Depuis plusieurs jours, je n'ai pas ouvert mon journal où je me suis
promis de ne plus écrire _son nom._ L'amour de Dieu est une grâce,
la plus grande de toutes les grâces, et il faut travailler à la
mériter. Puis, est-ce l'élan donné par une main puissante?--il y a
en moi une force étrange qui me pousse au renoncement, au sacrifice.
En recevant la lettre du P. S.*** (âme généreuse, celle-là), j'ai
joint son humble médaille au médaillon que je porte nuit et jour, et
qui contenait, avec le portrait de mon père, le sien à lui. Ensuite,
j'ai ôté celui-ci et par un effort dont je ne suis pas encore
remise, je l'ai jeté au feu avec ses lettres.