NOTES

[1: Voyez entre autres les pages 37, 55, 64, 170, 117, 171, 174 [du

livre original]. Et ce ne sont pas les seules.]

[2: Le rétablissement de l'orthographe des noms de lieux, généralement

défigurés, offrait des difficultés particulières que je ne suis pas sûr

d'avoir surmontées toujours. En cas de doute, j'ai usé du point

d'interrogation.]

[3: Le nom de Château-Vilain a définitivement survécu.]

[4: En 1791, on avait déjà formé des bataillons de garde nationale

destinés à entrer dans le cadre de l'armée. Soult rappelle, au début de

ses _Mémoires_, qu'il se trouvait alors en garnison à Schelestadt avec

le premier bataillon du Haut-Rhin. Ce corps était nombreux, dit-il,

animé d'un bel esprit, mais fort peu de ses officiers étaient capables.

On trouvera dans le n° 1 de notre supplément un extrait intéressant des

_Mémoires de Cagnot_ sur les effets de la levée en masse qui fut ensuite

décrétée.]

[5: Les _papiers publics_, les journaux.]

[6: Les casernes Chambière ont en effet toujours passé pour malsaines,

en raison des eaux stagnantes des fosses qui sont dans leur voisinage.]

[7: L'armée du prince de Cobourg avait en effet occupé la forêt de

Mormal en bloquant Le Quesnoy. «De faibles détachements français

observaient ses mouvements, dit Soult; ils ne purent l'empêcher de

déployer les immenses moyens qu'on avait préparés pour réduire la place,

elle capitula le 11 septembre, après avoir soutenu quinze jours de

tranchée. Dans le temps qu'elle succombait, des efforts tardifs étaient

faits pour la dégager: à Avesnes, par une division sortie de Cambrai, à

Fontaine, par une autre division sortie de Landrecies: à l'entrée de la

forêt de Mormal, par une colonne partie du camp de Maubeuge.» Cette

dernière colonne est celle dont il est ici question.]

[8: Les détails du texte sont confirmés par un nouveau passage des

_Mémoires_ de Soult; la légère différence donnée dans l'évaluation des

troupes est plus qu'annulée par le renfort qui arrive ensuite à

l'ennemi.]

[9: L'armée de Jourdan ne comptait en réalité que 45,000 combattants;

ils ne venaient pas de la Vendée, mais des camps de l'armée du Nord et

de l'armée des Ardennes. On trouvera dans le numéro 2 de notre

supplément un émouvant récit du combat qui amena la levée du blocus de

Maubeuge; il est extrait des _Mémoires de Carnot_, par son fils. (Paris,

Pagnerre, 1862. Tome I, page 399). Les détails remarquables qu'on y

trouve formaient un complément nécessaire de notre texte.]

[10: Allusion à la fameuse ronde révolutionnaire dite: _carmagnole_. On

la retrouve à la page du 7 octobre.]

[11: Le propos a été en effet attribué au prince de Cobourg, qui

commandait alors l'armée assiégeante.]

[12: Échanger des coups de fusil.]

[13: Le maréchal Soult donne les détails suivants sur le combat de

Grandreng. «L'échec éprouvé par la colonne du centre rendit inutile le

mouvement du général Mayer sur Haulchin, et permit au prince de Kaunitz

de marcher au soutien de sa droite, à Grandreng, en dégarnissant sa

gauche. Le général Déjardins avait déjà enlevé quelques redoutes, et il

pénétrait dans le village, quand tout à coup ses deux divisions sont

elles-mêmes assaillies et débordées par la cavalerie autrichienne. Elles

font, avec l'appui da la brigade Duhesme, un dernier effort pour rentrer

à Grandreng; mais elles échouent de nouveau et sont obligées de

précipiter leur retraite pour repasser la Sambre, malgré l'appui

qu'elles reçoivent de la réserve de cavalerie. Le général autrichien

acquit l'honneur de cette journée en rendant ses forces mobiles, de la

gauche au centre, et du centre à la droite, où il prit successivement la

supériorité. Ses pertes furent beaucoup moindres que celles des

Français, qui sacrifièrent plus de quatre mille hommes et douze pièces

de canons.»]

[14: «Les revers du 13 avaient irrité les représentants sans les

éclairer; ils ordonneront un nouveau passage, mais les opérations,

encore plus mal dirigées que la première fois, eurent pour résultat des

pertes beaucoup plus grandes. (SOULT.)]

