Passage de _Guill. au court nez_ (Paris, introd. de Berte aux grands

pieds), cité dans _Gérard de Nevers_.

Grant fu la cort en la sale à Loon,

Moult ot as tables oiseax et venoison.

Qui que manjast la char et le poisson,

Oncques Guillaume n'en passa le menton:

Ains menja tourte, et but aigue à foison.

Quant mengier orent li chevalier baron,

Les napes otent escuier et garçon.

Li quens Guillaume mist le roi à raison:

--«Qu'as en pensé», dit-il, li fiés Charlon?

«Secores-moi vers la geste Mahon.»

Dist Loéis: «Nous en consillerons,

«Et le matin savoir le vous ferons

«Ma volonté, se je irai o non.»

Guillaume l'ot, si taint corne charbon,

Il s'abaissa, si a pris un baston.

Puis dit au roi: «Vostre fiez tos rendon,

«N'en tenrai mès vaillant une esperon,

Ne vostre ami ne serai ne voste hom,

Et si venrez, o vous voiliez o non.»

(Ms. de _Gérard de Nevers_, nº 7498, treizième siècle, corrigé sur le

texte le plus ancien du ms. de _Guillaume au Cornès_, nº 6995.)

141--page 484--_On remonte au vieil élément indigène_, etc...

Le principal dépôt des traditions bretonnes du moyen âge est l'ouvrage

du fameux Geoffroi de Monmouth. Sur la véracité de cet auteur et les

sources où il a puisé, voyez Ellis, _Intr. metrical_ romances; Turner,

_Quarterly review_, janvier 1820; Delarue, _Bardes armoricains_; et

surtout la dernière édition de Warton (1834), avec notes de Douce et de

Park; voyez aussi les critiques de Ritson, quelques passages des poésies

de Marie de France, publiés par M. de Roquefort, 1820, etc.

142--page 487, note 2--_La fête de l'âne..._

On chantait la prose suivante:

Orientis partibus

Adventavit asinus

Pulcher et fortissimus

Sarcinis aptissimus.

Hez, sire asnes, car chantez

Belle bouche rechignez,

Vous aurez du foin assez

Et de l'avoine à plantez.

Lentus erat pedibus

Nisi foret baculus

Et eum in clunibus

Pungeret aculeus.

Hez, sire asnes, etc.

Hic in collibus Sichem

Jam nutritus sub Ruben,

Transiit per Jordanem,

Saliit in Bethleem.

Hez, sire asnes, etc.

Ecce magnis auribus

Subjugalis filius

Asinus egregius

Asinorum dominus.

Hez, sire asnes, etc.

Saltu vincit hinnulos,

Damas et capreolos,

Super dromedarios

Velox Madianeos.

Hez, sire asnes, etc.

Aurum de Arabia,

Thus et myrrham de Saba,

Tulit in ecclesia

Virtus asinaria.

Hez, sire asnes, etc.

Dum trahit véhicula

Multa cum sarcinula,

Illius mandibula

Durat terit pabula.

Hez, sire asnes, etc.

Cum aristis hordeum

Comedit et corduum;

Triticum e palea

Segregat in area.

Hez, sire asnes, etc.

Amen dicas Asine (hic genuflectebatur)

Jam satur de gramine:

Amen, amen itera,

Aspernare vetera.

Hez va! hez va! hez va hez!

Biax sire asnes car allez

Belle bouche car chantez.

(Ms. du treizième siècle, ap. Ducange, _Glossar._)

143--page 493--_La cathédrale de Cologne, le type de l'architecture

gothique..._

Les maîtres de cette ville ont bâti beaucoup d'autres églises. Jean

Hûltz, de Cologne, continue le clocher de Strasbourg.--Jean de Cologne,

en 1369, bâtit les deux églises de Campen, au bord du Zuiderzée, sur le

plan de la cathédrale de Cologne.--Celle de Prague s'élève sur le même

plan.--Celle de Metz y ressemble beaucoup.--L'évêque de Burgos, en 1442,

emmène deux tailleurs de pierres de Cologne pour terminer les tours de

sa cathédrale. Ils font les flèches sur le plan de celle de

Cologne.--Des artistes de Cologne bâtissent Notre-Dame de l'Épine, à

Châlons-sur-Marne. Boisserée, p. 15.

