[1: A. Filon, _Mérimée et ses amis_, Paris, 1894, pp. 37-38.]
[2: Il est vrai que Eugène de Mirecourt, l'auteur des _Contemporains_,
avait essayé de faire quelques recherches et qu'il avait consulté le
_Voyage_ de Fortis, source principale de _la Guzla_. Mais, avant d'avoir
trouvé ce qu'il cherchait et ce qu'il aurait pu trouver avec quelque
diligence, il ferma le «gigantesque volume», déclarant «franchement»
qu'il ne voyait pas de quel secours a pu être à Mérimée «ce livre
indigeste, qui ne parle que de métallurgie, de botanique et de
géologie». (_Les Contemporains_, n° 79, _Mérimée_, Paris, 1857, p. 37.)]
[3: Voir à la fin du présent volume une liste de travaux relatifs à _la
Guzla_.]
[4: Notamment: le royaume de Serbie, la Bosnie-Herzégovine, le royaume
de Croatie, une partie de l'Istrie et une autre de la Hongrie du Sud, la
Dalmatie, la principauté de Monténégro, la Vieille-Serbie (Macédoine du
Nord et le sandjak de Novi-Bazar), enfin une partie de la Macédoine.]
[5: Même de nos jours, le gouvernement bosniaque ne reconnaît pas
l'existence d'une langue serbo-croate officielle et lui donne le nom de
_langue provinciale_ (_sic_), _die Landessprache_.]
[6: Ce nom, qui désigne aujourd'hui exclusivement les habitants de
l'Esclavonie (pays faisant partie de la Croatie), désignait autrefois
les Slaves en général; il commença à disparaître dès la fin du XVIIIe
siècle, surtout sous l'influence des écrivains russes. Pour remplacer le
nom d'_Esclavons_ par un terme plus précis, un Ragusain, le comte de
Sorgo, proposait, en 1807, à l'Académie Celtique de Paris le nom de
_Slovinski-narod_ (peuple slovinique). _Mémoires de l'Académie
Celtique_, t. II, pp. 21-62.]
[7: Voir _ci-dessous_, ch. II, § 5.]
[8: Petit de Julleville, _Histoire de la langue et de la littérature
française_, t. II, pp. 308-311.]
[9: Ernest Leroux, éditeur.]
[10: Édition fac similé, par L. Stoyanovitch, Belgrade et Vienne, 1897.]
[11: M. Murko, _Geschichte der älteren südslawischen Litteraturen_,
Leipzig, 1908, pp. 181-184.--A. Brückner, _Ein weissrussischer_ Codex
miscelianeus, _Archiv für slavische Philologie_, t. IX, 1886.]
[12: Dr Friedrich Krauss, dans la _Zeitschrift für vergleichende
Litteraturgeschichte_, Neue Folge, III Band, Berlin, 1890, p. 351.]
[13: F. Lenormant, _Deux dynasties françaises chez les Slaves
méridionaux_, Paris, 1861.]
[14: Pavlé Popovitch, _Manekine in der südslavischen Litteratur_ dans la
_Zeitschrift für romanische Philologie_, 1908, pp. 312-322 et 754.]
[15: Paul Morillot, _Le Roman de 1660 à 1700_ dans l'_Histoire de la
langue et de la littérature française_ publiée sous la direction de
Petit de Julleville, t. V, p. 574.]
[16: Maurice Souriau, _Bernardin de Saint-Pierre_, Paris, 1905.]
[17: À ce sujet, consulter la _Bibliographie française sur les Serbes et
les Croates_, par M. Nicolas S. Pétrovitch (Belgrade, 1900), et les
travaux du Dr Petar Matkovic, dans les _Rad_ de l'Académie Sud-Slave
d'Agram, et ceux de M. Stoyan Novakovitch, dans les _Godichnitsa Nikolé
Tchoupitcha_ et ailleurs.]
[18: Pierre Martino, _L'Orient dans la littérature française aux XVIIe
et XVIIIe siècles_, Paris, 1906.]
[19: À Paris, chez N.-M. Tilliard, 1765, pp. XLIV et 364, in-4°. Manque
dans la bibliographie de M. Pétrovitch.]
[20: «Ces Ragusois sont gens de grand traffic, et principalement sur
ceste mer Méditerranée, ayans plus de six-vingts gros navires, avares,
superbes et hautins, qui se persuadent n'y avoir gens plus nobles
qu'eux: et pour paroistre tels, portent ordinairement l'oyseau sur le
poing en se promenans par la ville, avec leur long habit, suyvans au
reste l'église romaine et recognoissans le Pape. Leur commun idiome est
l'Esclavon, le plus fâcheux de toutes les autres langues: pour lequel
ils ont un alphabet et characteres à part, duquel aussi se servent les
Serviens, Bossenois, Bulgariens, etc.» (Jean Palerne Foresien,
_Pérégrinations_, Lyon, 1606, p. 517.)--«Nous vismes après Raguse, qui
est la ville capitale d'une république, écrivait vers 1610 un Parisien;
bien qu'elle ne soit guère plus grande que la place Royalle, mais que la
beauté des édifices et la quantité des fontaines rendent si jolie que je
pourrois vous assurer qu'il y en a peu dans l'Europe de mieux bastie, si
depuis peu de temps les tremblemens de terre n'en avoient tellement
ébranlé les fondemens qu'il a fallu traverser les rues avec des estayes
pour en appuyer les maisons.» (_Voyage du sieur Du Loir_, Paris,
1654.)--Ces deux ouvrages manquent dans la bibliographie de M.
Pétrovitch.]
[21: _Starine_ de l'Académie Sud-Slave, t. XIV, Agram, 1883, pp. 58-82.]
[22: _Glasnik_ du Musée «provincial» bosniaque, t. XVI, Sarayévo, 1904.]
[23: Cf. Louis Leger, _Molière à Raguse_, dans la _Revue d'histoire
littéraire_, juillet-septembre 1908.]
[24: Bibl. nat. Mss. fonds fr., dossier _Raguse_.]
[25: Louis de Voïnovich, _Louis XIV et Raguse_, dans la _Revue
d'histoire diplomatique_, 1907, pp. 57-95.]
[26: _Les Éclipses_, poème en six chants, dédié à Sa Majesté par M.
l'abbé Boscovich; traduit en français par M. l'abbé de Barruel, Paris,
1779; réimprimé en 1784.]
[27: Il en existe deux copies à Paris, l'une à la Bibliothèque
nationale, l'autre aux Archives nationales. Il y en a aussi à Raguse et
à Venise, paraît-il.]
[28: Léon Gautier, _Les Épopées françaises_, t. II, Paris, 1892, p.
679.--M. Gottlieb Wüscher, dans son étude _Der Einfluss der englischen
Balladenpoesie auf die französische Litteratur_ (Zurich, 1891, p. 23),
attribue faussement cette collection à J.-B. de la Curne de
Sainte-Palaye.]
[29: _Bibliothèque universelle des romans_, mai 1777, p. 6.]
[30: Manque dans la bibliographie de M. Pétrovitch.]
[31: Toute la correspondance à ce sujet entre l'Institut, le ministre
des Relations extérieures et le consul général de France à Raguse, a été
publiée par M. Svrljuga dans les _Starine_, t. XIV, pp. 70-79.]
[32: Parmi les derniers poètes serbo-croates de l'école ragusaine il
faut mentionner un Français, Marc Bruère-Dérivaux (Marko Bruerovic), né
vers 1770, mort en 1823. Son père représentait la France auprès de la
République de Raguse, aussi apprit-il si bien la langue indigène qu'il
devint capable d'écrire des traductions, des satires et des comédies.
Bruère-Dérivaux passa toute sa vie parmi les Slaves méridionaux, fut
consul de France à Scutari en Albanie et mourut pendant un voyage dans
l'île de Chypre. Sur son oeuvre poétique, il existe une étude critique de
M. J. Nagy, _Marko Bruère als ragusanischer Dichter_, dans l'_Archiv für
slavische Philologie_, t. XXVIII, pp. 52-76, Berlin, 1906.]
[33: Né à Vicence en 1740, mort à Bologne le 21 octobre 1803. Cf.
l'article de G. Vedova dans la _Biografia degli Italiani illustri del
secolo XVIII_ de Tipaldo, t. II, p. 237 et suiv.--A. Pypine, _Poésie
populaire serbe_ (en russe), dans le _Viestnik Evropy_, décembre 1876,
p. 718 et suiv.--_Archiv für slavische Philologie_, t. XXX, pp.
586-590.]
[34: Les biographes de Fortis désignent simplement comme «un certain
Anglais, nommé Symonds», ce _scholar_ accompli, successeur du poète
Thomas Gray à la grande Université anglaise. Nous croyons que c'est ici,
pour la première fois, que l'on identifie la personnalité de ce
distingué compagnon de Fortis. Sur John Symonds lire _Dictionary of
National Biography_, t. LV, p. 271, et _Allibone's Dictionary of British
and American Authors_, art. «Symonds (John)».]
[35: _Osservazioni_, pp. 160-161.]
[36: Milan Curcin, _Das serbische Volkslied in der deutschen Literatur_,
Leipzig, 1905, p. 24.]
[37: Dans son _Voyage en Dalmatie_, il écrit une fois: «L'endroit où il
nous attendait... est le lieu le plus propre pour y méditer les _Nuits_
de Young» (t. II, p. 93).]
[38: _Viaggio in Dalmazia_, t. I, p. 89. Cesarotti était même un ami de
sa famille. Il eut beaucoup de succès avec ses réflexions sur les poèmes
ossianiques, dans la _Gazette littéraire_ du 1er septembre 1765.]
[39: Le plus important chapitre du _Voyage en Dalmatie_, celui des
«Moeurs des Morlaques», était dédié à lord Bute. Ce seigneur écossais
était un grand admirateur de son compatriote Macpherson, qu'il fit venir
à Londres en 1762, au moment de son arrivée au pouvoir. Macpherson lui
dédia la première édition de _Fingal_ et cette politesse fut très
libéralement rendue: lord Bute paya les frais de la publication de
_Temora_ (_Dictionary of National Biography_, t. XXXV, p. 263). Un tel
homme ne pouvait que très chaudement conseiller à Fortis de recueillir
des ballades populaires.]
[40: _Archiv für slavische Philologie_, t. XXX, pp. 586-596.]
[41: Quoi qu'en disent quelques écrivains, sous ce nom, Fortis entendait
le peuple serbo-croate en général, et non pas exclusivement la tribu
dalmate désignée aujourd'hui par ce nom. Il déclare expressément que «le
pays habité par les Morlaques s'étend _plus loin vers la Grèce,
l'Allemagne et la Hongrie_»: c'est-à-dire qu'il comprend la Bosnie, la
Serbie et la Macédoine (_Viaggio_, t. I, p. 44).
Morlaque vient d'une forme primitive morovlach: _moro_ représente le
grec [Grec: mauros] (noir, misérable); _vlach_ (valaque) est le mot par
lequel les Slaves musulmans et catholiques désignent volontiers leurs
congénères de religion orthodoxe.]
[42: _Volkslieder_, Erster Teil, Leipzig, 1778, pp. 130-138: «Ein Gesang
von Milos Cobilich und Vuko Brankowich. Morlakisch.»]
[43: _Viaggio in Dalmazia_ dell'Abate Alberto Fortis. In Venezia, Presso
Alvise Milocco, all'Apolline, 1774, 2 vol. in-4°, pp. 180 et 204;
nombreuses planches.]
