tunisie.]