II. Il a pour objet la culture générale.

Comment diriger cette tutelle éducatrice? Et comment doser les

éléments, comment régler les procédés de cette culture générale? Mes

prochaines lettres tâcheront de vous le dire.

[Illustration]

X

_Les gens qui se disent cultivés.--Deux expériences pour les

ramener à la modestie.--On ne sait rien.--Pacte d’illusion

entre le maître et l’élève.--Le vrai sens du mot «savoir».--Les

clartés de tout.--Ce qu’on nous objecte.--Éloge du maître

d’armes et de l’écuyer.--Gymnastique intellectuelle: la

prétendue; la vraie._

Il y a des gens qui se disent cultivés, chère Françoise, et qui,

suivant la formule d’un couplet célèbre, ne sont pas du tout cultivés.

Ou plutôt, ayant subi une culture plus ou moins défectueuse, ils se

contentent de ce réconfortant souvenir. J’ai connu un étudiant qui,

durant un an, prit toutes ses inscriptions à la Faculté de droit de

Paris; jamais il n’assista à un cours; jamais il n’ouvrit un livre;

jamais il ne passa d’examen. Il dit aujourd’hui: «Quand je faisais mon

droit...»

Méfions-nous de ce préjugé singulier en vertu duquel la culture d’un

esprit consiste à avoir pris des inscriptions, ou même à avoir suivi

des cours! Un esprit et une terre méritent l’épithète de «cultivé»

quand l’effet de la culture persiste. La campagne romaine fut une des

plus fertiles du monde; dira-t-on pour cela que le steppe splendidement

stérile déroulé aujourd’hui entre Saint-Jean-de-Latran et les monts

Albains est une terre cultivée? Elle le fut, et ne l’est plus. Beaucoup

d’entre nous devraient dire, pour parler vrai: «Je fus cultivé.»

J’engage la plupart des gens du monde, et même bon nombre

d’intellectuels, à faire sur ce point leur examen particulier. Que

l’un de nous s’enferme dans une chambre avec de l’encre, une plume, du

papier blanc, et rédige un mémoire de sa science, sur une matière qui

ne soit pas sa spécialité, son métier. Qu’un ingénieur, par exemple,

résume, sans le secours d’aucun livre, ce qu’il sait d’histoire

littéraire, ou un notaire ce qu’il sait de géométrie. Aucun de nous ne

remplira cinq pages: et le texte de ces pages déshonorerait un élève

de cinquième. Autre expérience: réunissez dix personnes prétendues

cultivées, proposez-leur la composition scolaire la plus facile:

pas une n’en viendra à bout. Il n’y en a pas une sur cent qui soit

capable de retrouver sans préparation le nom et la place des provinces

de l’Espagne, la théorie de la multiplication, le sens de cinq vers

de Virgile pris au hasard, l’explication du phénomène de la rosée.

Pourtant, tous, nous avons suivi des cours secondaires. Nous avons

passé des examens. Un certain jour, quand nous prîmes congé de nos

maîtres, ils nous dirent: «J’ai enseigné.» Et nous leur dîmes: «J’ai

appris.»

Qui trompait l’autre, du maître ou de l’élève?

Ni l’un ni l’autre. Ou plutôt le maître et l’élève se trompaient

d’accord, ayant vécu dans une erreur commune, plus ou moins volontaire,

sur le sens d’un petit mot essentiel en pédagogie: le verbe SAVOIR.

J’entends, moi, ce mot dans un sens très étroit, très précis: le sens

de _posséder_. Si savoir ne signifie pas posséder, il ne signifie rien

du tout. On sait l’anglais, par exemple, quand on peut le comprendre,

le parler, le lire et l’écrire sans l’aide du lexique et de la

grammaire. Si l’on a besoin d’un recours fréquent au lexique et à la

grammaire, on ne sait pas l’anglais, on est en route vers la science de

l’anglais. De même, une fois qu’on a défini les notions que contient la

géographie élémentaire, on devra dire: «Cette élève sait la géographie

élémentaire», quand elle possédera lesdites notions sans le secours du

livre et _d’une façon définitive_.

