[530] Amie intime de Mlle de Scudéry, une des personnes les plus
distinguées de l'hôtel de Rambouillet. (V. C.)
[531] Dames que recevait chez elle Mlle de Scudéry. (V. C.)
_La duchesse de Longueville crut devoir ajouter les lignes suivantes à la
lettre de Sarasin_:
C'est être bien hardie que d'écrire à une personne dont on a vu une
lettre comme celle que vous avez écrite depuis peu; et c'est l'être tout
autant que de placer son compliment dans une autre faite comme celle dans
laquelle je vous écris. Mais, comme je préfère la réputation d'être
reconnoissante à celle de bien écrire, j'abandonne de bon cœur la
première, pour n'être pas tout à fait indigne de l'autre, comme je le
serois sans doute si je pouvois savoir les constantes bontés de monsieur
votre frère et de vous, sans vous témoigner combien j'en suis touchée. Je
le suis encore si fort de vos ouvrages, et ils adoucissent si
agréablement l'ennui de ma vie présente, que je vous dois quasi d'aussi
grands remercîments là-dessus que sur la solide obligation que je vous ai
de n'avoir pas changé pour moi avec la fortune, et d'avoir bien voulu
soulager les maux qu'elle m'a faits par les biens que donne la
continuation d'une amitié comme la vôtre. Celle de vos hôtesses m'est si
considérable, que l'assurance que vous me donnez qu'elles en conservent
toujours un peu pour moi m'a causé une véritable satisfaction. Je vous
conjure de le leur dire de ma part, et qu'elles n'en peuvent avoir pour
personne qui les estime et qui les aime plus que je fais.