[44: _Viaggio_, t. I, p. 88.]
[45: _Viaggio_, t. I, pp. 98-105.]
[46: Charles Nodier se moque agréablement de son lecteur quand il
prétend avoir «recueilli de la bouche des Dalmates» la version qu'il en
a donnée dans _Smarra_ (1821).]
[47: F.-C.-H.-L. Pouqueville, _Voyage dans la Grèce_, 2e édition, Paris,
1826, t. III, p. 135.]
[48: Cf. _ci-dessus_, p. 25.]
[49: M.J. Nagy, dans son article sur Marc Bruère, tout en ignorant
l'ouvrage de Pouqueville, discute, par anticipation, la possibilité de
ce qu'on y avance. Sa conclusion est négative. (_Archiv für slavische
Philologie_, 1906, pp. 52-76.)]
[50: _Osservazioni sopra diversi pezzi del Viaggio in Dalmazia del
Signor Abate Alberto Fortis, coll'aggiunta della cita di Sochivizca_. In
Venezia, 1776, pp. 264, in-4º.]
[51: _Sermone parenetico di Pietro Sclamer Chersino al Signor Giovanni
Lovrich_, Modena, 1777.--_L'Abate Fortis al Signor Giovanni Lovrich_,
Brescia, 1777.--_Lettera apologetica di Giovanni Lovrich al celebre
Signor Antonio Lorgna_, Padoua, 1777. (Lorgna avait attaqué Lovrich dans
les _Efemeridi letterarie di Roma_ du 31 août 1776.)]
[52: É. Reclus, _Géographie universelle_, t. III, p. 235.]
[53: _Die Sitten der Morlacken_. Aus dem Italienischen übersetzt [par
F.-A.-C. Werthes]. Mit Kupfern. Bern, bey der typographischen
Gesellschaft, 1775, pp. 99, in-8°.--Extrait de l'ouvrage suivant:]
[54: Abbate Alberto Fortis, _Reise in Dalmatien_. Aus dem Italienischen.
Mit Kupfern. Bern, bey der typographischen Gesellschaft, 1776, 2 vol.
in-8°, pp. 266 et 284.]
[55: _Mercure de France_, février 1777, pp. 109-116.]
[56: _Lettre de M. l'abbé Fortis à Mylord comte de Bute sur les moeurs et
usages des Morlaques, appelés Monténégrins_. Avec figures. À Berne, chez
la Société typographique, 1778, pp. 85, in-8º.--_Lettre à Son Excellence
Jacques Morosini sur le pays de Zara_. Avec figures. À Berne, chez la
Société typographique, 1778, pp. 43, in-8º.--Ces deux brochures sont
tirées à part de l'ouvrage suivant:]
[57: _Voyage en Dalmatie_ par M. l'abbé Fortis. Traduit de l'italien.
Avec figures. Berne, chez la Société typographique, 1778, 2 vol., pp.
246 et 276, in-8º.--M. Milan Curcin (_op_. _cit._, p. 48) prétend que
cette traduction française n'est pas faite sur l'original italien mais
sur la traduction allemande de 1776. Nous n'avons pu comparer les trois
éditions complètes,--au British Museum manque la traduction française et
à la Bibliothèque Nationale manque l'original--mais nous avons comparé
le chapitre sur les _Moeurs des Morlaques_ et, jugeant d'après ce
chapitre, il nous semble que M. Curcin se trompe. On trouve tant de
mêmes mots d'origine latine dans le texte italien et la traduction
française que des coïncidences si nombreuses seraient inexplicables si
la traduction française avait été faite sur la traduction allemande.
(Cf. surtout le commencement du § 9: _De' Costumi_). Mais ce n'est pas
tout. Le traducteur français NE REPRODUIT PAS nombre de fautes
d'impression et de transcription des noms slaves, fautes que l'on trouve
dans l'édition allemande, mais non dans l'original. Aussi son texte se
rapproche-t-il (son texte serbo-croate de la _Xalostna piesanza_) plutôt
du texte de Fortis que de celui du traducteur allemand. La preuve
apportée par M. Curcin que les planches sont identiques dans les deux
traductions n'est pas suffisante, étant donné que les deux ouvrages sont
sortis des mêmes presses.]
[58: _Frankfurter Gelehrten Anzeigen_, des 1er et 5 mars 1776, p. 149.
(Cité par M. Karl Geiger, dans l'_Archiv für Literaturgeschichte_, t.
XIII, Leipzig, 1885, p. 339.)]
[59: _Die Sitten der Morlacken_, pp. 91, 93, 95, 97, 99. Le _Klaggesang_
ne porte pas la signature de Werthes, mais on sait bien que la
traduction était sienne. Cf. Dr. Theodor Herold, _Friedrich August
Clemens Werthes und die deutschen Zriny-Dramen_, Münster i. W., 1898, p.
35 et suiv. (Cité par M. Curcin, _op. cit._, p. 45.)
Goethe avait fait la connaissance de Werthes une année avant la
publication de cette traduction (1774). Cf. _Allgemeine deutsche
Biographie_, t. XLII, p. 132, et _Goethe-Jahrbuch_, t. VII, p. 206 et
suiv. Pour notre part, nous croyons que ce fut à cette occasion qu'il
prit aussi connaissance de la traduction de Werthes.]
[60: Karl Bartsch, _Goethe und das serbische Versmass_, article publié
dans la revue berlinoise _Die Gegenwart_, t. XXIV, 1883, n°41, p. 229 et
suiv.]
[61: _Volkslieder_, Erster Teil, Leipzig, 1778, pp. 309-314. La
traduction fut publiée anonymement; le nom de Goethe ne figure que dans
les _Goethes Schriften_, t. VIII, 1789, pp. 177-182.--Sur cette
traduction existe toute une littérature dont, ailleurs, nous donnerons
la nomenclature.]
[62: _Volkslieder_, Zweiter Teil, Leipzig, 1778, pp. 168-171. Nombreuses
réimpressions, dont la meilleure est celle de Karl Redlich: _Herders
Poetische Werke_, Erster Band, Berlin, 1885 (dans les _Herders
Sämmtliche Werke_, herausgegeben von B. Suphan, XXV Band).]
[6: Tome XXX, pp. 593-596.]
[64: Voir à l'appendice.]
[65: Il en parle dans son article _Serbische Lieder_, publié pour la
première fois dans _Ueber Kunst und Altertum_, t. V, livr. 2 (1824), p.
53. Pourtant, Goethe fait erreur lorsqu'il affirme avoir traduit le
_Klaggesang_ d'après la comtesse de Rosenberg; _les Morlaques_, en
effet, ne contiennent pas cette pièce. Ils sont, du reste, postérieurs
de treize ans à la traduction de Goethe, qui est de 1775 ou 1776. (Voir
Franz Miklosich, _Ueber Goethe's «Klaggesang von der edlen Frauen des
Asan Aga»_, Vienne, 1883, pp. 50-52.)]
[66: _Giornale encyclopedico di Vicenza_, 1789 ou 1790. L'article fut
traduit en français et publié dans _l'Esprit des journaux_, juillet
1790, pp. 225-249.]
[67: Par Samuel Gottlieb Bürde, Breslau, 1790. Cf. une notice de Karl
Geiger dans l'_Archiv für Literaturgeschichte_, Leipzig, 1885, t. XIII,
p. 348 et suiv.]
[68: Charles Nodier, _Mélanges tirés d'une petite bibliothèque_, Paris,
1829, pp. 187-194.--Cf. aussi la note de Nodier, jointe à son exemplaire
des _Morlaques_ et publiée par le baron A. Ernouf dans le _Bulletin du
Bibliophile_, juin-juillet 1858, p. 1010: «Je connais, dit-il, peu de
livres plus neufs, plus piquants et plus curieux; c'est un tableau très
vrai des moeurs les plus originales de l'Europe, et j'ose dire qu'il
n'existe dans aucune langue un ouvrage aussi complet sur cette
matière.»]
[69: _Notice sur la vie et l'oeuvre de Justine Wynne_, par le baron
Ernouf, dans le _Bulletin du Bibliophile_, 1858, p. 997 et suiv. (En
citant cet article, nous l'abrégeons.) Outre cette curieuse _Notice_,
nous avons consulté: l'Introduction des _Essays moral and sentimental_
(Londres, 1785); l'article cité de Charles Nodier; _Biographisches
Lexikon des Kaiserthums Oesterreich_, von Dr. C. v. Wurzbach (art.
«Rosenberg-Orsini»); l'ouvrage cité de Franz Miklosich.--Un érudit
français, d'Ansse de Villoison, qui séjourna à Venise en 1782, parle
souvent de la comtesse de Rosenberg, dans les très intéressantes lettres
qu'il écrivit cette même année 1782 de la cour de Weimar à John Strange,
ministre anglais à Venise. D'Ansse de Villoison était un des premiers
Français qui aient connu Goethe personnellement, et M. Ch. Joret lui a
récemment consacré trois articles dans la _Revue d'histoire littéraire
de la France_ (1895-1896) et dans la _Revue germanique_ (1909). Les
lettres dont nous parlons non seulement sont restées inédites, mais
encore personne n'a songé à les étudier. Elles se trouvent au British
Museum, Eg. MSS. 2002, ff. 112-120, 127, 130, 138, 145, 155, 167, 181.
Peut-être fût-ce cet ami de la comtesse de Rosenberg qui parla pour la
première fois d'elle devant Goethe.]
[70: Wurtzbach, _Biographisches Lexikon des Kaiserthums Oesterreich_, t.
XXVIII, p. 17 et suiv.]
[71: Deux tomes en 1 vol. gr. in-8°, ensemble de 358 pages. Titre gravé,
avec les initiales J.W.C.D. U.& R. et une dédicace à Catherine II, avec
les noms de la comtesse en toutes lettres. Il semble qu'il y ait des
exemplaires où ces noms figurent sur le titre aussi, et qu'il y en ait
dans lesquels manque la dédicace. L'exemplaire que nous avons eu entre
les mains, celui du British Museum, ne porte que les initiales. J.-Ch.
Brunet cite aussi une édition de _Modène_, Société typographique, in-4°
[1788?] (_Manuel du libraire_, t. V, col. 1486.)]
[72: Préface aux _Morlaques_.]
[73: À propos de la «couleur locale» des _Morlaques_, l'abbé Cesarotti
écrivait: «On a même souvent reproché aux poètes de France que leurs
héros, soit Turcs, Chinois ou Américains, ne sont dans le fond que des
Français déguisés. Ici, au contraire, tout ce que l'on voit et que l'on
entend est _morlaque_, tout est convenable, tout est dans les coutumes
et dans la vérité.» (_L'Esprit des Journaux_, juillet 1790, p. 247.)]
[74: Cf. Joseph Texte, _Jean-Jacques Rousseau et le cosmopolitisme
littéraire_, Paris, 1895, pp. 384-440.]
[75: J.-J. Jusserand, _Histoire littéraire du peuple anglais_, t. I, p.
7.]
[76: Nous ne croyons pas qu'il faille attacher beaucoup d'importance à
ce jugement: c'est Nodier bibliomane et non pas Nodier critique qui
parle («un joli exemplaire, larges marges», etc.). Le rare in-8° qu'est
ce roman, est très apprécié par les amateurs de livres.--Pourtant,
l'auteur de _Jean Sbogar_ fut blâmé plusieurs fois pour cet éloge de la
«couleur locale».]