Ce dernier point aussi est d’importance. De ce qu’une de vos

compagnes, Françoise, répond parfaitement en classe sur la leçon

du jour, on ne peut pas conclure qu’elle en saura la moindre bribe

huit jours après. Et je ne parle pas seulement de la mémoire, mais

de la compréhension proprement dite. Il est plusieurs degrés de

«comprendre» comme il est plusieurs degrés de «se rappeler». Cela est

surtout sensible en mathématiques, où le rôle de l’intelligence est si

prépondérant qu’il exclut presque celui de la mémoire. Vous m’avez cité

des théories d’arithmétique, chère enfant, que vous avez comprises un

jour, et que vous ne compreniez plus. Le déclic intellectuel s’était

soulevé un instant, puis était retombé... Il fallait s’efforcer de

nouveau pour le faire jouer. Le jour où l’on a trouvé le moyen de

soulever ce mystérieux déclic à l’état permanent, on a vraiment compris.

Eh bien! dans la plupart des classes, enseignement officiel ou

enseignement libre, il existe entre maîtres et élèves un accord tacite

pour vivre dans «l’illusion de comprendre» et dans «l’illusion de

savoir». La surcharge insensée des programmes force à courir la poste

à travers la science; la nécessité des examens contraint à apprendre

pour une date déterminée, tandis qu’on doit apprendre pour toujours.

Ainsi la classique image du tonneau des Danaïdes s’applique exactement

à l’œuvre de ces pauvres maîtres, versant infatigablement la science

dans l’oreille de l’élève--la science qui, selon le mot pittoresque

des bonnes gens, «lui ressort par l’autre».

Surtout en matière d’enseignement secondaire, ce procédé est

déplorable. Car nous avons vu, Françoise, que le but de l’enseignement

secondaire est la culture générale: ce qu’on y apprend est utile à

savoir tout le long de la vie. On rencontre souvent des personnes qui

vous disent: «A quinze ans, je parlais l’anglais couramment; mais,

aujourd’hui, je n’en sais plus un mot.» Elles auraient mieux employé

leur temps à ne point l’apprendre, car c’est justement hors de l’école

que les langues vivantes sont d’un usage avantageux.

Notre procédé pédagogique sera juste le contraire de celui-là. Nous

tiendrons pour nulle et non avenue toute leçon que l’élève n’aura pas

définitivement comprise et définitivement retenue. Aucun esprit, pour

borné ou léger qu’il soit, n’est absolument réfractaire à la bonne

façon d’apprendre: la preuve, c’est que certaines parcelles de nos

études secondaires, par hasard mieux apprises et mieux comprises,

surnagent malgré tout dans le naufrage général. Au delà d’un certain

effort, l’esprit s’assimile définitivement la chose apprise.

Mais, naturellement, pour apprendre ainsi, il faut beaucoup de temps.

D’autre part, le programme de la culture générale comprend beaucoup de

matières. Si l’on supprime une seule de ces matières, la culture cesse

d’être générale. Le problème de l’enseignement secondaire serait-il

donc insoluble?

Point du tout, ma nièce. La solution consiste tout simplement à ne

pas perdre de vue l’objet même de cet enseignement. Être cultivé, ce

n’est pas, avons-nous dit, être érudit en quoi que ce soit: c’est

n’être, en quoi que ce soit, un ignorant. Il ne s’agit donc pas de

faire sur chaque matière de petits savants, de petites savantes; il

s’agit de donner à l’esprit adolescent ce que Molière appelait des

clartés de tout. Des _clartés_ et non des obscurités ou de confuses

pénombres,--comme je vous le faisais remarquer à la fin de ma dernière

lettre. Ce que l’enseignement perd en étendue, il le gagne en

profondeur: et encore la perte en étendue est-elle seulement apparente,

puisque le soi-disant savoir étendu n’est que superficiel et s’efface

aussitôt.