[15: Le maréchal Soult dit ici: «Il faut aussi admirer la docilité des

troupes, qu'aucun revers ne put abattre, et déplorer que, soumises à la

tyrannique autorité des représentants, elles n'aient point eu à leur

tête des chefs dignes de les diriger. Depuis quinze jours, les corps qui

étaient sur la Sambre avaient perdu plus de quinze mille hommes et la

moitié de leur matériel; les soldats manquaient de vivres et avaient le

plus grand besoin de repos. Les généraux en firent la demande à

Saint-Just; dans le conseil, Kléber fit observer qu'on allait voir

arriver, avant dix jours, l'armée de la Moselle, dont nous parlerons

bientôt, et qu'il n'y avait qu'à l'attendre, en s'occupant de réparer

les pertes de l'armée, pour reprendre alors les opérations avec d'autant

plus de vigueur. Mais l'implacable Saint-Just ne voulut rien accorder, à

peine daigna-t-il répondre: _Il faut demain une victoire de la

République. Choisissez entre un siège ou une bataille_. Il fallait

choisir, on marcha, le 26 mai, sur Charleroi.

Malgré les succès qu'il venait de remporter, le prince de Kaunitz avait

été remplacé par le prince d'Orange dans le commandement. Les troupes

alliées étaient sur la Sambre, pour en défendre le passage; elles

occupaient en outre, au-dessus de Marchiennes-au-Pont, le camp retranché

de la Tombe, qui couvrait Charleroi. Kléber et Marceau étaient chargés

de l'attaquer, et le général Fromentin d'emporter le pont de Lernes. Ces

deux attaques manquèrent par l'excessive fatigue des troupes, qui

montrèrent de l'hésitation et restèrent exposées au feu le plus vif,

plutôt que d'avancer. À la nuit, les ennemis évacuèrent cependant le

camp, en ne laissant dans Marchiennes qu'un poste fortifié.» (SOULT.)

--Ce dernier alinéa explique comment notre sergent va parler de retraite

après avoir parlé d'une victoire qui était sans doute un avantage

partiel sans résultat sur l'ensemble de la journée.]

[16: Chiffre singulièrement exagéré. Soult rapporte un triste épisode du

siège: «Le colonel Marescot dirigeait les opérations du génie, sous les

yeux des généraux Jourdan et Hutry; on avait un équipage d'artillerie

suffisant et les représentants Saint-Just et Lebas se tenaient au pied

de la tranchée pour presser les travaux. Un jour, ils visitaient

l'emplacement d'une batterie que l'on venait de tracer: «À quelle heure

sera-t-elle finie?» demanda Saint-Just au capitaine chargé de la faire

exécuter.--Cela dépend du nombre d'ouvriers qu'on me donnera, mais on y

travaillera sans relâche, répond l'officier.--Si demain, à six heures,

elle n'est pas en état de faire feu, ta tête tombera!...» Dans ce court

délai, il était impossible que l'ouvrage fût terminé; on y mit cependant

autant d'hommes que l'espace pouvait en contenir. Il n'était pas

entièrement fini, lorsque l'heure fatale sonna. Saint-Just tint son

horrible promesse: le capitaine d'artillerie fut immédiatement arrêté et

envoyé à la mort, car l'échafaud marchait à la suite des féroces

représentants. Si nous n'avions pas remporté la victoire, la plupart de

nos chefs auraient subi le même sort. Nous apprîmes plus tard que

Saint-Just avait porté sur une liste de proscription plusieurs généraux

de l'armée, et qu'il m'y avait compris, quoique je ne fusse encore que

colonel.--Jourdan devait être sacrifié le premier; il avait remplacé

Hoche dans le commandement, et il avait, comme lui, encouru la haine du

représentant par la courageuse résistance qu'il opposait à ses volontés,

lorsque la présomptueuse ignorance de Saint-Just prétendait diriger les

opérations militaires. (SOULT.)]

[17: Le maréchal Soult complète ainsi le récit de cette journée. «Il

était sept heures du soir. Depuis quelques moments, le combat avait

cessé aux ailes; on le laissa finir au centre sans poursuivre les

ennemis. Épuisés de fatigue et de besoin, les soldats pouvaient à peine

se tenir debout, et ils manquaient aussi de munitions. Il n'y avait

aucune possibilité de continuer la poursuite, quelques avantages qu'on

eût pu recueillir; officiers et soldats, tous s'écriaient: «Un pont d'or

à l'ennemi qui s'en va!» et l'on donna aux troupes un repos

indispensable.

Le lendemain, il n'y eut point de mouvement; il fallait se remettre

d'une pareille journée et ramasser les débris qui couvraient le champ de

bataille. On compta les pertes; les nôtres s'élevèrent à près de cinq

mille hommes hors de combat, et, par le nombre des morts, on évalua

celles de l'ennemi à plus de sept mille hommes; de part et d'autre il

n'y eut que peu de prisonniers. Parmi ceux que nous fîmes, il se trouva

des Français, faisant partie du régiment Royal-Allemand et de celui de

Berching-hussard, auxquels la loi rendue contre les émigrés pris les

armes à la main était applicable. Pas un soldat n'eut la pensée qu'il

fût possible de livrer à l'échafaud ceux que nous venions de combattre

face à face. Pendant la nuit, nous leur facilitâmes les moyens de

s'échapper, en nous bornant à leur dire qu'ils fussent ailleurs expier

l'erreur de s'être armés contre leur patrie; plusieurs revinrent plus

tard se placer dans nos rangs. On a sauvé ainsi dans le cours de la

guerre, un grand nombre de Français qui étaient dans le même cas, et ils

ont reçu parmi nous protection et avancement; beaucoup d'entre eux ont

ainsi obtenu d'être éliminés de la liste fatale et de rentrer dans leurs

biens confisqués. Nous devons croire qu'ils en ont conservé de la

reconnaissance.»]