[77: Elle reconnaît cette dette dans sa préface.]
[78: À ce sujet, voir _ci-dessous_, §§ 7, 8 et 9.]
[79: _Bulletin du Bibliophile_, 1858, pp. 1005 et 1011.]
[80: Charles Nodier, _Mélanges tirés d'une petite bibliothèque_, pp. 189
et 192.]
[81: Ch. Nodier, _op. cit._, p. 188.--Cet exemplaire a appartenu,
depuis, au prince d'Essling et, ensuite, au baron Ernouf, mort en 1887.
Nous ne connaissons pas son possesseur actuel. Un autre exemplaire,
marqué 70 francs, se trouvait au mois de juillet 1847 sur le catalogue
de la librairie J. Techener à Paris (_Bulletin du Bibliophile_, 1847, p.
326). Un troisième, appartenant à Aimé Martin, a passé en vente en 1848.
_Les Morlaques_ se trouvent au British Museum à Londres, ainsi qu'à la
Bibliothèque Impériale de Vienne; à Saint-Pétersbourg on en a deux
exemplaires, dont l'un fut offert par l'auteur à Catherine II. (Cf. la
lettre du baron Korff au directeur du _Bulletin du Bibliophile_, sept.
1858, pp. 1226-1228.) La Bibliothèque Nationale ne possède pas cet
ouvrage.]
[82: _Bulletin du Bibliophile_, 1862, pp. 1261-1262. Cf. aussi la notice
du baron Ernouf dans le même journal, 1881, pp. 463-468.]
[83: M. Curcin, _op. cit._, p. 181.]
[84: _Mélanges tirés d'une petite bibliothèque_, pp. 190-191.--Miklosich
(_op. cit._, p. 51) et M. Curcin (_op. cit._, p. 49), ignorant que cet
article de la _Biographie universelle_ était de Nodier lui-même, le
citent pour démontrer qu'il y avait des gens qui «ont jugé _les
Morlaques_ d'une façon plus juste que ne le fit Nodier dans ses
_Mélanges_»!]
[85: Sylvester Douglas, baron Glenbervie (1743-1823). Cf. _Dictionary of
National Biography_, t. XV, p. 348.]
[86: Un «ballet historique», _la Vente des esclaves,_ fut dansé à Berlin
pendant le carnaval de 1802 à une fête donnée par l'ambassadeur de
Portugal, M. de Correa, fête mémorable à laquelle assistaient le roi et
la reine de Prusse. La pièce ne fut jamais imprimée, mais on voit
d'après l'extrait qu'en a publié le baron Ernouf (_Bulletin du
Bibliophile_, 1868, pp. 385-390) qu'un Morlaque y jouait un rôle
important.--Le _Magazine encyclopédique_ enregistrait, au mois d'août
1806, un nouveau ballet des _Morlaques_ qui venait d'être donné au
Théâtre de la Ville de Vienne et qui n'avait point réussi.--Un opéra
intitulé _les Morlaques_, en deux actes, musique du baron de Lannoy,
texte italien de Rossi, fut représenté en 1817 à Graz. L'illustre savant
autrichien Miklosich, qui ne connaissait l'ouvrage de Mérimée que de
nom, et pas du tout celui de Nodier, se trompa singulièrement en
prétendant que cet opéra fut le dernier écho du _Viaggio in Dalmazia_.
(Cf. _Ueber Goethe's Klaggesang_, pp. 38 et 49.)]
[87: _Corinne ou l'Italie_, livre XV, ch. IX.--Cette idée sur la poésie
d'Ossian était déjà exprimée par Mme de Staël au chapitre consacré à la
littérature du Nord, dans son livre _De la littérature_ (pp. 210-224 de
l'éd. originale). On remarquera ici la même fameuse division des «deux
littératures tout à fait distinctes, celle qui vient du Midi et celle
qui descend du Nord».]
[88: _Srpski kgnijevni Glasnik_ du 16 mai 1904, p. 748.]
[89: _Goethe-Jahrbuch_, 1884, p. 118.]
[90: _De l'Allemagne_, éd. Garnier, p. 175.]
[91: _Idem_, partie 2e, ch. XXX.]
[92: _Le Globe_, samedi 21 septembre 1827, p. 410.]
[93: Paul Pisani, _La Dalmatie de 1797 à 1815, épisode des conquêtes
napoléoniennes_. Paris, 1893.--Simo Matavouil, _Le Littoral adriatique
et les plans de Napoléon_ (en serbe) dans la _Délo_ de Belgrade,
décembre 1894.--William Miller, _Napoléon in the Near East_, dans la
_Westminster Review_, novembre 1900.--Louis Madelin, _Fouché_
(_1759-1820_), Paris, 1901, t. II.]
[94: Décret du 15 avril 1811.]
[95: Louis Madelin, _Fouché_, t. II, p. 246.]
[96: _Ibid._]
[97: Le 26 juillet 1812, le _Moniteur_ annonçait que «la langue
française étant devenue la langue du gouvernement et celle de l'armée,
il vient d'être pris des mesures pour que les habitants des villes
illyriennes soient à même d'étudier cette langue. On a donc établi des
chaires de français dans tous les collèges de l'Illyrie». Pourtant,
l'intendant d'Istrie se plaignait au gouvernement général de ce que
«l'instruction ne fût pas adaptée ni aux localités, ni aux moeurs des
habitants». (Madelin, _op. cit._)]
[98: _Télégraphe illyrien_, 27 août 1812 et 28 janvier 1813.]
[99: Madelin, _op. cit., loc. cit._]
[100: L. Leger, _Le Monde slave_, Paris, 1873, pp. 15-17.]
[101: Jean Skerlitch, _Les Romantiques français et la poésie populaire
serbe: Charles Nodier_ (en serbe), dans le _Srpski kgnijevni Glasnik_
des 16 mai et 1er juin 1904.]
[102: N.S. Pétrovitch, _Bibliographie française sur les Serbes et les
Croates,_ Belgrade, 1900, pp. 25-26.]
[103: Manque dans la bibliographie de M. Pétrovitch.]
[104: Louis Leger, _Une mystification littéraire de Mérimée_, dans la
_Nouvelle Revue_ du 16 juin 1908, p. 447.]
[105: Par exemple: _Recherches sur l'Illyrie ancienne et moderne_, dans
le _Moniteur universel_ du 20 mars 1810.]
[106: _Moniteur universel_, 1806, p. 463.]
[107: _Mémoires de l'Académie Celtique_, Paris, 1808, t. II, pp. 21-62.
Cf. aussi pp. 143-145 (lettre de Marc Bruère) et 403-434.]
[108: Le comte de Sorgo, qui prit plus tard le titre de duc, passa le
reste de sa vie à Paris, où il mourut le 17 février 1841, après avoir
publié quelques opuscules sur la littérature ragusaine. Nous parlerons
plus loin de sa traduction d'une ballade serbo-croate qu'il donna à
Mérimée et qui figure aujourd'hui dans _la Guzla_.]
[109: Manque dans la bibliographie de M. Pétrovitch.]
[110: Voir _ci-dessous_, ch. IV, § 5.]
[111: Manque dans la bibliographie de M. Pétrovitch.]
[112: On peut lire sur cet ouvrage une critique de Ch. Nodier, dans le
_Journal des Débats_ du 1er février 1815, et dans ses _Mélanges_, t. II,
pp. 1-10.]
[113: _Annales encyclopédiques_, mars 1818.]
[114: Manquent dans la bibliographie de M. Pétrovitch.]
[115: Manque dans la bibliographie de M. Pétrovitch.]
[116: Manque dans la bibliographie de M. Pétrovitch.--Il existe dans les
archives de la famille Guiguer de Prangins, à Lausanne, un manuscrit
intitulé: _Souvenirs de mon séjour en Illyrie et de mes voyages avec le
général comte Bertrand, gouverneur des provinces illyriennes, en 1812,
1813 et 1814_, par Amédée Massé, secrétaire intime du général. (_Le
Correspondant_ du 10 février 1910, p. 543.)]
[117: Préface de _la Guzla_.]
[118: Madame Mennessier-Nodier, _Ch. Nodier, épisodes et souvenirs de sa
vie_, Paris, 1867, p. 141.--_Correspondance inédite de Ch. Nodier_,
publiée par A. Estignard, Paris, 1876, p. 135.]
[119: _Correspondance inédite_ (lettres à Charles Weiss).]
[120: Il avait épousé Mlle Désirée Charves, fille du juge Claude
Charves, le 30 avril 1808.]
[121: On le voit bien dans la _Correspondance inédite_. Pourtant, M.
Pisani, _op. cit.,_ p. VIII, prétend que Nodier «passa à Laybach l'année
1812 et le commencement de 1813». Nous reviendrons sur ce point.]
[122: _Correspondance inédite_, p. 141.]
[123: _Ibid_.]
[124: L'on connaît quel rôle fantaisiste il attribue à la société
secrète des _philadelphes_ dont il disait avoir été l'un des membres des
plus actifs.]
[125: _Souvenirs et portraits: Fouché_, p. 313.
[126: _Ibid._]
[127: _Portraits littéraires_, t. I, p. 472.]
[128: Quérard, _La France littéraire_, t. VI, p. 429.]
[129: G. Vicaire, _Manuel de l'amateur de livres_, t. VI, col. 91.]
[130: Marmont, _Mémoires_, liv. XIV, p. 435.]
[131: Prospectus du _Télégraphe officiel_.]
[132: Charles Nodier, _Souvenirs de la Révolution et de l'Empire_,
Paris, 1850, t. II, p. 332.]
[133: _Télégraphe officiel_, janvier 1813, p. 32 (Cité par M. Tomo
Matié, _Archiv für slavische Philologie_, 1906, p. 324.)]
[134: «Vers 1811... Nodier fut chargé de la direction... d'un journal
intitulé le _Télégraphe_, qu'il publia d'abord en trois langues:
français, allemand et italien, puis en quatre, en y ajoutant le slave
vindique.» Sainte-Beuve, _Portraits littéraires_, t. I, p. 472.]
[135: P. Pisani, dans le _Bulletin critique_ du 15 novembre 1887.]
[136: _Archiv für slavische Philologie_, t. XXVIII, p. 324, et t. XXIX,
pp. 70 et 79-80.]
[137: Il semble que Nodier n'apporta pas d'Illyrie la collection du
journal dont il était rédacteur, car elle ne figure pas sur le catalogue
de sa bibliothèque, rédigé après sa mort en 1844. En 1821, ayant voulu
insérer dans _Smarra_ une pièce du poète ragusain Ignace Gjorgjic, pièce
dont il avait déjà fait une traduction dans le _Télégraphe_, Nodier se
trouva obligé d'en faire une autre, sans doute parce que le numéro où
parut la première lui manquait.]
[138: Lettres à Weiss.]
[139: Nodier, _Souvenirs et portraits: Fouché_, p. 313.]
[140: P. Pisani, _La Dalmatie de 1797 à 1815_, Paris, 1893, p. 345.]
[141: _Journal de l'Empire_ des 4 et 21 février 1814 (manque le
quatrième article). Ces feuilletons, qui sont d'après M. Leger
«spécimens d'ignorance naïve et de creuse phraséologie», sont réimprimés
encore plusieurs fois, à savoir: _3°_ dans les _Mélanges de littérature
et de critique_ par M. Charles Nodier, mis en ordre et publiés par
Alexandre Barginet de Grenoble, Paris, 1820, t. II, pp. 353-371; _4°_
dans les _Annales romantiques_ pour l'année 1827-1828, pp. 112-118 (en
partie); _5°_ sous la signature de M. «Ch. Nodier de l'Académie
Françoise» dans le _Dictionnaire de la conversation_, art. «Illyrie»
(Paris, 1836); _6°_ dans le même _Dictionnaire_, t. XI de la deuxième
édition (Paris, 1856). Cette dernière fois l'article fut abrégé.]
