[399] Claude Guyonnet de Vertron, auteur de la _Nouvelle Pandore,
ou les Femmes illustres du règne de Louis XIV_, 1698, 2 vol.
in-12, où il a rassemblé une foule de sonnets, madrigaux, etc., à
la gloire des dames et à la louange du roi. Ce recueil indigeste
et assez rare offre pour nous l'intérêt d'avoir conservé quelques
lettres de Mlle de Scudéry, parmi lesquelles nous avons choisi
celle-ci et les deux suivantes.
Cette lettre répond à une épître où M. de Vertron lui demandait à
être introduit auprès d'elle sous les auspices de Mlle de la
Vigne. _Nouvelle Pandore_, p. 349 à 351.
[1685 OU 1686.]
J'ai tant d'estime, Monsieur, pour Mlle de la Vigne, que tout ce qui
vient de sa part m'est précieux. Je vois par vos vers et par votre lettre
que votre seul mérite peut vous faire recevoir agréablement par
vous-même; mais comme j'ai une toux fort cruelle qui ne me permet pas de
beaucoup parler, je vous demande cinq ou six jours pour guérir, afin de
pouvoir vous louer et vous remercier sans vous importuner en toussant. Ne
vous figurez pas, Monsieur, que je sois un _bel esprit_, je ne suis rien
moins que cela, mais je suis une bonne amie qui fais profession d'être
fort sincère et qui suis déjà par avance,
Monsieur,
Votre très-humble et très-obéissante servante.