Le capitaine aux guides avait une moustache blonde; je me rappelle trop

bien ce détail qu'elle me répéta souvent. Un matin, il avait emmené, sa

cousine aux hasards d'une promenade à cheval. Ils avaient gagné la forêt

voisine. Cette forêt avait des fourrés, des buissons, de la mousse

fraîche (on était à la fin de mai). La moustache blonde s'était

plusieurs fois rapprochée... Vraiment «le fond des bois et leur vaste

silence» étaient les seuls coupables de cette pauvre aventure.

Je donnai l'absolution.

* * * * *

En quittant la malade, j'aperçus debout, dans la salle à manger, le

troisième héros du roman: je veux dire le cher mari.

Rapidement, j'eus la vision de ce qui allait suivre: je vis cet homme

sur le point d'entrer dans la chambre de la confession, et sa femme lui

tendant les bras: «Pardonne-moi!... je suis une misérable!...» toutes

phrases parfaitement inutiles si la mort devait s'ensuivre, et fâcheuses

à plus forte raison si la malade en réchappait.

--Défense d'entrer! lui dis-je nettement, même si elle vous fait

appeler. Elle a un peu de délire, ce soir, elle a besoin de repos.

Laissez la nuit passer. Vous la verrez demain matin.

* * * * *

Huit jours plus tard, elle entrait en convalescence. On ne saurait

penser à tout.

Jusqu'à la fin du mois, j'eus le plaisir de présider à son lent

rétablissement. Il est inutile de vous dire que je ne lui parlai plus du

capitaine aux guides, et que les confidences n'eurent pas de lendemain.

Guérie, elle ne me demanda pas la note de mes honoraires, car, depuis sa

première enfance, je la soignais en ami...

M. Chartelot suspendit sa phrase, toucha du pommeau de sa canne ses

vieilles lèvres bien rasées qu'un sourire amincissait:

--Et je ne la revis plus jamais, dit-il en levant les sourcils. Elle

prit un autre médecin.

UN CAS JURIDIQUE SANS PRÉCÉDENT

La bibliothèque de M. le Président Barbeville était le lieu de ses

délices. Il l'appelait: ma garçonnière.

Tous les matins, il y montait, familièrement, en robe de chambre.

Délaissant un cabinet où il n'avait plus rien à faire, depuis que l'âge

de la retraite l'exilait du tribunal, M. le Président Barbeville

gravissait d'un pas encore vif un petit escalier de pierre en colimaçon

qui le menait au dernier étage, et jamais il n'ouvrait la porte, sans un

sourire de contentement.

Le trésor de ses livres était éclairé par un vaste reflet de verdure. A

travers les petits carreaux d'une grande fenêtre Louis XIV, on voyait

flotter au dehors la fraîcheur des feuilles nouvelles. Deux marronniers

dépassaient de la cime le toit du vieil hôtel rouge. Le soleil ne

pénétrait pas à travers leur épaisseur, mais ils jetaient sur le tapis

une ombre claire et mouvante qui donnait à cet ermitage quelque chose de

pastoral.

Assis dans un grand fauteuil à pupitre dont le modèle lui avait été

communiqué par Mgr le duc d'Aumale, le bon M. Barbeville posait son

crachoir à gauche, son porte-cigarettes à droite et son livre devant

lui.

Il avait la passion des livres. C'était même la seule passion que la

Faculté lui permît, encore qu'il fût très capable d'en éprouver

plusieurs autres et qu'il en fit, de loin on loin, la juvénile

expérience. Mais ces expériences-là devenaient peu à peu, sinon pour

lui difficiles, au moins toujours plus imprudentes, et pour rassurer son

médecin, il ouvrait enfin plus souvent un vieux livre qu'un jeune

corsage.

* * * * *

Un matin, comme il terminait la lecture d'une curieuse plaquette acquise

la veille, son médecin vint le voir en ami.

--Mon cher, vous arrivez bien, dit le vieillard d'un ton réjoui. J'ai

une question à vous poser, et vous serez bien malin si vous savez me

répondre, car c'est un point de jurisprudence sur lequel, avant de lire

ceci, j'eusse donné ma langue au chat.

--Oh! je me récuse!

