Les Vitelliens, vainqueurs au Capitole, égorgent les partisans de
Vespasien, surpris dans le temple.
Ils combattent ensuite dans les faubourgs contre les légions de Narni
qui cernent la ville.
L'assaut donné à Rome et le combat de rues des deux partis sont
peints par Tacite en traits de plume qui découvrent l'abîme de
corruption d'un peuple vieilli remué dans sa fange.
«Le peuple, dit-il, assistait en spectateur aux coups des combattants,
et, comme dans les jeux du cirque, il les animait tour à tour de ses
acclamations et de ses battements de mains.
«Si un des deux partis venait à plier, si les vaincus se cachaient
dans les boutiques, ou se glissaient dans quelques maisons, la
populace s'ameutait pour qu'on les jetât dehors et qu'on les égorgeât,
afin de s'emparer de leurs dépouilles; car, tandis que le soldat
s'acharnait à tuer, le bas peuple s'acharnait au pillage.»