[18: Ceci est bien confirmé par le récit du maréchal Soult: «Dans nos

rangs, l'enthousiasme allait croissant avec le danger; depuis le

commencement de l'action, et pendant toute sa durée, le cri de

ralliement de l'avant-garde fut toujours: «Point de retraite

aujourd'hui, point de retraite!» Aussi, tout ce qui vint se heurter

contre elle fut-il brisé. Environnée de sanglants débris, son camp en

flammes, la plupart de ses canons démontés, ses caissons faisant

explosion à tout moment, des monceaux de cadavres comblant les

retranchements, les attaques les plus vives sans cesse renouvelées, rien

n'était capable de l'intimider, pas même l'incendie de la campagne qui

nous environnait de toutes parts. Les champs, couverts de blé en

maturité, avaient été enflammés par notre feu et par celui de l'ennemi;

on ne savait où se placer pour l'éviter; mais nous étions bien

déterminés à ne sortir que victorieux de ce volcan.»

Le courage des chefs avait, sur plus d'un point, seul pu maintenir les

troupes, comme le montre bien cet autre passage:

«Avant six heures du matin, les alliés avaient fait des progrès, et les

divisions des Ardennes repassaient la Sambre, dans un complet désordre,

aux ponts de Tamine et Ternier, laissant leur général garder seul, avec

ses officiers et quelques ordonnances, la position qu'elles venaient de

quitter. J'avais été envoyé par le général Lefebvre, pour m'assurer de

l'état de notre droite, et pourvoir aux dispositions que les

circonstances exigeraient. Je joignis Marceau entre les bois de Lépinoy

et le hameau du Boulet, au moment où les ennemis allaient l'entourer. Il

les défiait, et dans son désespoir, il voulait se faire tuer, pour

effacer la honte de ses troupes. Je l'arrêtai: «Tu veux mourir, lui

dis-je, et tes soldats se déshonorent: vas les chercher et reviens

vaincre avec eux! En attendant, nous garderons la position à droite de

Lambusart.--Oui, je t'entends, s'écrie Marceau, c'est le chemin de

l'honneur! J'y cours; avant peu je serai à vos côtés. Deux heures après,

il avait ramené les plus braves, et il prenait part à nos succès.»--Ces

extraits donnent une idée de la phraséologie du temps; on employait

volontiers les grands mots dont on se moque aujourd'hui, mais les actes

aussi étaient grands, ce que les moqueurs ne doivent pas non plus

oublier.]

[19: Cette image poétique aurait lieu de surprendre si on ne se

reportait aux chansons populaires d'autrefois où la mythologie jouait

toujours un grand rôle.]

[20: Fournitures de casernement.]

[21: On avançait l'embrigadement. Cette opération importante se faisait

avec la plus grande rigidité; les généraux devaient choisir, sous leur

responsabilité, parmi les chefs de bataillon, les plus capables pour les

désigner comme chefs de brigade. Les instructions des représentants du

peuple portaient: «Les grades ne sont pas la propriété des individus;

ils appartiennent à la République, qui a droit de n'en disposer qu'en

faveur de ceux qui sont en état de lui rendre des services.» Trois fois

plus forts qu'avant leur réunion, les nouveaux corps présentaient plus

de régularité dans leur ensemble et plus de confiance en eux-mêmes.]

[22: Ému par l'audace avec laquelle nos fantassins s'étaient jetés à

l'eau pour forcer le passage de la Roër, malgré le courant de l'eau,

l'encaissement de la rivière et les retranchements de la rive opposée,

l'ennemi battit en retraite sur Cologne.]

[23: Cette victoire de la Roër, qui fit honneur au général Jourdan et à

ses troupes, assura en effet l'évacuation complète de la Belgique.]

[24: Mais il n'y eut que trente jours de tranchée ouverte. La garnison

se comporta vaillamment. On trouva dans la place 350 bouches à feu et un

matériel considérable.]

[25: Le 29 février 1795, la Hollande était en effet conquise et le 16

mai suivant, elle signait avec la France un traité d'alliance qu'elle

observa fidèlement jusqu'au jour où Napoléon voulut imposer un roi à la

nation que la République avait respectée.]

[26: Ce traité ne fut signé que le 5 avril 1795 à Bâle. La Prusse nous

abandonnait alors toutes ses possessions sur la rive gauche du Rhin.]