144--page 496--_Les méandres de l'église de Reims..._

On voyait dans plusieurs églises, entre autres à Chartres et à Reims,

une spirale de mosaïque, ou labyrinthe, ou _dædalus_, placé au centre de

la croisée. On y venait en pèlerinage; c'était l'emblème de l'intérieur

du temple de Jérusalem. Le labyrinthe de Reims portait le nom des quatre

architectes de l'église. Povillon-Pierard, _Description de Notre-Dame de

Reims_.--Celui de Chartres est surnommé _la lieue_; il a sept cent

soixante-huit pieds de développement. Gilbert, _Description de

Notre-Dame de Chartres_, p. 44.

145--page 499--_La peinture sur vitres..._

Les Romains se servaient depuis Néron des vitres colorées, surtout en

bleu. Le beau rouge est plus fréquent dans les anciens vitraux; on

disait proverbialement: _Vin couleur des vitraux de la Sainte-Chapelle._

Ceux de cette église sont du premier âge; ceux de Saint-Gervais, du

deuxième et du troisième, et de la main de Vinaigrier et de Jean Cousin.

Au deuxième âge, les figures, devenant gigantesques, sont coupées par

les vitres carrées. À cette époque appartiennent encore les beaux

vitraux des grandes fenêtres de Cologne, qui portent la date de 1509,

apogée de l'école allemande; ils sont traités dans une manière

monumentale et symétrique.--Angelico da Fiesole est le patron des

peintres sur verre. On cite encore Guillaume de Cologne et Jacques

Allemand. Jean de Bruges inventa les émaux ou verres à deux couches.--La

Réforme réduisit cet art en Allemagne à un usage purement héraldique. Il

fleurit en Suisse jusqu'en 1700. La France avait acquis tant de

réputation en ce genre, que Guillaume de Marseille fut appelé à Rome,

par Jules II, pour décorer les fenêtres du Vatican. À l'époque de

l'influence italienne, le besoin d'harmonie et de clair obscur fait

employer la grisaille pour les fenêtres d'Anet et d'Écouen; c'est le

protestantisme entrant dans la peinture. En Flandre, l'école des grands

coloristes (Rubens, etc.) amène le dégoût de la peinture sur verre.

Voyez dans la _Revue française_ un extrait du rapport de M. Brongniart à

l'Académie des sciences sur la peinture sur verre; voyez aussi la notice

de M. Langlois sur les vitraux de Rouen.

FIN DU TOME DEUXIÈME.

TABLE DES MATIÈRES

LIVRE III.--TABLEAU DE LA FRANCE.

Les divisions féodales répondent aux divisions naturelles et

physiques. 1

L'histoire de la féodalité doit donc sortir d'une caractérisation

géographique et physiologique de la France. 2

La France se sépare en deux versants, occidental et oriental. 3

La France peut se diviser par ses produits en zones

latitudinales. 5

Bretagne. 7

Anjou. 19

Touraine. 20

Poitou. 22

Limousin. 28

Auvergne. 29

Rouergue. 31

Guyenne. _ibid._

Pyrénées. 33

Languedoc. 43

Provence. 47

Dauphiné. 55

Franche-Comté. 59

Lorraine. 60

Ardennes. 65

Lyonnais. 66

Autunois et Morvan. 70

Bourgogne. 71

Champagne. 73

Normandie. 78

Flandre. 80

Centre de la France, Picardie, Orléanais, Île-de-France. 87

Centralisation. 93

LIVRE IV.

CHAPITRE Ier. _L'an 1000. Le roi de France et le pape français.

