[1] _Relation des Banquets des Sourds-Muets, réunis pour fêter les
anniversaires de la naissance de l'abbé de l'Épée, de 1834 à 1863_,
relation publiée par les soins de l'ancienne Société centrale des
Sourds-Muets de Paris, 2 vol., à la librairie de L. Hachette et Ce,
boulevard Saint-Germain, 77.
Les comptes rendus, depuis cette époque, paraîtront dans un troisième
volume.
[2] _Journal de l'Instruction des Sourds-muets et des Aveugles_,
1826-1827.
[3] _De l'Éducation des Sourds-muets de naissance_, 2 vol. 1827.
[4] Voir la note A à la fin du volume.
[5] Voir à la fin du volume à la note B une lettre de l'abbé Sicard au
citoyen Dubois, préfet de police, en faveur du gouverneur d'un élève
sourd-muet, le sieur Brylot qui, par sa soumission à la loi de
déportation, est sauvé du péril qui menace sa vie pendant les journées
de septembre.
[6] Voir à la fin du livre la note C.
[7] Elle allait toucher à sa fin, après avoir langui pendant plus d'un
an dans des douleurs inexprimables, quand, à la grande satisfaction de
notre instituteur, elle est sauvée, grâce à un long voyage que sa tendre
mère lui avait fait entreprendre.
[8] Voyez à la note D la différence entre les mots _sourds et muets_ et
_sourds-muets_.
[9] Voir, à la fin du volume, note F, la circulaire de l'intrus aux
parents des sourds-muets.
[10] Voir à la fin du volume la note G.
[11] Voir à la fin du volume la note M.
[12] Dans la suite, élève de Girodet-Trioson, peintre d'histoire, elle
s'est fait remarquer par ses gracieux tableaux. Quelle est intéressante
la correspondance de sa mère, femme d'un mérite supérieur, avec le
célèbre artiste qui essaie de mettre son élève chérie dans la confidence
de ses secrets!
[13] Voir la note I à la fin du volume.
[14] Voir, à la fin du volume, à la note J, une lettre de l'abbé Sicard
à son ami Laya.
[15] Cette église fut jadis construite à côté de la chapelle de l'ancien
monastère pour les besoins spirituels des fidèles du quartier, auxquels
les heures des religieux ne pouvaient guère convenir.--Elle était
séparée de l'église paroissiale de Saint-Jacques-du-Haut-Pas par une
ruelle qui, pour cette raison, s'appelait _rue des Deux-Églises_, et
qui, plus tard, reçut la dénomination de _rue de l'abbé de l'Épée_,
qu'elle porte encore.
[16] Voir, à la fin du volume, à la note K, un rapport du sieur Mascé
Mauclerc, remplissant les fonctions d'agent général en l'absence de son
oncle.
[17] Voir, à la fin du volume, la note L.
[18] Voir, à la fin du volume, la note M, où se trouve le compte rendu
de cet hommage d'après le _Moniteur_.
[19] Voir la note N.
[20] L'abbé Pissin (Joseph Barthélemy) s'était pourvu auprès du garde
des sceaux pour en obtenir l'autorisation d'ajouter à son nom celui de
son maître, comme une preuve évidente de l'affection que lui portait
celui-ci, et de s'appeler désormais Pissin-Sicard (_Moniteur_ du 6 mars
1821).
[21] Voir, à la fin du volume, à la note O, le petit discours que je fus
chargé de _prononcer_ le 10 mars 1847 sur la tombe de cet estimable
instituteur.
[22] Ç'a été pour moi un besoin du coeur de livrer, en 1839, à la
publicité une Notice sur la vie et les ouvrages de cet éminent
professeur.
[23] Voir, à la fin du volume, la note P.
[24] Voir, à la fin du volume, la note Q contenant une lettre de Mme
Robert, née Bazin, à l'abbé Sicard, ainsi que l'extrait d'une lettre de
la même au sujet de la candidature de Chateaubriand à l'Académie
française.
Le petit-fils de cette dame, M. Charles Rossigneux, architecte
distingué, à qui nous sommes redevables de ces précieux souvenirs,
suppose que la première doit être de la fin de février 1811, et la
seconde du 4 mars de la même année.
[25] Voir, à la fin de ce volume, à la note R, une lettre que Massieu
m'adressa de Rodez, où il remplissait alors les fonctions de professeur.