[27: Le maréchal Soult servait alors comme colonel dans la division de

notre sergent. Il dit aussi: «Nous souffrîmes beaucoup par le manque de

subsistances, au point qu'on fut obligé de réduire la ration d'un

tiers». (_Mémoires_, t. I, p. 200.)]

[28: Dépréciation inévitable par suite du cours forcé qui fit tirer de

1790 à 1796, pour _quarante-cinq milliards_ d'assignats. On sait que les

vingt-quatre milliards encore en circulation lors de la liquidation

définitive furent échangés contre _huit cent millions_ de biens

nationaux.]

[29: Voir la note du 7 germinal.]

[30: Dans ses _Mémoires_ (tome I, page 287), le maréchal Soult accuse

Pichegru «d'avoir laissé ses troupes à l'abandon, négligées et en proie

à toutes sortes de privations pour mieux favoriser l'exécution du plan

de trahison le plus odieux.» Il espérait ainsi désorganiser l'armée. En

une autre occasion, Soult parle aussi des pommes de terre et en des

termes fort curieux:

«L'armée n'avait d'autre ressource pour vivre, que les pommes de terre

que l'on trouvait dans les champs. À chaque halte, à peine les faisceaux

étaient-ils formés, que les soldats se dispersaient dans les environs

pour aller déterrer les pommes de terre. Un champ était bientôt récolté,

et le repas était bientôt préparé au feu du bivouac. Le silence durait

tant que durait cette importante occupation: mais elle ne durait pas

longtemps et les provisions étaient épuisées avant que la faim fût

apaisée. L'inépuisable gaieté du soldat français revenait alors. Ne

doutant de rien, parlant de tout, lançant des saillies originales et

souvent même instructives, tel est le soldat français. Un soir, en

parlant politique et des nouvelles de Paris, le propos était tombé sur

les grands hommes qu'on avait fait entrer au Panthéon ou qu'on en avait

successivement fait sortir, suivant l'esprit du jour et l'influence du

parti régnant. «Qui va-t-on y mettre aujourd'hui? demanda quelqu'un.

Parbleu, répondit son voisin, une pomme de terre.» Et tout le monde

d'applaudir à cette saillie, qui avait plus de portée que l'intention de

son auteur n'avait probablement voulu lui donner.» (SOULT.)]

[31: Le tambour battait comme d'habitude la distribution à l'heure dite,

mais cette distribution se réduisait souvent à rien ou à peu de chose.]

[32: Cette adresse vigoureuse sous sa forme ampoulée, faisait allusion à

la _journée du 1er prairial_ (20 mai 1795) qui avait vu la populace des

faubourgs de Paris envahir la Convention nationale en tuant le député

Feraud, aux cris de _du pain! la liberté des patriotes! la Constitution

de 1793_! Quatorze députés Jacobins payèrent de leurs têtes cette

insurrection, et, trois mois après, les clubs et sociétés populaires

étaient dissous. Chaque insurrection parisienne plaçait nos généraux

dans une situation difficile, comme le montre cette lettre du chef qui

commandait alors l'armée de Rhin et Moselle; elle est conçue en termes

vraiment patriotiques:

«_Le général en chef Jourdan au général de division Hatry_.

«Andernach, le 7 prairial an III.

«Je suis instruit, mon camarade, qu'il y a eu, le premier de ce

mois, une insurrection à Paris, et que le peuple a occupé la salle

de la Convention presqu'à onze heures du soir. Il paraît cependant

qu'à cette heure la Convention a repris le cours de ses séances. Il

faut que l'armée agisse dans cette circonstance comme elle a agi

toutes les fois que de pareils événements ont eu lieu.

C'est-à-dire, qu'étant placée sur la frontière pour combattre les

ennemis du dehors, elle ne s'occupe point de ce qui se passe dans

l'intérieur et qu'elle ait toujours la confiance de croire que les

bons citoyens qui y sont, parviendront à faire taire les royalistes

et les anarchistes.

«Nous avons juré de vivre libres et républicains, et nous

maintiendrons notre serment, ou nous mourrons les armes à la main.

Nous avons juré de combattre les ennemis du dehors, tant que la

paix ne sera pas faite. Nous tiendrons pareillement notre serment,

nous resterons à notre poste, et nous combattrons avec autant de

valeur que la campagne dernière. Je suis persuadé que tels sont vos

sentiments et ceux des troupes que vous commandez. Mais comme il

est essentiel d'empêcher que des malintentionnés viennent répandre

de fâcheuses nouvelles dans l'armée, comme il est essentiel de

redoubler de surveillance, afin que l'ennemi ne puisse pas profiter

du malheur de nos querelles intestines, il faut redoubler de zèle

et d'activité, il faut que les militaires de tout grade soient

toujours à leur poste, que le service des avant postes se fasse

avec plus de surveillance que jamais, et que vous veillez à ce que

les convois qui passeront dans l'arrondissement que vous commandez,

soient bien escortés. J'espère que l'attitude de l'armée en

imposera à tous les ennemis de la République.

