Pourquoi la pensée qu'il en aime une autre me bouleverse-t-elle à ce
point? Voudrais-je donc qu'il se condamnât à une vie d'isolement et
de tristesse? Ne suis-je pas injuste, déraisonnable, de le tenir
responsable de l'involontaire changement de son coeur? changement
qu'il eût voulu cacher à tous les yeux--qu'il eût voulu se cacher à
lui-même.
Pauvre Maurice! Et pourtant qu'il m'a aimée! Ne serait-ce pas la
preuve d'une grande pauvreté de coeur, d'oublier toujours ce que
j'en ai reçu, pour songer à ce qu'il aurait pu me donner de plus?