[142: Cité par M. Matic, _Archiv für slavische Philologie_, t. XXVIII,
p. 324.]
[143: _Nouvelle Revue_ du 15 juin 1908, p. 447.]
[144: À Laybach, de la fin de décembre 1812 au 26 août 1813; à Trieste,
un mois. Au mois de novembre 1813, Nodier se trouvait déjà à Paris et
écrivait des articles aux _Débats_.]
[145: É. Montégut, _Nos morts contemporains_, t. I, p. 131.]
[146: Ch. Nodier, _Souvenirs et portraits_, p. 314.]
[147: «L'évacuation de la province arriva trop vile, dit-il, pour
l'exécution de ce plan.» _Journal des Débats_ du 1er février 1815.]
[148: Francesco-Maria Appendini, _Notizie istorico-critiche sulle
antichità, storia e letteratura de' Ragusei_, Raguse, 1802-03, 2 vol.
in-4°.]
[149: Voir _ci-dessus_, p. 73, et _ci-dessous_, pp. 105-106.]
[150: Nous citons d'après les _Mélanges de littérature et de critique_
de Nodier.]
[151: Il y fut introduit par ordre du duc de Rovigo, avec appointements
de 3.600 francs. (Léonce Pingaud, _Fouché et Charles Nodier_, dans les
_Mémoires de l'Académie de Besançon_, 1901, p. 184.)]
[152: Sainte-Beuve, _Portraits littéraires_, t. I, p. 473.]
[153: Préface à l'édition de 1832.]
[154: _Jean Sbogar,_ Paris, Gide fils, 1818, 2 vol. in-12, pp. VI-234 et
ff. 2, pp. 229-VI. Publié à 5 francs.]
[155: Quelques jours plus tard, le _Journal du Commerce_(6 juillet 1818)
indiquait M. Ch. Nodier comme l'auteur probable de _Jean Sbogar,_ en
ajoutant: «L'éditeur de ce roman nous annonce dans sa préface que cet
auteur part pour la Russie; puisse cette contrée tempérer un peu la
fougue de son imagination! et puisse-t-il, si son amour pour l'état
sauvage lui fait chercher les peuples dans l'état le plus près de la
nature, ne pas trouver chez les Cosaques une réfutation _ad hominem_ de
ses systèmes exagérés!» Nodier répondit au rédacteur, le 10 juillet, par
la lettre suivante qui ne fut insérée par celui-ci que sept jours plus
tard:
«Monsieur,
«J'apprends par un numéro de votre journal qui vient de tomber dans mes
mains, qu'on m'a attribué un roman intitulé _Jean Sbogar_. Les personnes
qui me connaissent savent que je ne fais pas de romans; et comme je n'en
lis pas plus que je n'en fais, je n'ai pas lu _Jean Sbogar._ Le jugement
que vous exprimez sur ce livre pouvant donner cependant une idée fort
étrange de mon caractère, qui, grâces au ciel, n'avait pas encore été
compromis, et qui est à peu près tout ce qui me reste, j'espère que vous
voudrez bien accorder à mon désaveu une mention de deux lignes.
«Quant au voeu que vous avez la complaisance de former pour que les
Cosaques ne répondent pas par un argument _ad hominem_ à mes systèmes
sur les peuples _nouvellement civilisés_, j'en sais apprécier la
délicatesse, et je vous en remercie au nom de ma famille.
«Charles Nodier.»]
[156: Il nous paraît que c'est là une légende habilement arrangée pour
écouler l'édition. On invoque ordinairement le témoignage de N.
Delangle, ami de Nodier et éditeur de ses _Poésies diverses_ (Paris,
1829). Mais Delangle, ce prétendu témoin ou vérificateur, ne cite que le
numéro de _la Renommée_ dont nous venons de parler plus haut, et le
_Mémorial de Sainte-Hélène._ (Préface des _Poésies diverses,_ p. 10.)
Nous avons cherché, au _Mémorial,_ le passage en question, mais nous
n'avons pas réussi à le trouver. Du reste, le comte de Las Cases avait
quitté Sainte-Hélène DIX-HUIT MOIS AVANT que _Jean Sbogar_ eût paru, et,
par conséquent, ne pouvait rien savoir d'une pareille lecture.]
[157: Renouard, _Catalogue de la bibliothèque d'un amateur,_ Paris,
1819, t. III, p. 123.]
[158: Edmond Estève, _Byron et le romantisme français,_ Paris, 1907, p.
31.--_Jean Sbogar_ n'est pas une imitation directe des _Brigands._ La
pièce de Schiller était traduite, en 1785, dans le _Nouveau Théâtre
allemand_ de Friedel et Bonneville. La Martelière en tira un gros
mélodrame, _Robert, chef de brigands,_ en 1792. En 1799, traduisant le
théâtre de Schiller, il renonça à y faire entrer les _Brigands_ comme
trop universellement connus. Il les remplaça par une tragédie de
Zschocke, _Abelino ou le grand bandit,_ «pièce qui a un mérite tout à
fait original, et qui, par sa contexture et la singularité du sujet,
semble appartenir au même écrivain». _(Théâtre de Schiller, traduit de
l'allemand,_ Paris, 1799, préface, t.1, p. VII.) C'était cette imitation
qui avait inspiré _Jean Sbogar._]
[159: Préface de l'édition de 1832.]
[160: Ch. Nodier, _Souvenirs de la Révolution et de l'Empire, _Paris,
1850, t. II, p. 328.]
[161: É. Montégut, _Nos Morts contemporains, _Paris, 1883, t. I, p.
141.]
[162: M. Salomon, _Charles Nodier et le groupe romantique, _Paris, 1908,
p. 267.]
[163: Sainte-Beuve, _Portraits littéraires, _Paris, 1862, t. I, p. 472.]
[164: Gérard de Nerval, _Voyage en Orient_. Paris, 1851, t. I, p. 58.]
[165: Une citation fantaisiste du poète ragusain Gondola (Gundulic)
figure en tête du chapitre II de _Jean Sbogar_. Dans ce chapitre se
trouve également le très intéressant portrait d'un vieux chanteur
illyrien, dont nous reparlerons ailleurs. Dans le cinquième, Nodier
définit le _pismé_ dalmate: «sorte de romance qui n'est pas sans charme
quand l'oreille y est accoutumée, mais qui l'étonne par son caractère
extraordinaire et sauvage quand on l'entend pour la première fois, et
dont les modulations sont d'un goût si bizarre que les seuls habitants
du pays en possèdent le secret». Dans le septième chapitre, Jean Sbogar
chante à Antonia «la fameuse romance de _l'Anémone_, si connue à Zara»,
qui est «la production la plus nouvelle de la poésie morlaque». Cette
romance, nous n'avons pas besoin de le dire, n'est pas plus authentique
que les ballades de Mérimée.]
[166: _Jean Sbogar_ a inspiré, en 1838, un roman de George Sand,
_l'Uscoque_, prétendue histoire véritable du héros des deux poèmes de
lord Byron, le _Corsaire_ et _Lara_.]
[167: _Journal de l'Empire_ des 4 et 21 février 1814.]
[168: Balthasar Hacquet, _L'Illyrie et la Dalmatie_, trad. de l'allemand
par M. Breton, Paris, 1814, 2 vol. in-12.]
[169: Voy. _ci-dessus_, la note 141.]
[170: _Minerve littéraire_, t. I, p. 354.]
[171: _Annales de la littérature et des arts_, t. IV, pp. 262-264.]
[172: _Encyclopédie des gens du monde_, t. XVIII, p. 159.]
[173: _Biographie universelle_, t. XXX, p. 641.]
[174: À Paris, chez Ponthieu, pp. 212, in-12; prix: 3 francs.]
[175: Préface à la première édition. Cette étymologie est très
arbitraire; le mot «esclavon» n'est pas _smarra_ mais _mora_ (incube).
Pourtant, ce n'était pas Nodier qui avait inventé le mot. M. Tomo Matic
a bien trouvé un chapitre intitulé _Incubo o Smarra_ dans la réfutation
de Lovrich, _Osservazioni sopra diversi pezzi del Viaggio in Dalmazia
del Signor Abate Alb. Fortis_ (p. 201).]
[176: _Smarra_, pp. 11-13.]
[177: Préface à l'édition Renduel.]
[178: «En Illyrie, Nodier avait trouvé une population dont les sommeils
étaient troublés habituellement par le cauchemar et dont les veilles
étaient assombries par la plus monstrueuse et la plus noire superstition
qui existe: la croyance au vampirisme.»--Émile Montégut, _Nos Morts
contemporains_, Paris, 1883, t. I, p. 150.]
[179: André Le Breton, _Balzac, l'homme et l'oeuvre_, Paris, 1905, pp. 57
et 70. Cf. aussi _Byron et le romantisme français_, par Edmond Estève,
Paris, 1907, p. 491 et suiv.]
[180: Sur Anne Radcliffe et son influence, voy. _History of Romanticism
in the XVIIIth Century_ by Henry A. Beers, pp. 249-264.]
[181: Cf. H. A. Beers, _op. cit._, pp. 404-410 et _passim_.--F.
Baldensperger, _Le «Moine» de Lewis dans la littérature française_
(_Journal of comparative Literature_, juillet-septembre 1903).]
[182: Sur Maturin, voy. les _Portraits littéraires_ de Gustave
Planche.--Victor Hugo cite _Bertram_ en tête de son ode _la
Chauve-Souris_.]
[183: André Le Breton, _op. cit., loc. cit._]
[184: Nous consacrerons au vampirisme un chapitre spécial dans la
deuxième partie de notre étude.--Remarquons le même goût de
l'épouvantable chez les peintres romantiques. À cet égard, nous trouvons
_la Danse macabre_ de Deveria (Musée de Grenoble), très
caractéristique.]
[185: M. Breuillac, _Hoffmann en France_ dans la _Revue d'histoire
littéraire de la France_, 1906-1907.]
[186: Jules Marsan, _Notes sur la bataille romantique (Revue d'histoire
littéraire,_ 1906, p. 596).]
[187: Victor Vignon Rétif de la Bretonne, dans sa parodie _Og_, Paris,
Hubert, 1824, in-12.]
[188: _Odes et Ballades_, Paris, Hetzel, p. 300.]
[189: Cf. _ci-dessous_, ch. VI, § 3.]
[190: Notons encore une oeuvre inspirée par la nouvelle de Nodier:
_Smarra ou le démon des mauvais rêves_, divertissement arrangé par MM.
Valnay et Adrien pour les représentations de John Devani (au Théâtre de
Drury Lane à Londres) qui remplit les rôles de Yakoff et de Smarra. La
scène est en Finlande. Paris, typ. de Mme veuve Dondey-Dupré, rue
Saint-Louis, 46, _s. d._ [1853].--_Bibliographie de la France_ du 12
mars 1853.