Robert et Gerbert.--France féodale._ 102

Croyance universelle à la fin prochaine du monde. 103

Calamités qui précèdent l'an 1000. 105

Le monde aspire à entrer dans l'Église. 107

Le roi de France, Robert, est un saint. 109

Espoir du monde après l'an 1000. Élan de l'architecture;

dogme de la Présence réelle; pèlerinages. 113

Gerbert, ou Sylvestre II, ami des Capets. 115

Les Capets s'appuient sur l'Église et sur les Normands. 116

Rivalité des maisons normandes de Normandie et de Blois. 117

Robert épouse Berthe, de la maison de Blois. 118

1037. Mauvais succès d'Eudes-le-Champenois, héritier de la

maison de Blois. 119

La maison de Blois se divise en Blois et Champagne, et reste

inférieure aux Normands de Normandie. _ibid._

La maison indigène d'Anjou succède à sa puissance. 120

Les Angevins gouvernent Robert, Bouchard, Foulques-Nerra. _ibid._

1012. Après eux les Normands de Normandie gouvernent Robert,

et lui soumettent la Bourgogne. 122

1031. Henri Ier. Il se brouille avec les Normands. 124

1031-1108. Nullité d'Henri Ier et de Philippe Ier. _ibid._

CHAPITRE II. _Onzième siècle.--Grégoire VII.--Alliance des

Normands et de l'Église.--Conquête des Deux-Siciles et

de l'Angleterre._ 126

Lutte entre le Saint-Pontificat et le Saint-Empire, entre la

féodalité et l'Église. _ibid._

Matérialisme profond du monde féodal. 129

L'Église devient peu à peu féodale et se matérialise. 133

Grégoire VII entreprend de la relever. Célibat des prêtres. 136

L'Église prétend à la domination universelle. 137

L'Empire est vaincu. 139

Le pape s'allie aux Normands. 140

Caractère conquérant et chicaneur des Normands. 141

1000-1026. Leurs pèlerinages en Italie. 144

1026. Premiers établissements des Normands en Italie. 145

1037-1053. Les fils de Tancrède conquièrent la Pouille et les

Deux-Siciles. _ibid._

Guillaume-le-Bâtard, duc de Normandie. 147

Grossièreté et esprit d'opposition de l'Église anglo-saxonne. 148

Édouard, roi d'Angleterre, ami des Normands, gouverné par le

Saxon Godwin. 149

Guillaume, soutenu par le pape, prétend régner après Édouard,

à l'exclusion d'Harold, fils de Godwin. 150

1066. Bataille d'Hastings; conquête de l'Angleterre par les

Normands. 154

Guillaume traite d'abord les vaincus avec quelque douceur. 156

Révolte des Saxons. Partage de toute l'Angleterre. 157

Utilité de la conquête. Forte organisation sociale. 160

Puissance de la royauté et de l'église anglaise. _ibid._

Le saint-siège triomphe dans toute l'Europe par l'épée des

Français. 164

CHAPITRE III. _La Croisade._ (1095-1099.) 166

État de l'Islamisme en Asie. _ibid._

L'essence de l'Islamisme était l'unité. 167

La dualité y rentre. Alides. Ismaïlites. 169

Doctrine mystique des Ismaïlites, ou Assassins. Puissance

d'Hassan, 1090. 170

Faiblesse des Califats. 172

Jeunesse et vigueur du Christianisme. _ibid._

Pèlerinages armés; commencement des croisades. 173

Les Grecs appellent les princes de l'Occident. 176

1095. Le pape français Urbain II prêche la croisade à Clermont. 178

Grandeur du mouvement populaire. 180

Les chefs. Godefroi de Bouillon, Hugues de Vermandois, Raymond

de Toulouse, etc. 181

Les Provençaux et les Normands. Bohémond. 182

Godefroi de Bouillon. 184

1096. Départ des chefs. Arrivée à Constantinople. 185

Haine mutuelle des croisés et des Grecs. 186

Alexis Comnène reçoit l'hommage des croisés. _ibid._

Les croisés passent en Asie Mineure. Prise de Nicée. 189

Prise d'Antioche. Souffrances des croisés. Bohémond garde

Antioche. 191

1099. Prise de Jérusalem. 193

Godefroi, roi de Jérusalem. Établissement de la féodalité

française en Palestine. 194

CHAPITRE IV. _Suites de la croisade. Les Communes. Abailard.