[26] Voir la lettre en question à la fin du volume note S.
[27] Nous ne pouvons adhérer à cette qualification de _stupides_, sortie
de la bouche de l'orateur, contre son intention, sans doute. Il aura
voulu dire peut-être _stupéfaits_.
[28] Voir la note T à la fin du volume.
[29] M. Rey Lacroix a voulu élever lui-même sa fille sourde-muette en
s'inspirant de la méthode de Sicard, et pour dernier exemple de sa
tendresse paternelle, il a fait hommage, en l'an IX de la République,
d'un livre intitulé: _La Sourde-Muette de La Clapière, leçons données à
ma fille_, aux Sourds-Muets devenus _ses amis_, comme il le dit lui-même
dans la Dédicace de son ouvrage.
(_Note de l'auteur de ce travail_).
[30] PIERRE LAUJON, chansonnier correct, élégant, gracieux, depuis
longtemps oublié, mais qui n'en a pas moins joui, à son époque, d'une
certaine réputation, naquit à Paris, le 13 janvier 1727, d'un procureur
qui le destinait au barreau. Auteur d'une parodie d'_Armide_ et d'un
opéra de _Daphnis et Chloé_, qui lui valurent la protection de MM. de
Nivernais, de Bernis, d'Argenteuil, du duc d'Ayen et de la comtesse de
Villemure, amie de la favorite, il devint secrétaire du comte de
Clermont, qui l'amena à l'armée, en qualité de commissaire des guerres,
et le fit décorer de la croix de Saint-Louis. A la mort du comte de
Clermont, le dernier prince de Condé le nomma secrétaire des
commandements du duc de Bourbon. A la révolution de 1789, il reçut
l'ordre de quitter le Palais-Bourbon, et perdit d'un coup ses
traitements et ses pensions; il n'avait rien amassé. Il tomba dans un
état voisin de la misère, et se vit réduit, pour ne pas mourir de faim,
à vendre un à un les livres de sa précieuse bibliothèque, qu'il
rachetait souvent fort cher le lendemain. Mais il ne tendit la main à
personne, et continua à chanter, ne conservant qu'une chétive rente pour
vivre avec sa famille.
Qui n'a entendu parler du _Caveau_, célèbre société gastronomique
chantante, née en 1729, morte en 1789, dans laquelle siégeaient Piron,
Collé, Crébillon fils, Gentil-Bernard et bien d'autres beaux-esprits
contemporains? Trente ans après, en 1759, fut fondé un second _Caveau_,
qui compta, parmi ses membres, Marmontel, Suard et Laujon, le plus jeune
de la bande. Cette assemblée tenait ses séances au _Rocher de Cancale_,
rue Montorgueil. Ces dîners furent remplacés en 1796 par _ceux du
Vaudeville_, où siégeaient tous les chansonniers du temps, entre autres
Jay, Jouy, Arnault, Piis, les deux Ségur, Dupaty, Etienne, Désaugiers,
Eugène de Monglave, Moreau, Francis, etc. Le doyen Laujon fut élu
président, honneur qui lui fraya la route de l'Académie française, à
laquelle l'excellent homme avait toujours aspiré. Il fut élu, en 1807, à
la place du jurisconsulte, ministre Portalis. Les temps ne changent pas.
Il avait quatre-vingts ans; ses facultés commençaient à baisser. Conduit
aux Tuileries pour être présenté, suivant l'usage, au chef de l'État,
lui qui avait frayé avec tant de princes, perdit subitement la mémoire,
ne se rappelant pas même les titres de ses ouvrages. Il s'éteignit
doucement dans sa quatre-vingt-quatrième année, le 14 juillet 1811. Ses
convives du _Caveau_ élurent, après lui, Désaugiers à la présidence.
L'assemblée se traîna comme elle put jusqu'en 1817 avec Béranger, le roi
de la chanson. Puis, dîners et couplets cessèrent devant les exigences
de la politique.
Les oeuvres dramatiques de Laujon sont nombreuses. Il eut des succès à
l'Opéra, aux Italiens, au Théâtre-Français; mais c'est surtout comme
chansonnier qu'il fut estimé de nos grands-pères. Je ne l'ai jamais
connu; je n'avais que huit ans à sa mort, mais j'ai rencontré sur ma
route bon nombre de ses compères de l'_Académie_ et du _Caveau_, qui
conservaient un bien doux souvenir de cet aimable vieillard.