En 1840, _Smarra_ fut traduit en espagnol. Voici le titre de cette
traduction: _Smarra, ó los demonios de la noche_. Sueño romántico,
traducido del esclavon al francés por Carlos Nodier, y del francés al
español por A. M. _Barcelona_, 1840, imp. de T. Tauló, ed. Madrid, lib.
de Cuesta. En 16°. Con Iáms. (Don Dionisio Hidalgo, _Bibliografia
española_, Madrid, 1870, t. IV. p. 502.)]
[191: Jean Skerlitch, _Srpski kgnijevni Glasnik_ du 1er juin 1904, pp.
847-48.]
[192: Cf. Louis Madelin, _Fouché_, Paris, 1901, t. II, p. 248.]
[193: _L'Aubépine de Veliko._]
[194: Pétrovitch, _Bibliographie française sur les Serbes et les
Croates,_ Belgrade, 1900, p. 32.]
[195: Cf. _ci-dessous,_ ch. IV, § 2 et ch. XI, § 1.]
[196: Cf. _ci-dessus_, ch. I, § 7.]
[197: On peut lire l'original serbo-croate de ce poème dans les _Piesni
razlike_ d'Ignace Gjorgjic, ed. Lj. Gaj, Agram, 1855, p. 16, sous le
titre de _Zgoda ljuvena_. M. Malic a reproduit _in extenso_ les deux
versions de Nodier, dans _l'Archiv für slavische Philologie_, t. XXIX,
pp. 79-84.]
[198: Voy. _ci-dessus_, p. 92.]
[199: _Minerve littéraire_, ch. I, § 9.]
[200: _Smarra_, pp. 184-185.]
[201: _L'Abeille_ (suite de _la Minerve littéraire_), 1821, t. IV, p.
361.]
[202: _Gazette de France_ du 28 septembre 1821.]
[203: _Annales de la littérature et des arts_, t. IV, Paris, 1821, p.
391.]
[204: Sur cette réimpression lire _Le Romantisme et l'éditeur Renduel_,
par Adolphe Jullien, Paris, 1897, pp. 180-184.]
[205: Nous ne parlerons pas de _Mademoiselle de Marsan_, dont l'action
se passe presque exclusivement en Italie, et qui n'est, du reste, qu'une
édition abrégée de _Jean Sbogar_.--On ne considère plus comme une oeuvre
de Nodier: _Lord Ruthwen ou les Vampires_, roman de C.[yprien]
B.[érard], publié par l'auteur de «Jean Sbogar» et de «Thérèse Auber»,
Paris, Ladvocat, 1820, 2 vol. La seconde édition, parue quelques mois
plus tard, porte à la couverture le nom de Nodier, mais il désavoua la
paternité du livre, à la grande colère de Ladvocat. (E. Estève, _Byron
et le romantisme français_, Paris, 1907, pp. 76-77.)]
[206: M. Henry A. Beers, auteur de _History of Romanticism in the XIXth
Century_, aborde pourtant cette question aux pages 190-191 de son
excellent livre.]
[207: F. Brunetière, art. «ballade» dans la _Grande Encyclopédie_.]
[208: _Ibid._]
[209: Cf. Andrew Lang, article «Ballads» dans l'_Encyclopædia
Britannica_.]
[210: Cf. Andrew Lang, _loc. cit._]
[211:
O, fellow, come, the song we had last night.
Mark it, Cesario, it is _old and plain._
The spinsters and the knitters in the sun
And the free maids that weave their thread with bones
Do use to chant it: it is silly sooth,
And dallies with the innocence of love
Like the old age.
]
[212: Sir Philip Sidney, _Defence of Poesie,_ Londres, 1580. (Cité par
M. Bonet-Maury, G.-A. _Bürger et les origines de la ballade littéraire
allemande_, Paris, 1889, p. 27.)]
[213: _Ibid._]
[214: Bonet-Maury, _loc. cit._--En 1850, I. Garachanine, ministre de
l'intérieur de Serbie, se trouva aussi obligé d'interdire dans certains
districts le chant public des _piesmas_, qui exaltaient encore assez les
auditeurs pour en pousser quelques-uns à gagner la montagne et se faire
bandits.]
[216: Joseph Texte, _Jean-Jacques Rousseau et les origines du
cosmopolitisme littéraire_, Paris, 1895, p. 386.]
[217: _Idem_, p. 384.]
[218: _Fragments of Ancient Poetry, collected in the Highlands, and
translated from the Gaelic or Erse Languages_, Édimbourg, 1760. Une
souscription publique engagea Macpherson à faire un voyage dans les
montagnes écossaises, afin d'y recueillir d'autres poèmes si
remarquables dont s'enorgueillissait le patriotisme régional des avocats
édimbourgeois et des grands seigneurs calédoniens. _Fingal, Ancient Epic
Poem in six Books_ parut en 1762, _Temora_ en 1763. En 1765, tout fut
réuni sous le titre général de poésies d'Ossian. Avant les _Fragments_,
Macpherson avait donné un poème épique très médiocre: _The Highlander_
(1758).]
[219: «Nevertheless, there can be no doubt that large parts of both
_Fingal_ and _Temora_ were what they claimed to be: translations
(frequently very free) from Gaelic originals.»--W.H. Hulme, dans _Modern
Language Notes_, 1899, col. 436-437.]
[220: Cf. B. Schnabel, _Ossian in der schönen Litteratur England's bis
1832_, dans _Englische Studien_, t. XXIII, pp. 31-73 et 366-401.]
[221: N° 177 du _Rambler_ (1751).]
[222: Lettre à Hurd, mars 1765.]
[223: G. Bonet-Maury, _op. cit._, pp. 32-34.]
[224: _Bishop Percy's Folio Manuscript_, edited by John W. Hales and
Frederick J. Furnivall, Londres, 1867-68, 3 vol.]
[225: Hermann Hettner, _Geschichte der englischen Literatur von der
Wiederherstellung des Königthums bis in die zweite Hälfte des
achtzehnten Jahrhunderts_, 3e édition, p. 454.]
[226: H. A. Beers, _History of Romanticism in the XVIIIth Century_,
New-York, 1899, p. 299.]
[227: Appendice à la préface de la 2e édition des _Lyrical Ballads._]
[228: H. A. Beers, _op. cit._, p. 300.]
[229: Allan Cunningham, _English Literature in the last Fifty Years_,
dans _The Athenæum_ pour lannée 1833.]
[230: Th. Watts-Dunton, _Encyclopædia Britannica_, t. XX, p. 859.]
[231: Chose pour nous des plus intéressantes: dans son enthousiasme pour
la poésie populaire, Klopstock s'efforça de se procurer d'_authentiques
ballades «illyriques»_, bien avant Goethe et Herder, pour ne rien dire
des «illyricisants» du XIXe siècle. Le 22 juillet 1768, il écrivit au
jésuite viennois Michel Denis, qui traduisait Ossian en hexamètres
allemands, pesants et monotones, et qui connaissait bien les
«Illyriens»: «Sie haben mir durch Ihre Nachricht, dass noch illyrische
Barden durch die Ueberlieferung existiren, eine solche Freude gemacht,
dass ich ordentlich gewünscht hätte, dass mir Ihr Ossian weniger
gefallen hätte, um Sie bitten zu können, ihn liegen zu lassen und diese
Barden zu übersetzen... _Aber ich will auch einige Blumen aus Ihrem
illyrischen Kranze in meine Sammlung haben_.» Et il lui donna alors des
instructions pour préparer le texte original et la traduction en regard.
Mais cette tentative resta sans effet. (M. Curcin, _Das serbische
Volkslied_, p. 39.)]
[232: Joseph Texte, _Jean-Jacques Rousseau et le cosmopolitisme
littéraire _, p. 388.]
[233: Hermann Hettner, _op. cit._, p. 455.]
[234: J. Texte, _op. cit., loc. cit._]
[235: G. Bonet-Maury, _op. cit._, pp. 48-54.--H. A. Beers, _Romanticism
in the XVIIIth Century_, pp. 300-301.--H. F. Wagener, _Das Eindringen
von Percy's Reliques in Deutschland_, Heidelberg, 1897.--Heinrich Lohre,
_Von Percy zum Wunderhorn, Beiträge zur Geschichte der
Volksliedforschung in Deutschland_, Berlin, 1902.]
[236: Joret, _Herder_, Paris, 1875, p. 478.]
[237: Publié dans le _Deutsches Museum._]
[238: Cet ouvrage est plus connu sous le nom des _Voix des peuples dans
la poésie_ (_Stimmen der Völker in Liedern_), qui exprime, il est vrai,
beaucoup mieux la pensée intime de Herder, mais qui nest pas de lui. En
effet, ce titre avait été donné aux _Volkslieder_, en 1807, par leur
éditeur J. von Müller.]
[239: A. Vilmar, _Geschichte der deutschen National-Litteratur_,
Marburg, 1886, p. 389.]
[240: On peut signaler sous laction allemande un mouvement folklorique
en Bohème, en Suède, en Danemark, en Serbie. Nous ne nous occuperons que
de ce dernier, et pour cause.]
[241: Edouard Soharé, _Histoire du Lied,_ Paris, 1868. (Nouvelle
édition, publiée en 1903, est précédée dune Étude sur le réveil de la
poésie populaire en France.)--Wilhelm Scheffler, _Die französische
Volksdichtung und Sage_, Leipzig, 1884, Introduction.--Gottlieb Wüscher,
_Der Einfluss der englischen Balladenpoesie auf die französische
Litteratur, von Percys_ «_Reliques of Ancient English Poetry_» _bis zu
de La Villemarqués_ «_Barzaz-Breiz_», _1765-1840_, Zurich, 1891.]
[242: _Essais_, livre I, ch. LIV.]
[243: _Brunettes ou Petits airs tendres, avec les doubles et la basse
continue, méslées de chansons à danser_, 3 vol. Paris, 1703, 1704,
1711.--_Les Rondes, chansons à danser_, Paris, 1724.]
[244: _Les constantes Amours dAlix et dAlexis et les infortunes
inouïes de la très belle, honnête et renommée comtesse de Saulx. (OEuvres
de Moncrif_, Paris, 1769, tome III.)]
[245: Joseph Texte, _op. cit._, p. 389.]
[246: Wüscher, _op. cit._, pp. 33-34.]
[247: Thomas S. Perry, _English Literature in the Eighteenth Century_,
New-York, 1883, p. 417.]
[248: J. Texte, _op. cit._, p. 400.]
[249: _Lettre à M. de Virieu_.--Cf. aussi: _Cours familier de
littérature_, tome XXV.]
[250: _Correspondance de H. de Balzac (1819-1850)_, t. I, p. 6.]
[251: André-Marie Ampère et Jean-Jacques Ampère, _Correspondance et
souvenirs_ (de 1805 à 1864), recueillis par Mme H. Cheuvreux, Paris,
1875, t. I, p. 160.]
[252: Sainte-Beuve, _Portraits contemporains_, t. II, p. 62.]
[253: _Lettres diverses et autres oeuvres mêlées, tant en prose quen
vers_. Bruxelles, 1773, 3 vol. in-12, t. I, pp. 118, 162 et 199.]
[254: _Reliques_, Second Séries, Book the 2nd, n°7. (T. II, p. 19 de
lédition J.M. Dent and C°.)--John Stow, _A Summary of the Chronicles of
England from the first coming of Brute into the Land unto this present
Year_, Londres, 1565. Souvent réédité et continué jusquà lan 1611.]
[255: _Pièces intéressantes et peu connues pour servir à lhistoire et à
la littérature_, par M.[onsieur] D.[e] L.[a] P.[lace], Bruxelles,
1784-5. Tome III, pp. 236-238.]