Première moitié du douzième siècle._ 197

Résultat de la croisade. L'aversion de l'Europe et de l'Asie

a diminué. 198

La pensée de l'égalité s'est développée. 199

Tentatives d'affranchissement. Communes. 200

Le roi s'appuie sur les communes contre les barons. 203

1108. Louis VI. Il fait ses premières armes pour l'Église et les

marchands. 208

La royauté avait gagné à l'absence des seigneurs, partis pour

la croisade. 209

Guerre de Louis contre les Normands. Bataille de Brennerille,

1119. 211

1115. Expédition dans le Midi. 213

1124. L'empereur Henri V veut envahir la France. Toute la France

s'arme pour Louis VI. 214

La liberté se produit dans la philosophie. 215

Mouvement de la pensée. Gerbert, Bérenger, Roscelin, école de

droit; université de Paris. _ibid._

Le Breton Abailard essaye de ramener le christianisme à la

philosophie. Immense popularité de son enseignement. 219

Saint Bernard; sa puissance. 221

Il attaque Abailard et son disciple Arnaldo de Brescia. 223

1119. Abailard se retire à Saint-Denis. 224

Il fonde le Paraclet pour Héloïse. 225

Il est condamné au concile de Sens. 226

Héloïse. La femme se relève par l'amour désintéressé. 227

Robert d'Arbrissel la place au-dessus de l'homme. Ordre de

Fontevrault, 1106. 231

Progrès du culte de la Vierge. 232

La femme règne aussi sur la terre. Elle succède, etc. _ibid._

CHAPITRE V. _Le roi de France et le roi d'Angleterre.

Louis-le-Jeune, Henri II (Plantagenet).--Seconde croisade;

humiliation de Louis.--Thomas Becket, humiliation d'Henri

(seconde moitié du douzième siècle)._ 235

Le roi d'Angleterre violent, héroïque, impie. _ibid._

Le roi de France, figure pâle et impersonnelle; mais il a

pour lui le peuple et la loi, l'Église et la bourgeoisie. 237

Il est le symbole et le centre de la nation. _ibid._

1137. Dévotion de Louis VII. 239

1142. Guerre avec la Champagne. Incendie de Vitry. 240

1147. Seconde croisade, prêchée par saint Bernard. Différence

entre la seconde croisade et la première. 241

L'empereur Conrad et une foule de princes prennent la

croix. _ibid._

Mauvais succès des croisés dans l'Asie Mineure. 243

Retour honteux de Louis VII. 244

La femme de Louis, Éléonore, obtient le divorce, se marie à

Henri Plantagenet et lui apporte l'Aquitaine. 246

Situation de la royauté anglaise. Oppression des vaincus;

puissance de la féodalité. 247

Le roi s'appuie contre ses barons sur des mercenaires.

