IV. DANS LA MAISON DE CORRECTION À BATTRE LE CHANVRE

Si vous voulez voir la pauvre Margot, il faut aller à l'hôpital où elle

bat du ciment, sans que personne s'intéresse pour elle. L'inspecteur,

avec un regard de travers, lui lâche de temps en temps quelques coups de

bâton quand elle veut reposer.

Une vilaine garce, qui la voit en brocart, et avec une dentelle de

Flandres, lui tire la langue et lui fait la moue en clignotant des yeux.

Une autre salope, qui n'a que la moitié du nez, trousse sa méchante

jupe, se moque de son habit de travail et du regard sévère de celui qui

la fait travailler. Cator tue des poux.

Le chevalier Jean est dessiné sur un volet.

Au-dessus de celui qui fait travailler est écrit: «Il vaut mieux

travailler que se tenir ainsi.»

L'oeuvre de John Cleland: Mémoires de Fanny Hill, femme de plaisir Introduction, essai bibliographique par Guillaume Apollinaire · 第 8 / 25 题