M. de Marcellus raconte les entretiens confidentiels qu'il eut avec la
duchesse d'Angoulême.--Elle ne se fiait pas plus que nous, la noble
femme, aux ordonnances, coup d'État désarmé. La législation des _coups
d'État_, c'est la conscience de celui qui les tente, mais il ne faut
pas les manquer.
Elle ne m'a jamais calomnié dans son exil, celle-là! Que la pitié de
la terre et la bénédiction de Dieu la suivent dans sa tombe! Princesse
tragique dès son berceau, elle fut triste jusqu'à la mort. Les
Français l'en ont accusée; voulaient-ils donc qu'elle dansât sur les
cadavres de son père et de sa mère? La tristesse est la bienséance
des victimes.