Nécessité d'une fiscalité violente. _ibid._

1087. Guillaume-le-Roux. 248

1100. Henri Beauclerc. 250

1135. Étienne de Blois. Il reconnaît pour son successeur Henri

Plantagenet, comte d'Anjou. 251

1154. Henri II. Ses vastes possessions. 252

Les vaincus espèrent sous Henri II. 253

Résurrection du droit romain. _ibid._

Le Saxon Becket, élève de Bologne, favori et chancelier

d'Henri II. 255

Guerre d'Henri II contre le comte de Toulouse. 257

Henri II donne à Becket l'archevêché de Kenterbury. 258

Rôle populaire des archevêques de Kenterbury. Ils défendent

les libertés de Kent. 259

Becket accepte ce rôle et se brouille avec Henri. 262

1163. Henri fait signer aux évêques les coutumes de

Clarendon. 263

Les races vaincues soutiennent Becket. 265

Becket, défenseur de leur liberté et de la liberté de

l'Église. _ibid._

1164. Il se réfugie en France. 270

Louis VII l'accueille et le protège. 271

Il excommunie ses persécuteurs. 271

Le pape se déclare contre lui. 272

Entrevue de Becket et des deux rois à Chinon. 277

1170. Menaces d'Henri II Quatre chevaliers normands assassinent

l'archevêque dans son église. _Passion_ de Becket. 281

Henri obtient son pardon du saint-siège. 287

Révolte de ses fils et de sa femme Éléonore. 288

Il fait pénitence au tombeau de Thomas Becket. 290

Il reprend avec énergie la guerre contre ses fils. 291

Caractère impie et parricide de cette famille. 292

Attachement des Méridionaux pour Éléonore de Guyenne. 294

1189. Malheur et mort d'Henri II. 296

Le roi de France surtout profite de la chute du roi

d'Angleterre. 299

Son dévouement à l'Église fait sa grandeur. 300

1180. Philippe-Auguste. 301

CHAPITRE VI. 1200. _Innocent III.-- Le pape prévaut, par les armes

des Français du Nord, sur le roi d'Angleterre et l'empereur

d'Allemagne, sur l'empire grec et sur les Albigeois--Grandeur

du roi de France._ 304

Situation du monde à la fin du douzième siècle. _ibid._

Révolte contre l'Église. 305

Mysticisme sur le Rhin et aux Pays-Bas. 307

En Flandre, mysticisme industriel. 309

Rationalisme dans les Alpes. 311

Vaudois. _ibid._

Albigeois. 313

Liaison du Midi avec les juifs et les musulmans. _ibid._

Incrédulité et corruption. 314

Littérature Troubadours. 315

Situation politique du Midi. 316

Doctrines albigeoises, croyances manichéennes. 317

Danger de l'Église. 319

Innocent III. 321

Prétentions croissantes du saint-siège. 324

Opposition de l'empereur et du roi d'Angleterre. 325

Philippe-Auguste. 327

Richard Coeur-de-Lion. 328

1187. Prise de Jérusalem. 329

Règne des Atabecks de Syrie, Zenghi et Nuhreddin. 330

Saladin. 331

Troisième croisade Frédéric-Barberousse meurt en chemin. 332

Les rois de France et d'Angleterre prennent la route de mer. 333

Leurs querelles en Sicile. _ibid._

Siège de Saint-Jean d'Acre. 334

Divisions des croisés. Philippe retourne en France. 337

L'empereur retient Richard prisonnier. 341

1199. Retour et mort de Richard. _ibid._

Le divorce de Philippe-Auguste le brouille avec l'Église. 342

1202-1204. Quatrième croisade. _ibid._

Les croisés empruntent des vaisseaux à Venise. 343

L'empereur grec implore leur secours. 345

Haines mutuelles des Grecs et des Latins. 346

Siège et prise de Constantinople. 348

Soulèvement du peuple. Murzuphle. 350

Seconde prise de Constantinople. 351

Partage de l'empire grec. Baudoin de Flandre, empereur. 352

CHAPITRE VII (Suite).--_Ruine de Jean. Défaite de l'empereur.

