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Pendant la nuit, des rixes sanglantes s'élèvent entre les partisans de

Vitellius et ceux de Vespasien. Vitellius, impuissant, ne peut ni

prévenir, ni seconder ces mouvements désordonnés du peuple et des

soldats.

Le matin, ses troupes attaquent, malgré lui, le sénateur Sabinus, chef

du parti de Vespasien, barricadé dans le Capitole; le Capitole est

incendié avec les statues des dieux et des héros, changées par les

combattants en armes défensives ou agressives.

Ici, l'histoire de Tacite prend tour à tour l'accent de l'élégie

sacrée et celui de l'imprécation:

«Et quelle cause nous armait? s'écrie l'historien, quelle était la

compensation d'une si grande ruine?

«Était-ce pour la patrie que nous combattions? Le vieux roi de Rome,

Tarquin, avait consacré ce temple pour obtenir la protection des Dieux

dans la guerre contre les Sabins; il en avait jeté les fondements,

plutôt dans la vue de notre future grandeur, que dans les proportions

encore si modiques du peuple romain; ensuite Servius Tullius, avec le

concours de nos alliés, et Tarquin le Superbe, avec les dépouilles de

Suessa, avaient construit ses murailles; mais la gloire d'élever ce

chef-d'oeuvre était réservée à la liberté.»

Cours familier de Littérature - Volume 12 · 第 73 / 208 题