[256: _Idem_, pp. 239-243.]
[257: _Pièces intéressantes_, tome III, pp. 247-249.]
[258: Elle est traduite en prose française par Loève-Veimars, dans ses
_Ballades, légendes et chants populaires de lAngleterre et de
lEcosse_, Paris, 1825.]
[259: Léon Séché, _Le Roman de Lamartine_, Paris, 1909, pp. 89-103.]
[260: Tome I, pp. 292-300.]
[261: Mars 1807 (t. I, p. 441).]
[262: 1807 (t. III, p. 186).]
[263: _Archives littéraires_, t. XVII, p. 299.--Percy, _Reliques_, First
Series, Book the 1st, n° 4. (Cité par M. Wüscher, _op. cit._, p. 38.)]
[264: _Victor Hugo, leçons faites à lÉcole Normale Supérieure par les
élèves de la 2e année (lettres) 1900-1901_, sous la direction de
Ferdinand Brunetière, Paris, 1902, t. I, p. 62.]
[265: Cf. _ci-dessus_, ch. I, § 5.]
[266: Mme de Staël, _De lAllemagne_, 2e partie, ch. XXX.]
[267: Henri Heine, _De lAllemagne_, t. I, pp. 316-317.]
[268: Paris, 1813; nouvelles éditions 1819, 1829, 1840.--M. de Sismondi
y traduisit un assez grand nombre de romances, non pas sur l'original
espagnol mais sur la traduction allemande de Herder, qui était
elle-même... une simple traduction du français! (Cf. Reinhold Köhler,
_Herders Cid und seine französische Quelle_, Leipzig, 1867. Cette
«source française» était la _Bibliothèque des Romans_.) «Un poète
philosophe allemand, disait M. de Sismondi, Herder, les a recueillies
[les romances] il y a peu d'années; et il les a traduites en vers de
même mesure, avec cette exactitude scrupuleuse que les Allemands
apportent dans leurs traductions.» Dans la seconde édition, l'auteur
déclarait qu'il s'était aperçu, depuis, que les vers de Herder
s'éloignaient souvent de l'original; mais il n'entrevit pas la raison de
ces différences.]
[269: Gustave Lanson, _Émile Deschamps et le Romancero_, étude sur
linvention de la couleur locale dans la poésie romantique. (_Revue
dhistoire littéraire_, 1899, p. 6.)]
[270: _Idem_, pp. 7-8.]
[271: _Journal des Débats_ du 25 juillet 1814.]
[272: _La Muse française_, 1823, t. I, pp. 310-321.]
[273: Sainte-Beuve, Lettre-Préface à l_Étude sur linfluence
anglo-germanique au XIXe siècle_, par William Reymond, Berlin, 1864.]
[274: Joseph Texte, _Revue des Cours et Conférences_ du 13 février
1896.]
[275: Gustave Lanson, _art. cité_.]
[276: _Ibid_.]
[277: T. I, pp. 461 et suiv.--Le premier écrivain français qui avait
collectionné les chansons populaires grecques fut La Guillelière, auteur
de _la Lacédémone nouvelle et ancienne_ (1676).]
[278: T. IX.--Le baron Eckstein écrivit également, trois ans plus tard,
dans sa revue _le Catholique_, deux longues notices sur la poésie
populaire serbe. Nous en parlerons dans le paragraphe suivant, qui sera
consacré spécialement à cette poésie.]
[279: Sainte-Beuve, _Portraits contemporains_, t. IV, pp. 206-208 (éd.
1870).--Angelo de Gubernatis, _Il Manzoni ed il Fauriel studiati nel
loro carteggio inedito_, 2e édition, Rome, 1880.]
[280: Sainte-Beuve, _Portraits contemporains_, t. IV, p. 230.]
[281: Il était né en 1772 et ne fut nommé professeur quen 1830.--Cf.
A.-F. Ozanam, _Mélanges_, t. II.]
[282: Notamment, on lui doit les _Nouvelles recherches sur la langue,
lorigine et les antiquités des Bretons_, Bayonne, 1792.]
[283: J.-B. Galley, _Claude Fauriel, membre de lInstitut, 1772-1844_,
Saint-Étienne, 1909, pp. 285-286.]
[284: _Ibid_.]
[285: Cité par Sainte-Beuve, _Portraits contemporains_, t. IV, p. 236.]
[286: Gaston Deschamps, dans l'_Histoire de la langue et de la
littérature française_ de Petit de Julleville, t. VII, pp. 278-79.]
[287: À Grenoble, une représentation donnée par Mlle Georges produisit
une recette de 2.225 francs. (_Revue des Cours et Conférences_, 23 juin
1898, p. 704.)]
[288: Gaston Deschamps, _Victor Hugo et le Philhellénisme_, dans la
_Revue des Cours et Conférences_ du 23 juin 1898.]
[289: Otto Moell, _Beiträge zur Geschichte der Entstehung der
«Orientales» von Victor Hugo_, Mannheim, 1901.]
[290: _Le Constitutionnel_ du 17 février 1846.]
[291: _le Globe_ des 30 octobre, 20 novembre, 18 décembre 1824 et 19
février 1825.]
[292: Cité par Sainte-Beuve, _Portraits contemporains_, t. IV, pp.
237-8.]
[293: _Goethes Briefe_, Weimar, 1906, t. XXXVIII, p. 191.]
[294: À ce sujet, voir _ci-dessous_, ch. III, § 2.]
[295: H.A. Beers, _History of Romanticism in the XIXth Century_, p.
194.]
[296: Paul Morillot, dans _Histoire de la langue et de la littérature
française_ de Petit de Julleville, t. V, p. 588.]
[297: H.A. Beers, _op. cit._, p. 349.]
[298: Sur cet ouvrage cf. _Gazette de France_ du 31 mai 1824.]
[299: _Le Globe_, 1825, p. 165.]
[300: _Annales de la littérature et des arts_, tome XXVI, pp. 376 et
suiv. (1826).]
[301: _Journal général de la littérature de France _, t. I, p.19. (Cité
par M. Wüscher, _op. cit._, p.69.)]
[302: _Mercure du XIXe siècle_, tome VIII, p. 607 et suiv. (1825).]
[303: Paris, Gosselin, 4 vol. in-8°.]
[304: _La France chrétienne_ des 28 décembre 1827 et 2 janvier
1828.--_Le Globe_ du 17 mai 1828.]
[305: À ce sujet, voir _les Épopées françaises_ de Léon Gautier, t. II,
Paris, 1892.]
[306: H.A. Beers, _Romanticism in the XIXth Century_, New-York, 1902,
pp. 190-191.]
[307: _Journal des Débats_, 25 juillet 1814.]
[308: Cité par M. Léon Séché dans son livre _le Cénacle de la Muse
française_, p. IX.]
[309: Voir _ci-dessus_, § 4.]
[310: _Mala prostonarodnia slaveno-serbska piesnaritsa_, izdana Voukom
Stéphanovitchem. Vienne, 1814, pp. 120, in-8°. Cette brochure fut
bientôt suivie dune seconde (1815). Une nouvelle édition,
considérablement augmentée, fut publiée en quatre volumes de 1823 à
1833. Une troisième édition parut de 1841 à 1865 (5 vol. in-8°).
Lédition complète a été éditée par lÉtat serbe en neuf grands volumes
in-8°, Belgrade, 1891-1902. En outre, il existe une foule déditions
abrégées, morceaux choisis, éditions populaires, etc. (depuis dix
centimes). Nous parlerons plus loin des traductions étrangères.]
[311: Sur loeuvre de Karadjitch on peut consulter: A.N. Pypine et W.D.
Spasowicz, _Histoire des littératures slaves_, Paris, 1881, pp. 299-307;
Lioubomir Sloyanovitch, _Vouk S. Karadjitch_, Belgrade, 1899 (en serbe).
Larticle «Karadjitch» dans _la Grande Encyclopédie_ est bon, mais trop
court; celui de la _Biographie générale_ (Didot) ne vaut rien, de même
que celui de la _Biographie universelle_ (Michaud). Dans ce dernier
répertoire, Karadjitch est inscrit sous le nom incroyablement déformé de
«Wurk».
Ajoutons quun jugement définitif sur le «père de la littérature serbe»
ne sera possible quaprès la publication complète de sa très volumineuse
correspondance, dont les trois premiers volumes sont déjà sortis de
l'Imprimerie Nationale serbe.]
[312: _Nouvelle Revue_ du 15 juin 1908, p. 448.]
[313: On estime toujours son ouvrage _Versuch einer geschichtlichen
Charakteristik der Volkslieder germanischer Nationen, mit einer
Uebersicht der Lieder aussereuropaischer Völkerschaften_, Leipzig,
1840.--Sur la poésie serbe, lire: Karadjitch, Préface du tome IV des
_Chants serbes_, Vienne, 1833 (en serbe); Talvj [Mlle von Jakob],
_Historical View of the Slavic Languages and Literature_, New-York,
1850; Stoyan Novakovitch, Préface au recueil de Pétranovitch, Belgrade,
1867 (en serbe); Pypine et Spasowicz, _Histoire des littératures
slaves_, trad. par É. Denis, Paris, 1881, pp. 367-396; Auguste Dozon,
_lÉpopée serbe_, Paris, 1888, Introduction.]
[314: Ou plutôt «des _gouslé_», car ce mot est le plus souvent du
pluriel féminin en serbe. Mérimée tient la forme italianisée: _guzla_,
de Fortis et de Nodier.]
[315: _Piesma_(chant; pl. _piesmé)_ vient du verbe _pievati_, chanter.
_Pisma_ (pl. _pismé_), dont parlent Fortis, Nodier, _le Globe_, etc.,
nest que le même mot dans le dialecte dit «occidental» de la langue
serbo-croate.]
[316: Talvj, _Historical View_, pp. 368-378.--Nous suivons la traduction
de M. Denis.]
[317: A. Dozon, _L'Épopée serbe_, p. LXXII.]
[318: A. Dozon, _ibid._, pp. LXXI-LXXII.]
[319: Dès le VIe siècle, les écrivains byzantins attestaient lexistence
de poètes chanteurs parmi les Slaves païens.]
[320: Personnages mythiques qui ressemblent aux nymphes de lantiquité
et que les Russes appellent _roussalkas_.]
[321: Traduction allemande, avec une préface de Jakob Grimm, Berlin,
1854.]
[322: Adolphe dAvril, _La Bataille de Kossovo_, rhapsodie serbe tirée
des chants populaires et traduite en français, Paris, 1868.--Un
professeur serbe, M. Sréta Y. Stoïkovitch, a fait tout récemment un
nouvel essai, très réussi, pour fondre en un seul poème les nombreux
fragments de cette épopée.]
[323: John Oxenford, _Marko Kraliévitch, the Mythical Hero of Servia_,
dans le _Macmillan's Magazine_, janvier 1877, pp. 222-229; V. Jagic,
dans l_Archiv für slavische Philologie_, t. V; Auguste Dozon, _op.
cit._; Louis Leger, _Le Cycle épique de Marko Kraliévitch_, dans le
_Journal des Savants_, novembre-décembre 1905.]
[324: Pypine et Spasowicz, _op. cit._, pp. 388-389.]
[325: _Wiener allgemeine Literatur-Zeitung_, 1814, 1815 et 1816. Ces
articles sont recueillis dans les _Kleinere Schriften_ de Jakob Grimm,
t. IV, Leipzig, 1868.]
