CHANT III

[34] Page 43, lignes 27 et 28.--_Alors qu’il fut trompé par la Dame du

Lac._--Les romans de chevalerie racontent que Merlin, enchanteur

anglais, s’était épris de la Dame du Lac. Ayant préparé pour elle et

pour lui un superbe tombeau, il lui apprit certaines paroles, lesquelles

étant prononcées sur le couvercle du tombeau, en rendaient l’ouverture

impossible. La dame, qui haïssait tout bas Merlin, lui demanda de se

coucher dans le tombeau pour en expérimenter la capacité, et, quand il y

fut, elle rabattit le couvercle et prononça les paroles fatales. Merlin

mort, son esprit était resté dans le tombeau, d’où il répondait à ceux

qui l’interrogeaient.

[35] Page 45, ligne 14.--_L’antique sang issu de Troie._--Boïardo, dans

le chant XVIe du livre Ier et dans le chant Ve du livre III, prétend que

la famille de Roger descendait d’un neveu de Priam.

[36] Page 46, lignes 17 et 18.--_Elle la recouvre d’un grand

pentacule._--Sorte de pentagone, sur lequel étaient peints des points,

des signes et des caractères magiques, en usage aux nécromanciens, et

destinés à protéger ceux qui en étaient recouverts des effets des

enchantements.

[37] Page 47, lignes 9 et 10.--_Je vois, par ses mains, la terre rougie

du sang de Poitiers._--Allusion au massacre des Mayençais, par le fils

de Roger et de Bradamante, lequel vengea ainsi la mort de son père, tué

par trahison dans le château de Ponthieu, en Picardie. Il va sans dire

que les renseignements généalogiques sur la maison d’Este relatés ici

par Arioste sont, pour la plupart, de pure imagination. La généalogie

vraie des princes d’Este se trouve dans un remarquable ouvrage publié de

nos jours par le comte Pompée Litta sur les familles illustres d’Italie.

[38] Page 49, ligne 16.--_La belle terre qui est assise sur le fleuve où

Phébus_...--Par cette périphrase, Arioste veut désigner Ferrare et son

territoire situés sur le Pô, fleuve dans lequel, selon la Fable, fut

précipité Phaéton.

[39] Page 51, lignes 8 et 9.--_La terre qui produit des roses._--Rhodes.

[40] Page 56, lignes 7 et 8.--_Les deux que nous avons vus si

tristes._--Jules et Ferdinand d’Este, frères d’Alphonse Ier. Ayant

conspiré contre ce dernier, ils furent condamnés à mort. Mais leur peine

fut commuée en prison perpétuelle. Ferdinand mourut en prison en 1540,

et Jules, rendu à la liberté par Alphonse II, mourut en 1561.

[41] Page 58, lignes 9 et 10.--_Un anneau qui fut dérobé dans l’Inde à

une reine._--Voir Boïardo, chant V du livre II, et Berni, chant XXXIV,

stances 30 et suivantes.

Roland Furieux, tome 1 · 第 25 / 42 题