20 juillet.

Le jour éclatant m'assombrit étrangement, mais j'aime le demi-jour

doré, la clarté tendre et douce du crépuscule.

Malgré la tristesse permanente au fond de mon âme, la beauté de la

nature me plonge parfois dans des rêveries délicieuses. Mais il faut

toujours finir par rentrer, et alors la sensation de mon isolement

me revient avec une force nouvelle. Par moment, j'éprouve un besoin

absolument irrésistible de revoir et d'entendre Maurice. Il me faut

un effort désespéré pour ne pas lui écrire: Venez.

Et fidèle à sa parole il viendrait...

Angéline de Montbrun · 第 38 / 95 题