[326: _Neunzehn serbische Lieder_ übersetzt von den Brüdern Grimm, dans
la _Sängerfahrt_ de Förster, Berlin, 1818, pp. 216-218. Malgré la
signature des deux frères, signature mise par léditeur Förster,
Guillaume Grimm navait eu aucune part à cette traduction. (R. Steig,
_Goethe und die Brüder Grimm_, p. 165). Cf. aussi St. Tropsch, _Wer ist
der Uebersetzer der «Neunzehn serbischen Lieder» in Försters
«Sängerfahrt»?_ [réponse: B. Kopitar], dans l_Archiv für slavische
Philologie_, XXVIII Band, 4 Heft, Berlin, 1907.]
[327: Article consacré à la seconde édition des _Chants serbes_, dans
les _Götting. gel. Anzeigen_, 1824.]
[328: _Freundschaftsbriefe von W. und. J. Grimm_, Heilbronn, 1878, p,
32.]
[329: «Seit den Homerischen Dichtungen ist eigentlich in ganz Europa
keine Erscheinung zu nennen, die uns wie sie [les poésies serbes] über
das Wesen und Entspringen des Epos klar verständigen könnte». (Jakob
Grimm, _Götting. gel. Anzeigen_, 1826, p. 1910.)]
[330: Wuk's Stephanowitsch, _Kleine serbische Grammatik_, verdeutscht
von Jakob Grimm, Berlin, 1824.]
[331: _Goethes Aufsätze zur Litteratur (1822-1832), herausgegeben von
Dr. Georg Witkowski_, p. 111.]
[332: _Goethes Tagebuch_ (_OEuvres_, éd. de Weimar, tome IX de la
troisième partie, p. 382).--Lettre de Karadjitch à Kopitar dans la
_Correspondance_ quon vient de publier à Belgrade.]
[333: _Erbschaftstheilung (Ueber Kunst und Altertum)_, t. IV, livr. 3,
pp. 66-71.]
[334: _Ueber Kunst und Altertum_, t. V, livr. 1, pp. 84-92.]
[335: _Idem_, t. V, livr. 2, pp. 24-35.]
[336: _Idem_, t. V, livr. 2, pp. 60-63.]
[337: _Idem_, t. VI, livr. 1, pp. 141-146.]
[338: _Serbische Lieder (Ueber Kunst und Altertum)_, t. V, livr. 2, pp.
35-60). Un autre article sur le même sujet, écrit en 1823, est resté
inédit jusquà lannée 1903, quand on le publia pour la première fois
dans lédition de Weimar des _OEuvres_ de Goethe, sous le titre de
_Serbische Literatur_ (première partie, t. XLI (1), pp. 463-469.]
[339: _Serbische Gedichte (Ueber K. und A._, t. VI, livr. 1, pp.
188-192).--_Das Neueste serbischer Literatur_ (_idem _, pp.
193-196).--Une notice sur les traductions de Gerhard _(idem_, livr. 2,
pp. 321-323).--Sur les traductions de Talvj, _idem_, p. 324.--Sur
_Servian Popular Poetry_, translated by John Bowring (_idem_, pp.
325-326).--Sur _la Guzla_ de Mérimée (_idem_, pp.
326-329).--_Volkslieder der Serben_, fragment inédit, publié dans
_Goethes nachgelassene Werke_, t. VI, 1833, pp. 324-329.]
[340: Eckermann, _Conversations avec Goethe_, trad. par Émile Délerot,
Paris, 1863, t. I, p. 154.]
[341: _Volkslieder der Serben_, metrisch übersetzt und historisch
eingeleitet von Talvj [Thérèse-Albertine-Luise von Jakob], Halle, 1825
et 1826, 2 vol. in-8°. L'ouvrage eut trois éditions.]
[342: Sur Talvj lire: M. Curcin, _op. cit._, pp. 130-163.--Stjepan
Tropsch, _Rad Jugoslavenske Akademije_, t. CLXVI, Agram, 1906, pp.
1-74.--_Goethe-Jahrbuch_, t. XII, pp. 33-77.--Miklosich, _op. cit._, pp.
52-79.]
[343: _Sclavonic Traditional Poetry_, dans le _Blackwood's Magazine_,
septembre 1821, pp. 145-149. Le même auteur publia en 1823 un ouvrage
intitulé _Letters literary and polilical on Poland; comprising
Observations on Russia and other Sclavonic Nations and Tribes_,
Edimbourg, 1823. Aux pages 55-56 il traduisit _le Rossignol_, chanson
serbe de la collection de Karadjitch, que Pouchkine rendit plus tard en
russe.]
[344: _Translations from the Servian Minstrelsy, to which are added some
Spécimens of Anglo-Norman Romances_, Londres, 1826, in-4°. Privately
printed.--Nous navons jamais vu ce livre.]
[345: _Servian Popular Poetry_, translated by John Bowring. Londres,
1827, pp. XLVIII-235, in-12. Avant de publier cet ouvrage, Bowring avait
donné un article sur les chants serbes, dans la _Westminster Review_,
juillet 1826, pp. 23-29.]
[346: Cf. aussi _Chamberss Edinburgh Journal_, mai 1845, p. 310.]
[347: Nous ne croyons pas devoir donner une nomenclature complète des
diverses traductions étrangères des poèmes serbes. On la trouvera dans
les ouvrages cités de Pypine et Spasowicz et de M. Curcin.]
[348: _Magazin encyclopédique_, mars 1808, p. 171.]
[349: _Spectateur français_, Paris, 1815, n°91.]
[350: _Revue encyclopédique_, avril 1819, p. 169.]
[351: Hans Christian Lyngbye, _Foeröiske Qvaeder om Sigurd Fafnersbane og
hans oet. Med et Anhang_. Randers, 1822, in-8° (texte islandais et
danois).
En même temps, _le Globe_ publiait une quantité de chansons grecques
inédites, de la traduction Fauriel.]
[352: _Le Globe_, journal littéraire, paraissant tous les deux jours.
Paris, mardi 21 septembre 1824.]
[353: Il vit Napoléon à Compiègne à lépoque où les lois françaises
vinrent bouleverser les institutions nationales des «Illyriens»; il lui
demanda la permission de retourner en Dalmatie. «Allez, lui répondit
Bonaparte, et dites à vos concitoyens que je tiens dune main la justice
et de lautre l'épée, pour récompenser les bons et châtier les
méchants.»]
[354: Manque dans la bibliographie de M. Pétrovitch.]
[355: _Poésies de Goethe, auteur de Werther_, traduites pour la première
fois de lallemand. (Traductions des chefs-doeuvre étrangers, 8e
livraison.) Paris, 1825. Quérard prétend que Mme Panckoucke navait fait
que signer ce livre qui serait dû à Loève-Veimars (ami de Stendhal) et à
dautres collaborateurs. _(Les Supercheries littéraires dévoilées_, t.
III, p. 24.)]
[356: _Chants populaires des Serviens_, t. II, pp. 255-256.]
[357: 1825, t. III, pp. 439-440.]
[358: _Bulletin des sciences historiques_, 1825, t. IV, p. 17.]
[359: 1826, t. V, p. 26.]
[360: 1824, n° 26, p. 241.]
[361: 1826, t. VI, p. 107.--Le _Bulletin des sciences historiques_
soccupa de la littérature serbe aussi en 1827, t. VII, pp. 121-130, et
en 1828, t. IX, pp. 228-229, et t. X, pp. 149-150. Nous parlerons
ailleurs de laccueil amusant quil fit à _la Guzla_ de Mérimée.]
[362: _Le Catholique_, Paris, février et juin 1826; t. I, pp. 243-269;
t. II, pp. 373-410. Un extrait du deuxième article est donné dans _la
Quotidienne_ du 29 juin 1826.]
[363: _Idem_, juin 1826, p. 410.]
[364: Premier article, pp. 258-260.]
[365: En réalité, beaucoup de chants serbes dépassent ce nombre. (_V. M.
Y. _)]
[366: _Bibliothèque allemande_, juin 1826, t. I, pp. 374-376.]
[367: _Le Globe_ du 7 octobre 1826, p. 128.]
[368: _Serbische Hochzeitslieder_, metrisch ins Deutsche übersetzt und
von einer Einleitung begleitet. Pesth, 1826.]
[369: _Ueber Kunst und Altertum_, t. VI, livr. 1, pp. 193-196. _La Revue
encyclopédique_ nétait pas la seule qui crut devoir consacrer une
notice à Miloutinovitch. Au mois de juillet de cette même année 1826, le
_Journal général de la littérature étrangère_ avait parlé aussi des
_Nékoliké Piesnitsé_ (p. 208).]
[370: _Revue encyclopédique_, septembre 1826, pp. 712-713.]
[371: Février 1827, pp. 509-511.]
[372: _Serbische Hochzeitslieder_ de Wesely (p. 14); _Serbianka_ de
Miloutinovitch (p. 48); _lArt poétique_ de Horace, traduction serbe de
Miloch Svétitch (p. 141); la traduction italienne de l_Osmanide_ (p.
177).]
[373: _Revue encyclopédique_, juin 1827, p. 676.]
[374: Voir _ci-dessous_, ch. VIII, § 2.--Quelques jours après _la Guzla_
parurent les _Mélodies romantiques_, «choix de nouvelles ballades de
divers peuples», où figure aussi (pp. 76-79) une poésie serbo-croate,
_les Fiançailles de Vaivode_, «nouvelle hongroise», qui nest autre
chose que la _Pisma od vojvode Janka_ de Kacié, traduite sur lextrait
italien quen a donné labbé Fortis dans son _Viaggio in Dalmazia_.]
[375: Ludovic Lalanne, _Curiosités littéraires_, Paris, 1845.--Charles
Nodier, _Questions de littérature légale_, Paris, 1812 et 1828.]
[376: H. B. Wheatley, _Percys Reliques_, Londres, 1891, t. I, p. XLV.]
[377: Sur Hanka lire deux articles de M. Louis Leger dans le _Journal
des Savants_, février et mars 1907.]
[378: Louis Leger, _Nouvelles études slaves_, Paris, 1880.]
[379: _Portraits contemporains_, éd. 1870, t. IV, p. 448.]
[380: Raynouard, _Journal des Savants_, juillet 1824.--Sainte-Beuve,
_Revue des Deux Mondes_ du 1er novembre 1841, p. 354.--Villemain, _Cours
de littérature française au moyen âge_, 1862, t. II, p. 204.]
[381: Nous en donnons une nomenclature à la fin du présent volume.]
[382: Edmond Biré, _Portraits littéraires_, Lyon, 1888, p. 5.]
[383: Stendhal, _Souvenirs d'égotisme_, Paris, 1893, p. 109.]
[384: Maurice Tourneux, _Prosper Mérimée, comédienne espagnole et
chanteur illyrien_, Paris, 1887, p. 1.]
[385: Biré, _op. cit._, pp. 8-9.--«Si les premières études de Mérimée
furent un peu négligées, il ne devait au surplus guère y paraître dans
lavenir. Il répara vite le temps perdu. Il ne possédera pas moins de
huit langues: le latin, le grec ancien et moderne, langlais,
lespagnol, litalien, lallemand et le russe,--sans parler des patois
et des jargons qui se rattachent plus ou moins à ces langues, et de
larabe, quil eut aussi la fantaisie dapprendre.»]
[386: Félix Chambon, _Lettres inédites de Prosper Mérimée_, Moulins,
1900, Introduction, p. XII.]