«Je vous communiquerai journellement les suites des événements, et

vous aurez à me faire part exactement des observations que vous

ferez sur ce qui se passera dans les troupes que vous

commandez.--Salut et fraternité.

«JOURDAN.»]

[33: _C'est-à-dire_ du Palatinat.]

[34: La division Poncet, dont notre sergent faisait partie, devait avec

la division Marceau, rester en observation sur la rive gauche du Rhin.]

[35: Le 19 janvier 1793, les Autrichiens et non les Prussiens avaient en

effet évacué le fort en faisant sauter les fortifications. C'est après

la levée du blocus que le duc de Brunswick écrivit au roi de Prusse

cette lettre fameuse par laquelle il demandait son rappel en disant:

«Lorsqu'une grande nation, telle que la nation française, est conduite

aux grandes actions par la terreur des supplices et par l'enthousiasme,

une même volonté devrait présider à la _démarche_ des puissances

coalisées.»]

[36: Le 23 thermidor de l'an IV doit concorder avec le 9 août 1795, et

la fête de la Fédération était célébrée le 14 juillet. Il paraît y avoir

une erreur de date.]

[37: Rien de plus capricieux que l'uniforme des armées de la République

réduites à tout improviser avec les seules ressources des pays qu'elles

traversaient. À une époque bien rapprochée, du reste, au siège de Paris

en 1870, nous avons revu un bataillon mobilisé vêtu de capotes marron.]

[38: On sait que l'année républicaine, composée de douze mois égaux de

trente jours, avait cinq jours dits _complémentaires_ pour les années

ordinaires et six pour les années bissextiles.]

[39: 23 septembre 1796.]

[40: C'était avant 1777, l'électeur palatin du Rhin. Ce fut ensuite le

duc de Bavière.]

[41: Une attaque du maréchal Clairfayt déterminait en ce moment la

retraite de l'armée de Rhin-et-Moselle, placée par Pichegru dans des

positions intenables, et la place de Mannheim, abandonnée à elle-même,

se rendait quelques jours après. Les lignes devant Mayence étaient

forcées.]

[42: Elle était double de la nôtre qui avait vu une de ses quatre

divisions écrasée. Les trois autres se retirèrent avec peine en perdant

presque toute leur artillerie.]

[43: Un armistice fut conclu quelques jours après fort à propos pour

l'armée du Rhin-et-Moselle, très réduite en hommes et en chevaux.]

[44: En sept semaines, l'armée d'Italie avait conquis le Piémont, dicté

la paix à la cour de Turin, occupé Vérone et Milan, investi Mantoue.

Déconcertée, l'Autriche prit Wurmser et 56,000 hommes sur le Rhin, pour

les opposer à Bonaparte, et nous allons voir l'armée de Rhin-et-Moselle

en profiter pour reprendre l'offensive.]

[45: Pour mieux surprendre encore, Moreau faisait exécuter deux fausses

attaques sur Spire et Mannheim. Pendant ce temps son aile droite, portée

rapidement sur Strasbourg, passait heureusement le Rhin à la date du 24

juin 1796, sur un pont de bateaux préparé dans le plus grand secret.]

[46: Milanais d'origine et capitaine au service autrichien, Férino était

venu offrir ses services à la Révolution française qui le fit

lieutenant-colonel et général en 1792, général de division en 1793.

L'empire le fit comte et sénateur; sa division comprenait au moment qui

nous occupe, vingt-trois bataillons et dix-sept escadrons.]

[47: L'artillerie comptait en effet trente et une pièces, et les sacs de

grains étaient au nombre de quarante mille.]

[48: Ce n'était pas un corps d'émigrés, mais six escadrons autrichiens

détachés par le général Froelich.]

[49: Voir la note 38.]

[50: «Cette retraite est devenue célèbre; cependant il faut convenir

qu'elle était loin d'offrir les mêmes difficultés que le retraite de

l'armée de Sambre-et-Meuse, avec laquelle Moreau eu mieux fait d'opérer

sa jonction.» (SOULT.)]

[51: Voir la note 53 (siège de Kehl.)]

[52: Il s'agit ici du _craquelin_, petit gâteau ayant effectivement

cette forme.]

[53: Rien n'est exagéré dans ce compte rendu de la situation. «Voulant

rester à portée de l'Alsace pour profiter des intrigues que Pichegru

continuait à ourdir, et pour lesquelles il était même revenu en personne

à Strasbourg, les Autrichiens commencèrent par le siège de Kehl.

Quelques travaux y avaient été faits pendant la campagne, et un camp

retranché avait été établi en avant, mais tous ces ouvrages étaient

simplement en terre et paraissaient peu susceptibles de tenir longtemps

contre une attaque régulière. Néanmoins, la défense fut telle qu'elle

résista à _quarante-sept jours_ de tranchée ouverte, pour ne laisser à

l'ennemi que des monceaux de terre bouleversée. Il en fut de même à la

tête du pont de Huningue dont les ouvrages étaient plus petits encore,

et qui, attaquée depuis les premiers jours de novembre, ne fut évacuée

que le 2 février suivant. Ces deux défenses mémorables ont été décrites

dans des ouvrages spéciaux. (SOULT.)--Voir le n° III de notre

Supplément.]