--Attendez. Il s'agit de mariage, et si la question est de droit, elle

est d'abord de médecine comme vous le verrez par la suite. Mon cher, je

n'ai jamais rien vu, ni lu de plus extraordinaire. Depuis cinquante-deux

ans, je suis abonné à la _Gazette des Tribunaux_ et aux suppléments du

_Dalloz_; j'ai entendu moi-même des milliers d'affaires; on m'a conté

les anecdotes juridiques les plus cocasses de notre temps; mais rien qui

ressemble à ceci. Vous m'en voyez stupéfait.

M. le Président Barbeville s'enfonça dans son fauteuil, mit ses mains

dans les manches de sa robe de chambre et formula lentement la question

suivante en articulant chaque terme avez précision et netteté:

_--Comment un mariage régulier, conclu avec le consentement des

deux parties, peut-il entraîner, par des nécessités immédiates et

inéluctables, de la part de l'un des conjoints et avec la

complicité de l'autre, les crimes de rapt, de séquestration, de

proxénétisme, d'attentat à la pudeur, de viol répété, d'inceste,

d'adultère et de polygamie?_

Effaré au début de l'énumération, le médecin finit par éclater de rire.

--Notez bien, poursuivit M. Barbeville, notez bien que je vous ai dit:

par des nécessités immédiates et inéluctables. En effet, ce ne sont

point des faits subséquents ni soumis à l'initiative de l'un des époux.

A l'instant même où a lieu la consommation légitime de ce mariage, _tous

les crimes contre les moeurs se trouvent perpétrés à la fois_! et ni

l'un ni l'autre des conjoints ne peut empêcher qu'il n'en soit ainsi, ou

alors il leur faut renoncer à s'unir.

L'ami du Président resta quelque temps méditatif, puis il demanda:

--C'est un conte de fées?

--Nullement. Rien n'est plus authentique. L'histoire est possible,

vraisemblable et vraie. J'irai plus loin: si le cas est unique à ma

connaissance, il est évident qu'il a eu dans le passé plusieurs

précédents que j'ignore, et il se représentera dans l'avenir, n'en

doutez pas un instant. En effet, la situation de la jeune fille ne lui

est pas particulière; et l'aventure ne dépend pas du fiancé: n'importe

quel homme à sa place eût traversé les mêmes épreuves.

--Alors expliquez-moi. Je ne devine pas du tout.

--M. Barbeville commença ainsi:

--Vous devinerez dès le premier mot. Une Italienne de Paris accoucha un

jour d'un enfant double. Ces couches étaient clandestines et la

sage-femme qui les soigna n'eut garde de communiquer le fait à

l'Académie des sciences. L'enfant (une ou deux petites filles, selon

qu'on l'examinait par le haut ou par le bas) avait deux têtes, quatre

bras, deux poitrines, un ventre commun et deux jambes seulement. Il

était double jusqu'à la ceinture et simple de là jusqu'aux pieds. Le cas

n'est pas absolument rare, si je ne me trompe?

--Non. Surtout chez les mort-nés... Continuez. Désormais, je vous suis.

--Mais on en connaît qui ont vécu?

--Plusieurs.

--Ce furent donc, si l'on peut dire, des monstres bien constitués, comme

celui dont je vous entretiens. Citez-m'en un exemple.

--Ritta-Cristina, deux fillettes qui naquirent en Sardaigne, vers 1830.

Elles ressemblaient beaucoup à la description que vous venez de donner;

poitrine double, bassin commun. Leurs parents les amenèrent à Paris pour

les offrir en spectacle, mais les autorités jugèrent l'exhibition

contraire aux moeurs, et l'interdirent. La pauvre famille privée de

ressources dut laisser les enfants dans une chambre sans feu où elles

moururent d'une bronchite.

--On a fait leur autopsie?

--Oui.

--Leurs systèmes nerveux étaient distincts?

--Entièrement, sauf à la partie inférieure de l'abdomen dont les

sensations étaient perçues par les deux cerveaux à la fois.

--Parfait! Vous allez voir combien votre exemple ajoute de force à mon

récit.