Ainsi se définit logiquement le rôle de l’éducateur. Il fournit à

l’élève des notions de tout; il les donne très précises, très bien

coordonnées; il exige que l’élève les possède, c’est-à-dire les

comprenne et les retienne comme les mots de la langue. Mais ces notions

ne doivent nullement viser à l’érudition: on en exclura tout ce qui

excède le savoir d’une personne moyennement cultivée. Pour en fixer

le programme, on se posera toujours cette question: «Que devra savoir

l’élève, non pas pour passer un examen plus ou moins arbitraire, mais

pour s’accommoder utilement et agréablement de la vie?» Et le programme

des connaissances qui doivent _rester_ dans un esprit cultivé, lorsque

cet esprit a trente ans, sera le programme de ce que nous enseignerons

à l’esprit de quinze ans, sans plus.

Maintenant, chère Françoise, si vous voulez apprécier combien les

méthodes en usage sont différentes de celles-là, ouvrez _n’importe_

quel ouvrage pratiqué dans les collèges secondaires de filles ou de

garçons. Ouvrez la géographie de Lavallée, les histoires de Dauban, les

manuels d’histoire naturelle d’Aubert, les grammaires. Vous tomberez

d’accord avec moi qu’une personne qui posséderait un quelconque de

ces ouvrages serait, en la matière, véritablement érudite. Et c’est

_tous à la fois_ qu’on prétend inculquer à l’élève! Même intelligent

et studieux, l’élève ne retient de tout ce fatras scientifique qu’un

infime résidu, composé d’éléments disparates... Encore une fois,

n’est-il pas plus logique de composer à l’avance ce résidu d’éléments

essentiels, bien alliés ensemble, et de s’en tenir là?

Cette doctrine, ma jolie nièce, est d’une évidence presque grossière.

Je n’aurai garde, cependant, de négliger les objections.

Les défenseurs de ce que nous appellerons l’enseignement en surface

nous disent:

--Il faut offrir à l’élève bien plus de notions qu’il n’en doit

retenir, parce que, forcément, il se fait à la longue une déperdition,

une évaporation plus ou moins importante dans ce jeune esprit. Vous

aurez beau réduire le nombre des notions, il s’en évaporera toujours

quelque peu. Avec votre enseignement minimum, l’élève ne conservera

presque rien.

Je réponds:

--Il ne s’évaporera rien du tout, parce que l’élève recevra le petit

nombre des notions qu’on lui impose à un état de densité et avec une

force de pénétration qui ne leur permettent plus de s’évaporer. Dame!

il faudra naturellement beaucoup plus de temps pour enseigner ainsi.

Aussi cherchera-t-on à enseigner un très petit nombre de choses;

mais au moins, une fois enseignées, ces choses feront vraiment et

définitivement partie de la fortune intellectuelle de l’élève.

Autre objection, cousine de la première:

--Vous ôtez toute indépendance à l’esprit de l’élève, en lui imposant

un programme absolu et en lui défendant de le dépasser, même s’il

le trouve trop étroit. Il faut que l’élève choisisse lui-même, au

milieu d’aliments intellectuels abondants, ce qui convient à son génie

particulier.

Je réponds hardiment:

--Tout cela, indépendance de l’élève, choix des aliments intellectuels,

ce sont, _pour ce qui concerne l’enseignement secondaire_, pures

fariboles. L’enseignement secondaire, je l’ai dit et le répéterai,

est à la fois une éducation et une tutelle. Ah! si vous me parliez

de l’enseignement supérieur, il en irait tout autrement. Alors il

convient de respecter le génie de l’élève, de le laisser butiner où il

lui plaît, inventer ses méthodes de travail. Mais, de grâce, songez à

ce que sont un garçonnet, une fillette de dix ans, ou de onze, douze,

treize, quinze ans même! Vous vous imaginez qu’ils vont «choisir»