[54: Les généraux blessés furent au nombre de trois: Desaix, Duhesme et

Jordy. Tous avaient payé de leur personne pour doubler l'élan des

troupes dans ces deux belles journées. Arrivé de Paris la veille, le

général en chef s'était jeté dans l'eau jusqu'à la ceinture pour aider,

en tirant sur des cordages avec Desaix et son état-major, à dégager un

bateau engravé. Duhesme avait eu la main percée d'une balle en battant

sur une caisse de tambour avec le pommeau de son sabre pour ramener un

bataillon à la charge.]

[55: Le seul général O'Reilli avait été fait prisonnier, mais le général

Staray avait été tué, ce qui explique l'exagération apparente du

chiffre.]

[56: Le fort fut enlevé par quelques dragons du 17e régiment qui

passèrent le Kintzig; on était en train de le reconstruire sur un

nouveau tracé.]

[57: Les intelligences de Pichegru avec l'ennemi avaient commencé en

1795, et ses fausses manoeuvres préméditées compromirent alors l'armée de

Jourdan. Déporté en 1797, il s'évada pour s'allier ouvertement aux

ennemis de la patrie, et revenir mourir honteusement à Paris. Le prix

stipulé pour sa trahison comprenait une infinité d'articles: le

gouvernement d'Alsace, le grade de maréchal, deux grands cordons, douze

canons, le château de Chambord, la terre d'Arbois, un million d'argent

et deux cent mille livres de rentes. En attendant la réalisation de ces

promesses, le ministre anglais de Suisse lui faisait passer des

subsides. Moreau, auquel on avait apporté la preuve écrite de ce pacte,

fut accusé de l'avoir divulgué trop tard.]

[58: Le maréchal Soult dit beaucoup en peu de lignes sur les causes

possibles de la mort trop subite de Hoche: «Cependant, l'esprit

républicain était encore très vif dans les rangs de l'armée; aussi,

quand la lutte fut engagée entre la majorité des conseils et celle du

Directoire, celle-ci appela l'armée à son secours. On donna le mauvais

exemple de faire faire des adresses par des corps de troupe. Le général

Hoche fut à Paris, et l'on fit avancer deux divisions de Sambre-et-Meuse

dans les environs de la capitale, sous le prétexte de les envoyer sur

les côtes de l'Océan. Ce mouvement eut lieu à l'insu du directeur Carnot

et du ministre de la guerre lui-même, du moins ce dernier en fit la

déclaration. Le général Bonaparte fut plus circonspect que le général

Hoche; il se borna à envoyer à Paris le général Augereau, qui fit le

coup de main du 18 fructidor. Quant au général Hoche, il s'aperçut

probablement au dernier moment, qu'il ne jouerait pas dans le coup

d'État projeté le rôle qu'il croyait devoir lui revenir et qu'il y

serait associé à des hommes avec lesquels il ne pouvait lui convenir

d'être confondu. Il se hâta donc de rejoindre son armée, mais à peine

était-il arrivé à son quartier général de Wetzlar, qu'une courte

maladie, dont la nature parut assez extraordinaire, l'emporta, le 19

septembre (troisième jour complémentaire). Des bruits d'empoisonnement

circulèrent d'abord: les soupçons se fondaient sur ce que le général

Hoche était vraisemblablement dépositaire de secrets importants, et

qu'il devait y avoir des personnes intéressées à ce qu'il cessât de leur

porter ombrage par sa supériorité et l'ascendant qu'il exerçait sur son

armée, voisine de la France. On ne peut pas admettre légèrement des

soupçons d'une nature aussi grave, et il est plus que probable qu'ils

n'avaient rien de fondé, cependant ils n'ont jamais été éclaircis. Quoi

qu'il en soit, les plus sincères regrets l'accompagnèrent au tombeau et,

pour en perpétuer le souvenir, l'armée fit élever un monument dans la

plaine entre Coblentz et Andernach, où son corps fut déposé.

«Le général Hoche possédait les qualités qui constituent le grand

capitaine, et il les faisait ressortir par les dons extérieurs les plus

séduisants. Son port noble et majestueux, sa physionomie ouverte et

prévenante, attiraient la confiance à la première vue, comme sur les

champs de bataille, toute son attitude commandait l'admiration. Un coup

d'oeil prompt et sûr, un caractère entreprenant qu'aucune difficulté

n'était capable d'arrêter, des sentiments très élevés, et en même temps,

une grande bonté, une sollicitude constante pour le soldat: il n'en

fallait pas tant pour que l'armée aimât en lui un chef qui avait

toujours été heureux, et qui avait la gloire d'avoir pacifié la Vendée.

