La dernière semaine, il ne quitta pas Mortagne; on le

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vit qui rôdait toujours autour du champ de manœuvres, ou bien posté dans

les rues et sur les routes, qui regardait défiler le bataillon.

--Te manque-t-il quelque chose? As-tu assez de flanelle? interrogeait-il

souvent, anxieux et tendre; sapristi, je ne veux pas qu’on puisse dire

que mon fils n’a pas ce qu’il lui faut...

Un jour il lui demanda:

--Mais qu’est-ce que tu as fait à Mme Lecautel?... Elle n’est pas

contente de toi... Il paraît que tu n’es pas allé lui dire adieu?... Tu

sais que la petite Marguerite est très malade?

--Marguerite? s’écria Sébastien qui sentit un remords lancinant monter

en lui.

--Elle est très malade... reprit M. Roch... Elle a la fièvre... elle

tousse, déménage... Sa mère est aux cent coups... Enfin elle est très

mal... ce n’est pas bien... tu aurais dû leur dire adieu!...

Malgré ses appréhensions de la guerre, Sébastien fut presque heureux de

partir. Il trouvait son père trop tendre, Marguerite trop près de lui;

et tout cela l’amollissait.

Son bataillon alla rejoindre, par étapes, une brigade en formation au

Mans.

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Sébastien Roch · 第 35 / 36 题