Le vieux Président mit une longue cigarette dans un tuyau d'écume,

l'alluma et reprit avec animation:

--Les deux petites filles de mon Italienne furent déclarées sous les

noms de Maria-Maddalena. Elles vécurent. Leur mère ne les montrait

point, mais les élevait très tendrement. Elles eurent une croissance

régulière, une puberté normale: bref, à seize ans, c'étaient deux

adolescentes fort jolies, malgré l'étrange union de leurs beautés. Si la

queue de la sirène ne l'empêcha pas de séduire les hommes, nous ne

devons pas nous étonner que Maria-Maddalena aient troublé le coeur

d'un amant.

A vrai dire, toutes deux furent éprises; Maddalena seule fut aimée. Un

jeune homme devint amoureux de celle-ci; mais comme il était plein

d'égards pour l'autre, les soeurs crurent partager un commun amour et

elles y répondirent ensemble avec tout le premier feu de leur jeunesse

nouvelle. Malheureusement l'illusion ne dura guère. Le jeune homme eut

scrupule de la prolonger. Une lettre de lui, adressée un jour à «Mlle

Maddalena», éveilla dans le coeur voisin les mille serpents que vous

savez bien et lorsque la demanda en mariage fut présentée

officiellement, Maddalena répondit _oui_, et Maria répondit _non_.

Instances, prières, tout fut en vain. La mère se joignit aux amants pour

apaiser la récalcitrante et ne réussit pas davantage...

--C'est d'un comique extravagant! s'écria le médecin, secoué d'hilarité.

--Tragique, mon cher! Voilà une situation dramatique comme je n'en

connais pas d'autre. Être soeur ennemie, rivale d'amour; se confondre

pour moitié avec celle qu'on abhorre; être condamnée par la nature à

voir toutes les caresses dont l'autre sera l'objet; que dis-je, à les

voir? à les éprouver! et plus tard à porter le fruit d'un amant deux

fois détesté! Dante n'a pas inventé cela, voilà qui dépasse en horreur

les supplices des enfers chinois.

Donc,--et je reprends mon récit,--l'Italienne, résolue à marier l'une de

ses filles malgré l'opposition de l'autre, s'en fut trouver le maire de

l'endroit et lui demanda s'il consentirait à célébrer le mariage dans de

telles conditions. Le maire, indécis, répondit que la question lui

paraissait être d'une complexité sans précédent; qu'il ne se croyait pas

autorisé à la trancher; que ses travaux quotidiens ne lui permettaient

pas de faire l'examen juridique d'un litige aussi délicat; et qu'enfin

il priait ses administrées de bien vouloir lui envoyer (à titre de

consultation) deux avocats plaidant le pour et le contre.

--Et le procès eut lieu?

--Oui. Un procès privé, bien entendu; dans le cabinet du maire, sans

autre assistance que les adjoints et le greffier.

L'avocat de Maddalena plaida le premier. L'exorde fut ironique, l'exposé

du fait, facétieux. Il commença la discussion sur le même ton. Tour à

tour, il invoqua l'article 1645. («L'obligation de délivrer la chose

comprend ses accessoires») ou l'article 569, encore plus injurieux dans

son application. Puis, cessant les plaisanteries, il posa le dilemme

suivant: ou Maria-Maddalena comprend deux femmes distinctes et

différentes, ou elle n'en forme qu'une. Dans le premier cas, il est

évident que le consentement de la soeur n'est pas nécessaire. Dans le

second cas, où l'on fait abstraction de la partie adverse, l'évidence

est encore plus grande. Il développa et soutint cette dernière thèse.

Jamais, dit-il, on n'a considéré, ni dans la réalité ni même dans

l'imagination des poètes, que la multiplicité des membres multipliât les

individus. Un veau à six pattes n'est jamais qu'un veau. Les cent yeux

d'Argus n'appartiennent pas à cent personnes. Janus aux deux visages

n'était qu'un seul dieu. Cerbère se dit au singulier malgré ses trois

têtes infernales. Pourquoi Maria-Maddalena, physiquement indivisible,

formerait-elle deux individus, puisque le propre de l'individu est, par

étymologie, l'indivisibilité?

--Ha! ha! ha! fit le médecin, j'aime beaucoup ce raisonnement.

