XIX.

Il traite ensuite épisodiquement des formes du gouvernement

oligarchique, qui périt par la cupidité et par hostilité qui s'établit

entre les riches et les pauvres. Il définit aussi le gouvernement

démocratique:

«La démocratie arrive quand les pauvres, ayant remporté la victoire

sur les riches, massacrent les uns, chassent les autres et partagent

également avec ceux qui restent l'administration des affaires et les

charges publiques, lesquelles, dans ce gouvernement, sont données par

le sort pour la plupart.

«Par conséquent un pareil gouvernement doit offrir, plus qu'aucun

autre, un mélange d'hommes de toute condition.

«Vraiment, cette forme de gouvernement a bien l'air d'être la plus

belle de toutes, parce que, grâce à la liberté, il renferme en soi

tous les gouvernements possibles.»

Platon critique ensuite ironiquement les vices propres à toute nature

de gouvernement démocratique. Il montre comment un jeune homme,

flatteur du peuple, finit par y devenir l'idole de la multitude et par

affecter la tyrannie, troisième forme de cette rotation éternelle des

gouvernements humains.

Ainsi, dans un État, comme dans un particulier, ce qui doit succéder à

l'excès de liberté, c'est l'excès de servitude.

Il fait ici la théorie de la tyrannie en homme qui l'avait pratiquée,

puis il montre le tyran malheureux et puni par sa propre

toute-puissance.

Cours familier de Littérature - Volume 14 · 第 135 / 228 题