dans le tas des notions dont vous les accablez? C’est le hasard qui

choisira pour eux, au petit bonheur de leur attention distraite; ou,

pour quelques-uns, en effet, une sorte de génie bizarre qui les porte

à collectionner telle série de faits comme ils collectionneraient des

timbres-poste... Je me souviens qu’un jour, assistant à des examens

de baccalauréat, j’entendis un candidat réciter à l’examinateur les

profondeurs moyennes de la Loire, de ville en ville, depuis Orléans

jusqu’à Saint-Nazaire. L’examinateur le félicita... Examinateur,

j’aurais refusé le candidat; recteur, j’aurais fait révoquer le maître

qui avait favorisé ou toléré un si sot usage de la mémoire.

D’ailleurs, qui parle ici d’attenter à l’indépendance intellectuelle

de l’élève? Il ne s’agit point de l’empêcher de lire, d’écouter, de

réfléchir au delà de ce minimum qu’on lui enseigne. Il s’agit de ne

pas lui laisser ignorer ce qui est essentiel, et, le lui ayant appris,

de ne pas le lui laisser oublier. Il s’agit de ne pas souffrir qu’il

comprenne à moitié ce qui, sous peine de ne plus rien comprendre au

delà, doit être compris tout à fait.

[Illustration]

Je ne prétends nullement, Françoise, avoir inventé ces principes.

Non seulement ils sont très vulgaires, mais ils sont appliqués

scrupuleusement par une catégorie de maîtres que les intellectuels

regardent comme inférieurs, à cause de l’objet de leur enseignement:

les maîtres d’armes et les maîtres d’équitation. Les uns et les autres

commencent par enseigner à l’élève un programme de gestes fixes, par

exemple: parer le contre de quarte ou faire exécuter au cheval une

demi-volte. Ils ne se contentent pas d’indiquer ces gestes à l’élève,

bien qu’aucun d’eux ne présente de difficulté ardue. Il les lui font

répéter et répéter jusqu’à ce que l’élève les exécute sans même avoir

besoin de réflexion, avec l’infaillibilité de l’instinct. Alors

seulement l’élève est autorisé à se livrer à son génie: il peut faire

assaut ou dresser des cavales indomptées, s’il en a la fantaisie...

Qu’en résulte-t-il? C’est que, dix ans après la sortie de l’école,

l’élève d’aptitudes moyennes qui a appris l’escrime ou l’équitation

_sait_ toujours l’une et l’autre; le manque d’exercice, l’âge, peuvent

avoir diminué sa souplesse, mais un léger effort lui restituera sa

maîtrise. Tandis que ce qu’il a appris dans ses classes de lettres ou

de sciences, pourtant avec le même cerveau, a radicalement disparu; il

n’en reste rien, rien, rien.

Devons-nous en conclure que les maîtres d’armes et de cheval sont

supérieurs aux professeurs de mathématiques et de philosophie?

Non. Nous devons conclure que, des deux procédés d’enseignement,

c’est celui de l’écuyer et du prévôt qui est rationnel. Écuyer et

prévôt l’ont découvert, non pas parce qu’ils sont plus intelligents

que le mathématicien et le philosophe, mais parce que l’illusion de

comprendre, l’illusion de savoir, ne sont pas possibles en escrime et

en équitation. On peut s’imaginer à tort entendre un théorème; on peut

se croire en possession d’une science dont en réalité on ne possède que

des bribes: le cheval qui vous jette à bas, l’épée qui vous bourre les

côtes, chassent brutalement toute illusion sur votre force de cavalier

ou d’escrimeur.

Voici maintenant la plus forte objection au système de n’enseigner que

ce que doit retenir l’élève. Je vous la recommande; elle est spécieuse.

--Monsieur, me dit-on, vous commettez une lourde bévue pédagogique.

Vous vous méprenez absolument sur le but de l’enseignement secondaire.