--D'ailleurs, poursuivit-il, et en admettant même que l'on pût soutenir

la dualité des intelligences, nous n'avons pas à nous occuper ici de

psychologie mais de mariage. Le mariage a un but précis que nous

connaissons tous et que nul ne discute. Or, si Maria-Maddalena est venue

au monde avec un cerveau double, elle est parfaitement simple au point

de vue nuptial. De ces deux femmes, que vous distinguez jusqu'à la

ceinture, l'unité d'organe ne fait qu'une seule épouse.

--Évidemment.

--L'avocat de la deuxième soeur répondit qu'il ne s'égarerait pas dans

les digressions mythologiques où s'était complu l'adversaire et qu'il

plaiderait pour le bon sens. Le seul fait que Maria et Maddalena sont en

procès l'une contre l'autre, dit-il, prouve suffisamment qu'elles ne se

confondent pas. Maria refuse de se marier. Si M. X... épouse sa soeur,

ma cliente sera nécessairement enlevée: rapt, compliqué par la minorité

du sujet, premier crime.--Enlevée, elle sera détenue malgré elle au

domicile conjugal des demandeurs: séquestration, deuxième crime.--Là,

notre mineure séquestrée sera contrainte d'assister à toutes les

caresses intimes échangées entre les époux: outrage à la pudeur,

exhibitionnisme, troisième crime.--Par la force elle sera mise au lit

près d'un homme avec la complicité de Maddalena et dans l'intérêt de

celle-ci: proxénétisme, traite des blanches, quatrième crime.--Malgré

sa résistance indignée elle cessera d'être vierge en même temps que sa

soeur, puisque sa conformation physique le veut ainsi: viol, cinquième

crime.--Le coupable sera son beau-frère: inceste, sixième crime, non

prévu par les lois, mais que je retiens néanmoins comme circonstance

aggravante.

--Enfin, cet homme est un homme marié: adultère et septième

crime.--Est-ce là tout? Non pas encore: le mariage de l'une détermine le

mariage de l'autre jumelle, puisque toutes deux sont indivisibles, comme

vous le démontrait mon confrère avec une lumineuse justesse de

déduction. Vous êtes donc contraint d'inscrire à la fois sur deux états

civils de femmes le nom d'un seul et même mari auquel vous n'épargnez le

cas d'adultère que pour le précipiter dans celui de bigamie, devenir

sciemment son complice et le suivre plus tard aux travaux forcés!

--Le jugement fut remis à huitaine?

--Oh! non. Le maire protesta sur-le-champ qu'il n'avait jamais songé à

donner son assentiment et le mariage ne fut pas conclu.

--Dieu soit loué! dit gaiement le médecin.

TABLE

PREMIÈRE PARTIE

LA NUIT DE PRINTEMPS 4

L'ILE MYSTÉRIEUSE 19

LES CHERCHEURS DE TRÉSORS 33

UNE FÊTE A ALEXANDRIE 45

SPORTS ANTIQUES 61

LESBOS D'AUJOURD'HUI 75

LA FEMME DANS LA POÉSIE ARABE 91

SECONDE PARTIE

LA DÉSESPÉRÉE 125

LIBERTÉ POUR L'AMOUR ET POUR LE MARIAGE 141

I.--Liberté pour l'amour et pour le mariage 143

II.--Histoire d'un fiancé 164

III.--Plaidoyer pour Roméo et Juliette 181

UNE RÉFORME DANGEREUSE 195

LA VILLE PLUS BELLE QUE LE MONUMENT 209

LA STATUE DE LA VÉRITÉ 223

LA CENSURE 239

LE BOULEVARD 255

LE CAPITAINE AUX GUIDES 269

UN CAS JURIDIQUE SANS PRÉCÉDENT 285

Paris.--Typ. PH. RENOUARD, 19, rue des Saints-Pères.--64580.

NOTES:

[1] Les fouilles ont été poursuivies jusqu'à la fin de 1903, sans

résultat. M. Doerpfeld vient de publier qu'il renonçait à son

entreprise.

[2] 6 octobre 1896.

[3] Kaillixeinos le Rhodien, contemporain de Ptolémée Philadelphe et

témoin de la fête, en donnait la description dans son _Alexandrie_

(livre IV). Athénée nous a conservé son récit (édition Kaibel, t. I, p.

