H. 27, L. 38.

PERRONEAU (_Jean-Baptiste_). Un grand pastelliste injustement sacrifié

par Diderot à La Tour, et dont la préparation de Laurent Cars, au

Louvre, donne la plus haute idée. Perroneau est plus naturellement

coloriste que La Tour; il est, dans sa peinture de poussière colorée,

tout plein de tons clairs, frais, presque humides. Certes son heureux

rival a une science anatomique et physiognomique d'un visage bien

supérieure à la sienne, mais trop souvent ses tons sont fatigués, ne se

montrent plus entiers, et jamais, au grand jamais, il ne s'est élevé à

ces clartés d'une figure faites de la pose franche de touches de bleu,

de vert, balafrés de rose, et qui ont la plus grande parenté avec la

couleur à l'huile des portraits de Reynolds, des portraitistes anglais

de la fin du XVIIIe siècle.

--Louis Claude, comte de Goyon de Vaudurant, sous-gouverneur de

Bretagne, coiffé à l'oiseau royal; il est en habit de velours

noir, jabot de dentelle, gilet de soie à fleurettes traversé par

le cordon rouge de commandeur de l'ordre de Saint-Louis.

Pastel sur peau vélin.

Provient de la collection du docteur Aussant de Rennes, où il

était attribué à La Tour. Ce pastel, qui a tous les caractères

du faire de Perroneau, n'a pu être exécuté par La Tour qui, déjà

un peu fou, ne travaillait plus à l'époque, où M. de Goyon était

nommé commandeur de l'ordre de Saint-Louis.

La maison d'un artiste, Tome 1 · 第 257 / 443 题