On lui a reproché l'ambition. Il n'avait que trente ans, lorsque la mort

l'enleva à la France; à cet âge, à la tête d'une armée, avec la

réputation dont il jouissait et le sentiment qu'il avait de sa propre

valeur, il était bien difficile de se préserver de l'ambition, surtout

lorsqu'il voyait s'élever à ses côtés des réputations qu'il se croyait

capable d'égaler. Aussi je crois que si Hoche eût vécu, il eût prévenu

le 18 brumaire, ou du moins qu'il eût pris le rôle de Pompée, lorsque le

nouveau César vint s'emparer du pouvoir suprême.]

[59: C'est effectivement à cette date que fut signé le traité de

Campo-Formio.]

[60: Une entrée des troupes françaises à Zurich avait été précédée d'une

proclamation qui promettait que rien ne serait demandé pour l'entretien

des troupes, dont la solde et les subsides étaient, disait-elle, assurés

par les convois de France. Une fois en ville, il fallut cependant faire

des demandes de vivres; elles furent justifiées par l'excuse que les

convois étaient malheureusement en retard; on fit la promesse de les

rendre en nature, à l'arrivée des convois, ou de les rembourser avec les

premiers fonds que le Directoire enverrait. L'agent du Directoire

sanctionnait par sa présence cet engagement. Quelques jours après, un

arrêté impose à la ville de Zurich une contribution extraordinaire de

guerre payable dans un très court délai: l'abus de la force était la

seule raison à donner d'un pareil manque de foi. Une députation de

notables se rend auprès du général commandant, pour lui faire des

représentations. Le général était d'autant plus embarrassé de répondre

qu'il n'était lui-même pas coupable; il n'avait agi que d'après des

ordres. Il cherchait comme la première fois, à trouver des excuses dans

le retard des convois attendus de France, dans les besoins pressants de

l'armée, lorsque l'orateur de la députation le tira d'embarras:

«Général, lui dit-il, nous ne sommes pas venus pour vous reprocher

d'avoir oublié vos engagements que sans doute on vous a obligé à violer,

ni pour nous plaindre que la contribution soit trop forte, mais pour

vous dire, au contraire,_ que nous pouvons payer davantage, et pour vous

prier de nous le demander_.»

Puis, lui saisissant vivement la main: «_Quand vous nous aurez pris_,

ajouta-t-il, _des richesses qui ont aguerri votre courage et dont nos

ancêtres savaient se passer, nous reviendrons dignes d'eux, nous

reviendrons Suisses_.»

Nous donnons d'après les _Mémoires_ du maréchal Soult (comme toujours)

ce beau trait qui est à méditer en tout temps et en tous pays.]

[61: Il a une longueur de 1800 pieds.]

[62: À l'armée, la prison est ainsi nommée parce qu'on n'y laisse pas

pénétrer le jour.]

[63: Le 16 germinal correspond au 5 avril 1799. Le maréchal Soult résume

ainsi cette suite de revers due à l'incapacité du général Scherer: «Le

général Scherer partait des places de Mantoue et de Peschiara, sur la

ligne du Mincio: il commença ses opérations, le 26 mars, pour forcer la

ligne de l'Adige. Il opérait aux trois colonnes: celle de gauche,

commandée par le général Moreau, avançait. Elle passa l'Adige au-dessus

de Vérone, coupant la droite de l'armée autrichienne, et elle était à

même de poursuivre ses succès vers Vienne si elle avait été soutenue;

mais les autres divisions du centre et de la droite, que le général

Scherer commandait en personne, se firent battre par l'ennemi.

Cependant, le succès que venait de remporter le général Moreau suffisait

pour que le restant de l'armée pût s'appuyer sur lui, le rejoindre,

marcher sur Vienne, rejeter les Autrichiens sur la Brenta et les séparer

des places de Vérone et de Legnago. Le général Moreau donnait ce conseil

au général Scherer; mais, au lieu de le suivre, celui-ci eut la

singulière idée de rappeler le général Moreau sur la rive droite de

l'Adige, pour recommencer par sa droite la même opération, quatre jours

après. Cette fois la leçon fut plus sévère: on y perdit une partie de la

division Serurier, qu'une nuit de faux mouvements compromit sur la rive

gauche de l'Adige, et qui, entourée par des forces supérieures, finit

par être accablée.

«Enfin une troisième tentative, faite le 6 avril, fut encore moins

heureuse. Malgré des succès, d'abord remportés au centre par le général

Moreau, la droite de l'armée fut tournée, à la fin de la journée, par

une manoeuvre habile du général Kray. Il y avait tant d'incohérence dans

tous les mouvements, que cet échec ne put être réparé: le désordre vint

s'y joindre et l'armée entière précipita sa retraite, non pas seulement

derrière le Mincio où le général Scherer aurait pu tenir, à l'appui des

places de Peschiera et de Mantoue, mais derrière l'Adda.