Guerre des Albigeois. Grandeur du roi de France._ (1204-1222). 354

L'Église frappe d'abord le roi d'Angleterre. 355

Danger continuel des rois d'Angleterre; mercenaires et

fiscalité. _ibid._

Désharmonie croissante de l'empire anglais. 356

Rivalité de Jean et de son neveu Arthur de Bretagne. 358

1204. Meurtre d'Arthur. 359

Philippe-Auguste cite Jean devant sa cour. 360

Jean se ligue avec l'empereur et le comte de Toulouse. 361

Situation précaire de l'Église dans le Languedoc. _ibid._

Antipathie du Nord pour le Midi. 362

Ravages des routiers. _ibid._

Opposition des deux races dans les croisades. 363

La croisade est prêchée par l'ordre de Cîteaux. Sa splendeur. 364

Durando d'Huesca. 365

Saint Dominique. _ibid._

Le comte de Toulouse favorise les hérétiques. 367

1208. Assassinat du légat Pierre de Castelnau. 368

Innocent III fait prêcher la croisade dans le nord de la

France. 369

À la tête des croisés, Simon de Montfort. Destinées de cette

famille. 372

Siège et massacre de Béziers. 374

Prise de Carcassonne. 375

Montfort accepte la dépouille du vicomte de Béziers. 376

Siège des châteaux de Minerve et de Termes. 377

Le comte de Toulouse se soumet à des conditions humiliantes. 379

Siège de Toulouse. 381

Tous les seigneurs des Pyrénées se déclarent pour Raymond. 382

Le roi d'Aragon fait défier Montfort. 383

Opposition des armées de Montfort et de don Pedro. 384

1213. Bataille de Muret. _ibid._

Querelle de Jean et des moines de Kenterbury. 386

Le pape se déclare contre Jean et l'excommunie. _ibid._

Le pape arme la France. Jean se soumet. 388

Guerre de Philippe contre les Flamands. 389

Jean se ligue avec l'empereur Othon. 390

1214. Bataille de Bouvines. 391

1215. Soulèvement des barons d'Angleterre. Grande Charte. 392

Louis, fils de Philippe, descend en Angleterre. 395

1216. Mort de Jean. Mort d'Innocent III. _ibid._

Doutes, et peut-être remords du pape. 396

1222. Le Midi se jette dans les bras du roi de France. 398

Situation de l'Europe. L'avenir est au roi de France. _ibid._

CHAPITRE VIII. _Première moitié du treizième siècle. Mysticisme.

Louis IX. Sainteté du roi de France._ 400

Décadence de la papauté. _ibid._

Ordres mendiants, Dominicains et Franciscains. 401

Esprit austère des Dominicains. 402

Mysticisme des Franciscains. 403

Légende de saint François. _ibid._

Drames et farces mystiques. 406

Le mysticisme franciscain accueilli par les femmes. Clarisses

Dévotion à la Vierge. 407

Influence des femmes au treizième siècle. _ibid._

1218. Louis VIII s'empare du Poitou et étend son influence en

Flandre. 409

Il reprend la croisade contre les Albigeois. 410

1226. Il meurt. Régence de Blanche de Castille. 411

Elle s'appuie sur le comte de Champagne. 412

Ligue des barons. Pierre Mauclerc, duc de Bretagne. 413

Nouvelle croisade en Languedoc. Soumission du comte de Toulouse.

Soumission des barons. 415

1236. Saint Louis. Situation favorable du royaume. 416

Discrédit de l'empereur et du pape. 418

Saint Louis hérite des dépouilles des ennemis de l'Église. _ibid._

Ravages des Mongols en Asie. 419

L'empereur grec implore le secours de la France. 421

Saint Louis retenu par la guerre contre Henri III. 422

1241. Batailles de Taillebourg et de Saintes. 423

1258. Prise de Jérusalem par les Mongols. 424

Saint Louis, malade, prend la croix. 425

Séjour des croisés en Chypre. 427

Siège de Damiette. 428

Défaite de Mansourah. 429

Maladies dans le camp. 432

Prise du roi et d'une foule de croisés. 433

Il fortifie les places de la terre sainte et revient en

France. 436

Le mysticisme produit l'insurrection des Pastoureaux. 436

Saint Louis restitue des provinces à l'Angleterre. 437

Situation de l'Angleterre sous Henri III. 438

Il veut s'appuyer sur les hommes du Midi. 439

Insurrection des barons. Montfort. _ibid._

1258. Statuts d'Oxford. 440

1264. Saint Louis, pris pour arbitre, casse les Statuts. 441

Montfort appelle les communes au Parlement. _ibid._

Charles d'Anjou accepte la dépouille de la maison de

Souabe. 442

Caractère héroïque de cette maison gibeline. 443

Dur esprit des Guelfes. 444

La maison de Souabe se rend odieuse. 445

Conquête des Deux-Siciles par Charles d'Anjou. 447

1270. Croisade de Tunis, et mort de Louis IX. 456

Sainteté de Louis IX. Son équité dans les jugements. 463

ÉCLAIRCISSEMENTS. 473

APPENDICE. 509

FIN DE LA TABLE DU DEUXIÈME VOLUME.

IMPRIMERIE E. FLAMMARION, 26, RUE RACINE, PARIS

Histoire de France - Moyen Âge; (Vol. 2 / 10) · 第 42 / 42 段