On ne se propose pas du tout d’entasser des connaissances dans le

cerveau de l’élève. Qu’il retienne seulement une faible partie de ce

qu’on lui enseigne, c’est dans l’ordre. Le but principal est d’exercer

son esprit. C’est à la gymnastique intellectuelle que nous visons. Que

l’élève sorte de nos écoles secondaires avec l’habitude du travail, la

pratique des méthodes,--cela nous suffit. Sa culture générale, dont

nous lui avons indiqué le procédé, il la poursuivra justement au cours

des années de libre effort que vous appelez la période tainienne.

Ainsi, de l’aveu même des fauteurs de l’enseignement en surface,

l’élève ne retiendra rien de ce qu’on lui enseigna: la lanterne magique

de la science aura joué devant ses yeux, voilà tout. Et l’on s’imagine

qu’entre seize et vingt ans il perfectionnera de lui-même sa culture

générale? C’est purement un leurre. Leurre pour les garçons: la fin de

l’enseignement secondaire marque pour eux la date des études spéciales,

de l’apprentissage professionnel, du service militaire. Leurre aussi

pour les filles. Je vous indiquerai, un jour, ma chère nièce, comment

une jeune personne sortie de pension, comment une jeune femme dans la

vie du monde, peuvent et doivent poursuivre leurs études.

Mais vous le sentez bien vous-même: la sortie de pension, l’entrée dans

le monde, c’est la fin d’un temps de recueillement et de fructueux

loisir que vous ne retrouverez plus dès que votre rôle social ne sera

plus limité à ce seul devoir: apprendre... Enfin, le jeune homme ou la

jeune fille issus des écoles secondaires eussent-ils et le loisir et la

volonté de l’étude,--justement parce qu’ils commencent cette féconde

«ère tainienne»,--ce n’est pas la culture générale qui les sollicitera.

A douze ans, on fait des mathématiques même à contre-cœur, même quand

on n’aime que la poésie. Vîtes-vous jamais au contraire un jeune esprit

libéré des écoles secondaires cultiver les sciences qui ne l’attirent

pas?... Tout un ordre de connaissances est instantanément renoncé par

l’étudiant dès qu’il peut choisir son étude. Et, en somme, l’étudiant

a raison, puisqu’il faut à tout prix élire une spécialité si l’on

veut exceller. Donc, sorti de l’enseignement secondaire sans culture

générale acquise, on est condamné à n’avoir jamais qu’une culture

fractionnaire.

Toutefois, l’utilité de la gymnastique intellectuelle n’est pas niable.

En apprenant, on apprend à apprendre. Il est fort exact que cet

enseignement en surface qu’on vous donne, Françoise, qu’on m’a donné,

nous a tout de même rendus plus souples et plus adroits aux jeux de

l’esprit... Mais en quoi, pour Dieu! cette gymnastique intellectuelle,

puisque gymnastique il y a, serait-elle moins pratiquée dans un

enseignement limité et intensif? Notre prétention, justement, est de la

rendre infiniment plus sérieuse, plus méthodique, plus «gymnastique» en

un mot, plus semblable aux exercices du corps auxquels les pédagogues

de l’enseignement superficiel empruntent bien improprement cette image.

Car c’est nous les gymnastes, dans le vrai sens du mot, c’est nous qui

voulons des gestes précis, exécutés infailliblement, inoubliables. Et

l’abus est étrange d’appeler gymnastique une méthode d’entraînement qui

ressemble bien plus à une promenade sans but, à une veule flânerie,

qu’à la sévère, stricte, discipline des gymnastes frottés d’huile.

J’énonce en terminant cette lettre, amie Françoise, les deux nouveaux

principes acquis, qui font suite aux deux premiers:

III. Le but de l’enseignement secondaire est de mettre l’esprit de

l’élève en état de culture, non pour le temps de l’enseignement, mais

pour la vie.

IV. L’enseignement secondaire a rempli son rôle quand il a appris à

l’élève, sans plus, ce que celui-ci doit retenir.

[Illustration]

Lettres à Françoise · 第 21 / 63 题