«La journée de Magnano décida du sort de l'Italie. Dix jours avaient

suffi pour réduire l'armée à moins de trente mille combattants, pendant

que d'un autre côté, toutes les troupes éparpillées depuis le Pô jusqu'à

Naples, étaient non seulement trop éloignées pour lui amener des

renforts en temps utile, mais se trouvaient elles-mêmes de jour en jour

plus compromises. En même temps l'armée ennemie avait remplacé toutes

ses pertes et elle acquérait une supériorité de plus en plus grande par

les renforts qu'elle recevait à tout instant; elle était, en outre, à la

veille d'être rejointe par l'armée russe, qui arriva sur l'Adige, le 15

avril.

«L'exaspération de l'armée dont le courage avait été si mal employé

était au comble, et elle eût produit des actes d'indiscipline et de

désobéissance, si le général Scherer fût resté. Il le comprit, il partit

pour Milan sous prétexte de diriger les levées extraordinaires qu'on y

faisait, et ne revint plus. Il avait remis, avant son départ, le

commandement au général Moreau.»]

[64: L'armée russe avait fait sa jonction.]

[65: Il s'agit ici du passage de l'Adda sur la droite de l'armée de

Berthier qui s'était portée vers le point oriental du lac de Côme, et

qui isola la division Serrurier du restant de l'armée. L'attaque

générale de l'ennemi triompha sur les autres points, et l'armée

française se vit réduite à la retraite après avoir perdu le tiers de son

effectif et une centaine de canons.]

[66: Comme complément de cette invocation, voir la prière à la fin du

journal.]

[67: «Le tableau de la situation de Gênes dans les derniers jours du

siège a déjà été tracé tant de fois et est devenu si célèbre, dit le

maréchal Soult, que je puis me borner ici à le rappeler. Les horreurs de

la faim, dans une ville de cent soixante mille âmes, dépassent tout ce

que l'imagination peut se représenter de plus hideux. On avait dévoré

tous les animaux jusqu'aux chiens et aux rats; on fabriquait, sous le

nom de pain, une composition d'amandes, de grains de lin, de son et de

cacao, qu'on a comparée à de la tourbe imbibée d'huile, et que les

chiens mêmes ne pouvaient pas supporter; la ration consistait en deux

onces de cet affreux mélange. Enfin, le 15 prairial (le 4 juin), il n'en

restait plus une once pour chacun; il ne restait plus quoi que ce fût,

qui pût être mangé, pas même la nourriture la plus immonde. Il n'en

restait pas plus pour l'armée que pour les habitants qui, tous les

jours, mouraient par centaines. L'armée, si on pouvait encore lui donner

ce nom, ne comptait pas trois mille hommes en état de tenir un fusil,

car leur faire faire le moindre mouvement, était absolument impossible;

les sentinelles ne pouvaient faire leur faction qu'assises. Le

lendemain, elles n'auraient pas pu le faire, tous soldats et habitants,

seraient morts d'inanition.

«Ce fut ce jour-là seulement que le général Masséna consentit à écouter

les propositions qui lui étaient faites depuis plusieurs jours par les

généraux ennemis, dans les termes les plus honorables. La conférence

entre le général Masséna, les généraux autrichiens Ott et Saint-Julien

et l'amiral Keith commandant l'escadre anglaise, se tint au milieu du

pont de Cornigliano, sur le Bisague, et le général Masséna y apporta

toute la fermeté de son caractère. Il commença par ne pas vouloir

admettre l'emploi du mot de _capitulation_, et la seule expression à

laquelle il consentit, fut celle de _négociation pour l'évacuation de

Gênes_. L'armée sortit librement de Gênes avec armes et bagages, pour

rentrer en France, sans engager sa parole: huit mille hommes prendraient

la route de terre; le surplus, ainsi que les hôpitaux, le matériel et

tout ce qui appartenait à l'armée, serait transporté par mer à Antibes.

Cette clause de la marche, par terre, de huit mille hommes, fut sur le

point de faire rompre la négociation. Le général Ott ne voulait pas y

consentir, afin de retarder la réunion de cette colonne à l'armée

française. Le général Masséna rompit la conférence: «À demain,

messieurs,» leur dit-il. Cependant, il savait bien qu'il serait hors

d'état d'accomplir sa menace. Cette fermeté réussit, mais le général

Masséna était surtout secondé par les ordres pressants que le général

Ott venait de recevoir du général Mélas, et qui lui prescrivait de ne

pas perdre un instant pour lever le siège et pour conduire son corps

d'armée à Alexandrie.»]

[68: Bibl. Nat. Estampes OA, 105 O.]

Journal de marche du sergent Fricasse de la 127e demi-brigade : 1792-1802 avec les uniformes des armées de Sambre-et-Meuse et Rhin-et-Moselle. Fac-similés dessinés par P. Sellier d'après les gravures allemandes du temps · 第 65 / 65 题