435-450).

[4] Au 1/25e.

[5] A. CONZE, _Reise auf der Insel Lesbos_. Hannover, 1865, in-4º.

[6] G. GEORGEAKIS et LÉON PINEAU, _Le Folk Lore de Lesbos_. Paris, 1894,

in-12.

[7] _Daphnis et Chloé_, I, 7.

[8] Cantique des Cantiques, IV, 11.

[9] Persane, arabe ou turque. V. _Les Mille et une Nuits_. Le _Mikri

Zenan, ou les Ruses des Femmes_, traduit du turc par Decourdemanche.

Paris, 1896, in-12, etc. On sait que les _Mille et un Jours_ de Pétis de

la Croix sont un recueil factice imité des deux recueils précédents, et

du Feredj bad Chiddeh.

[10] Koran, XXIV, 31. Cf. XXXIII, 55 et 59.

[11] GABRIEL SIONITA. _De nonnullis orientalium urbibus necnon

indigenarum religione ac moribus, tractatus brevis._--Amstelodami, 1633.

[12] E. W. LANE, _An account of the manners and customs of the modem

Egyptians written in Egypt during the years 1833, 1834, 1835_.--London,

1871, t. I, p. 64.

[13] BRUCE, _Voyages_. Paris, 1790, t. I, 345.

[14] Aujourd'hui, le fait est beaucoup plus rare. Je ne l'ai constaté

pour ma part que dans le Hodna algérien et, exceptionnellement, chez

quelques jeunes mendiantes. Jusqu'en Nubie, les cotonnades anglaises

habillent de nos jours les plus pauvres filles.

[15] JONES, _Essai sur la poésie asiatique_, IV, p. 527.

[16] La plupart des citations qui suivent sont prises dans: THARAFA,

édition Seligsohn, 1901.--NABIGA DHOBYANI, édition Derenbourg,

1869.--_The Seven Poems_ (_Moallakât_) édition Johnson,

1894.--_Anthologie de l'Amour Arabe_, par F. de Martino et Abe-el Khalek

Saroit Bey, 1902.--_Anthologie Arabe_ de Humbert, 1819.--_Anthologie

Arabe_ de Grangeret de Lagrange, 1823, etc.--HARTMANN, _Ueber die Ideale

weiblicher Schönheit bei den Morgenländern_, 1798.

[17] Ce caractère de beauté se trouve déjà noté chez les poètes grecs

qui avaient subi l'influence orientale (_Anthol. Palatine_, V. 60) et,

pour la même raison, chez les auteurs de nos fabliaux du XIIe et du

XIIIe siècle.

[18] V. l'_Anis et Ochchâq_ de Cheref-Eddin Rami, trad. Huart. Paris,

1875.

[19] Même ouvrage, pp. 21, 22.

[20] _Ibid._, pp. 36, 39.

[21] F. DE MARTINO ET SAROIT BEY, _Anthologie_, p. 271.

[22] F. DE MARTINO ET SAROIT BEY, _Anthologie_, p. 225.

[23] _Ibid._, p. 105.

[24] _Ibid._, p. 167.

[25] En France, sur 10 000 mariages, 9 993 ne donnent lieu à aucune

opposition.

[26] Quinze jours après la publication de cet article, la Chambre a voté

d'urgence un projet de loi déposé par M. P. Grousset, exemptant de tous

droits la transcription du jugement de divorce; mais les autres frais

subsistent.

[27] «L'enfant n'a point d'action contre ses père et mère, pour un

établissement par mariage.» Code civil, art. 204.

[28] LADY DILKE, _French architects and sculptors of the_ XVIIIth

_Century_. 1 vol. gr. in-8º. London, 1900, p. 131.

[29] _Athenische Mittheilungen_, t. (1885). p. 6.

[30] Les exemples sont si nombreux qu'on ne saurait les énumérer.

[31] _Les Quatre Livres d'Albert Durer._ Arnhem, 1613, ff. 50, 58, 63,

65 vº, 115, etc., etc.

[32] _Journal Officiel._ Chambre.--Séance du 23 mai 1901, p. 1115.

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