[387: Réponse au discours de réception de J.-J. Ampère à lAcadémie
française, le 18 mai 1848.]
[388: André-Marie Ampère et Jean-Jacques Ampère, _Correspondance et
souvenirs_ (_de 1805 à 1864_), recueillis par Mme H. Cheuvreux, Paris,
1875, t. I, p. 160.]
[389: Le 20 mai 1820.--Cf. E. Estève, _Byron et le romantisme français_,
Paris, 1907, pp. 63 et 68.]
[390: E. Estève, _op. cit._, p. 70.]
[391: É.-J. Delécluze, _Souvenirs de soixante années_, Paris, 1862, pp.
222-223.--A. Filon, _Mérimée et ses amis_, p. 17.--Ampère,
_Correspondance_, t. I, p. 279.]
[392: M. Tourneux, _op. cit._, p. 1.]
[393: P. Chambon, _Notes sur Mérimée_, p. 4.--Le même, _Lettres inédites
de Prosper Mérimée_, p. XIV.]
[394: Publiée pour la première fois en 1888 par M. Tourneux dans
l'ouvrage que nous citons plus haut.]
[395: M. Hugo P. Thieme, à la page 276 de son _Guide bibliographique de
la littérature française de 1800 à 1906_ (Paris, 1907), attribué à
Mérimée, nous ne savons d'après quelle autorité, un _Rapport fait à la
société d'encouragement pour l'industrie nationale_, Paris, 1821. Ce
rapport est dû à Léonor Mérimée.]
[396: Publié en 1828. Le premier traducteur du _Faust_ paraît avoir été
Saint-Aulaire (1823).]
[397: F. Chambon, _Notes sur Mérimée_, Paris, 1903, pp. 4-5, 22.]
[398: Stendhal, _Souvenirs d'égotisme_, pp. 108-109.]
[399: _Revue de Paris_, du 15 août 1899.]
[400: Mme Ancelot, _Un Salon à Paris, 1824 à 1864_, Paris, 1866, pp.
169-171.]
[401: F. Chambon, _op. cit._, _loc. cit._]
[402: A. Filon, _Mérimée et ses amis_, Paris, 1894, pp. 13-14.]
[403: A. Filon, _op. cit._, p. 15.]
[404: À ce sujet, lire: Maurice Tourneux, _Prosper Mérimée, ses
portraits, ses dessins, sa bibliothèque_, Paris, 1879.]
[405: M. Tourneux, _Prosper Mérimée, comédienne espagnole et chanteur
illyrien_, p. 3.]
[406: É.-J. Delécluze, _Souvenirs de soixante années_, pp. 223-224.]
[407: G. Michaut, _Sainte-Beuve avant les «Lundis»_, Fribourg (Suisse),
1903, p. 54.--Ces articles ne sont pas mentionnés dans la _Bibliographie
des OEuvres complètes de Mérimée_, par le vicomte de Spoelberch de
Lovenjoul.]
[408: _Théâtre de Clara Gazul, comédienne espagnole_, Paris, A. Sautelet
et Cie, 1825, pp. IX et 337, in-8°. Contient: _Les Espagnols en
Danemark_, _Une Femme est un Diable_, _LAmour africain_, _Inès Mendo ou
le Préjugé vaincu_, _Inès Mendo ou le Triomphe du préjugé_, _Le Ciel et
lEnfer_.--Deux nouvelles pièces sont ajoutées à la seconde édition
(1830): _LOccasion_ et _Le Carrosse du Saint-Sacrement_.]
[409: Cf. _Revue rétrospective_, janvier juin 1889, pp. 68-69.]
[410: F. Baldensperger, _Le_ «_Moine_» _de Lewis dans la littérature
française (Journal of Comparative Literature_, juillet-septembre 1903).]
[411: Paul Groussac, _Une Énigme littéraire: le «Don Quichotte»
dAvellaneda_, Paris, A. Picard et fils, 1903.--Létude en question se
trouve aux pp. 263-303.]
[412: M. Groussac se trompe légèrement. Mérimée ne cachait pas quil
était lauteur de _Clara Gazul_ (il signait même ses lettres de ce
«divin» nom stendhalien); son ami Ampère le dévoila aussitôt dans _le
Globe_, et Léonor Mérimée présentait louvrage aux professeurs de son
fils. (M. Tourneux, _Prosper Mérimée, comédienne espagnole_, p. 5.)]
[413: _London Magazine_, juillet 1825, pp. 401-404.--_New Monthly
Magazine_ août 1825 (Foreign publications).--Cf. Doris Gunnell,
_Stendhal et lAngleterre_, Paris, 1908, pp. 382, 387, 392.]
[414: _The Plays of Clara Gazul, a Spanish comedian_; with Memoirs of
her Life. London: printed for Geo. B. Wittaker, 1825, in-8°.]
[415: Taschenbibliothek Klassischer Romane des Auslands: n° 3-12 et
19-22. Prosper Mérimée's Werke. _Das Theater der spanischen
Schau-spielerin Clara Gazul_, übersetzt von Karl Herrmann. Stuttgart,
1845.]
[416: Lettre de Mérimée à Mlle Brohan (16 septembre 1848), publiée par
M. Filon, _op. cit._, p. 208.]
[2: M. Octave Lacroix pense que le _Théâtre de Clara Gazul_ n'a pas été
pour peu dans les origines des _Contes d'Espagne et d'Italie_, d'Alfred
de Musset. «L'influence de Mérimée sur cet enfant gâté de tous les
romantismes, dit-il, lequel se montre très irrévérent ensuite et très
sceptique à l'égard de ses pères, me paraît incontestable et prouvée en
bien des endroits.» (Octave Lacroix, _Quelques Maîtres étrangers et
français_, Paris, Hachette, 1891, p. 371.) Ne faut-il pas rattacher à
cela les vers souvent cités de _la Coupe et les Lèvres_ (1832):
L'un comme Calderon et comme Mérimée
Incruste un plomb brûlant sur la réalité, etc.,
et la respectueuse lettre à Mérimée qu'on peut lire dans la
_Correspondance d'Alfred de Musset_?]
[417: _Nouveaux Lundis_, t. XIII, p. 200.]
[418: J.-B. Galley, _Claude Fauriel, membre de l'Institut_, 1772-1844,
Saint-Étienne, 1909, p. 312.]
[419: A.-M. et J.-J. Ampère, _Correspondance_, t. I, _passim_.]
[420: K. O'Meara, _Un Salon à Paris: Mme Mohl et ses intimes_, Paris,
1886, p. 51.]
[421: J.-B. Galley, _op. cit._, p. 259.]
[422: Casimir Stryienski, _Stendhal et les salons de la Restauration_,
Paris, 1892, p. 12.]
[423: _Revue des Deux Mondes_, 1845.--_Portraits contemporains_, t. IV,
p. 232.]
[424: _Revue des Deux Mondes_ du 1er septembre 1868.--_Nouveaux Lundis_,
t. XIII, p. 200.]
[425: _Une Correspondance inédite_, 18 février 1857.]
[426: Un vers manque. (_Note de Mérimée_).]
[427: _Bulletin du comité de la langue, de l'histoire et des arts de la
France_, t. I, Paris, 1852-1853, pp. 254-257. (Manque dans la
bibliographie de M. Spoelberch de Lovenjoul.)--Cf. _Une Correspondance
inédite_ de Mérimée, Paris, 1897, p. 116.]
[428: _Bulletin du comité de la langue_ t. I, p. 323.]
[429: H. Cordier, _Stendhal et ses amis_, Paris, 1890, p. 67.]
[430: _Lettres à une Inconnue_, 27 septembre 1862.]
[431: Ce grand poète roumain était l'ami de Mérimée; ils avaient fait de
compagnie un voyage en Espagne. (Edouard Grenier, _Souvenirs
littéraires_, Paris, 1893, p. 134.) Il se trouvait à Cannes pendant les
derniers jours de Mérimée (1870) auquel il a consacré une notice: Vasile
Alecsandri, _Prosa_, Bucarest, 1876, IIIe partie, pp. 605-614. Mérimée a
exercé sur Alecsandri une certaine influence. (Voir _l'Influence des
romantiques français sur la poésie roumaine_, par N.I. Apostolescu,
Paris, 1908.)]
[432: Marino Vreto, _Contes et Poèmes de la Grèce moderne_, Paris, Émile
Audois, 1855.--L'introduction de Mérimée occupe les pages 7 à 16.]
[433: _Le Constitutionnel_ du 17 février 1846. (Cet article n'est pas
recueilli dans les OEuvres de Mérimée.)]
[434: Casimir Stryienski, _Soirées du Stendhal-Club_, Paris, 1904, p.
227.]
[435: _Lettres à une Inconnue _, 1er juin 1852. Deux ans auparavant,
Mérimée disait tout au contraire, dans sa brochure: _H.B._ «Sauf
quelques préférences et quelques aversions littéraires, nous n'avions
peut-être pas une idée en commun, et il y avait peu de sujets sur
lesquels nous fussions d'accord.»]
[436: _Mérimée et ses amis_, Paris, 1909, pp. 19-25, 98-100.]
[437: É. Rod, _Stendhal_, Paris, 1892, pp. 133-134.]
[438: Arthur Chuquet, _Stendhal-Beyle_, Paris, 1902, p. 475.]
[439: _Correspondance de Stendhal_, Paris, 1908, t. II, p.
371.--Pourtant, il n'aimait pas _la Guzla_.]
[440: Voir _ci-dessus_, ch. II, § 5.]
[441: Mme Ancelot, _Les Salons de Paris, foyers éteints_, Paris, 1858,
pp. 67-68.]
[442: _L'Amateur d'autographes_, 1877, p. 109.--Cette lettre est du 29
décembre 1830. Vingt ans plus tard, Mérimée écrit à une autre dame, date
du _grand séminaire de Carcassonne_ et signe: l'abbé Chapond, professeur
de théologie. _(Revue des Deux Mondes_ du 15 août 1879).]
[443: Henri Lion, _Pages choisies de Mérimée, _Paris, 1897,
Introduction.]
[444: Nous reproduisons cette lettre dans la troisième partie de notre
livre.]
[445: A.-M. et J.-J. Ampère, _Correspondance_, tome I, _passim_.]
[446: Par la mort de la jeune fille, Mlle Cuvier. (A.-M. et J.-J.
Ampère, _Correspondance_, t. I, p. 372.)]
[447: Maurice Tourneux, _L'Age du romantisme_, 5e livraison, p. 8.]
[448: Lettre à Sobolevsky.]
[449: _Pro Memoria P.M._, Paris, 1907, pp. 76-78.]
[450: F. Chambon, _Notes sur Prosper Mérimée_, Paris, 1903, p. 5.]
[451: Toutefois, deux des ballades ne furent ajoutées que le 22 mars
1827, pendant l'impression même du livre. (M. Tourneux, _op_. _cit._, p.
9.)]
[452: Cf. Léon Séché, _Plages romantiques_: _Boulogne-sur-Mer_, dans
_l'Écho de Paris_ du 11 août 1908.]
[453: Eugène de Mirecourt, _Mérimée_, pp. 38-40.]
[454: _Lettres inédites de Victor Jacquemont à Sutton Sharpe_, publiées
par A. Paupe dans la _Revue d'histoire littéraire_, octobre-décembre
1907, p. 701.]
[455: A.-M. et J.-J. Ampère, _Correspondance_, t. I, pp. 170 et 176.]