III

Avez-vous remarqué cette phrase que le gouvernement anglais a publiée

après la mort du prince Albert:

«On espère que, dans cette triste circonstance, tout le monde prendra un

deuil convenable.»

Que de choses en quelques mots! Il y aurait tout un traité à faire

là-dessus. La reine d'une grande nation vient de perdre son mari, et

elle espère que, dans ses trois royaumes, tout le monde prendra un deuil

convenable. Ce n'est ni un décret, ni une ordonnance, ni un ordre tombé

d'en haut: c'est un appel à la sympathie publique en même temps que le

rappel d'une obligation sociale. Il y a dans cette formule un mélange de

hauteur, de confiance et de familiarité. Vous sentez, dès le premier

mot, que la dynastie qui parle est dans les relations les plus

courtoises, sinon les plus intimes, avec ses sujets; que personne ne

discute ses droits; qu'elle n'a point d'ennemis déclarés dans la nation;

qu'elle peut compter, en toute occasion, sur cette fidélité sans

bassesse que les Anglais affichent avec une sorte de coquetterie. Vous

devinez une reine qui règne et ne gouverne pas; un peuple qui fait ses

affaires lui-même, et qui craint d'autant moins de paraître humble et

soumis qu'il est sûr de rester libre; un pays de tradition, de décence

et de convenance, gouverné par les moeurs plus encore que par les lois.

Nous sommes fiers d'être Français, voilà qui est convenu; mais il se

passera bien des années avant que nos moeurs politiques s'élèvent à la

hauteur des moeurs anglaises. Rien n'est plus inégal, plus capricieux,

moins logique que nos rapports avec les hommes qui nous gouvernent. Le

peuple français se conduit avec la monarchie comme avec une maîtresse:

il l'embrasse, il la met à la porte, il retourne chez elle et se traîne

à ses genoux. Hier, il en disait pis que pendre; il la flatte

aujourd'hui, non sans rougir de sa bassesse actuelle et de ses violences

passées. C'est une question de fougue et de tempérament. Nous avions

adoré Louis XIV comme un dieu; nous avons éclaboussé son convoi funèbre.

Tel bonhomme de roi à qui nous serrions la main des deux mains, pleins

de respect pour sa coiffure et d'admiration pour son parapluie, a dû

s'enfuir au milieu des huées, tout honnête homme qu'il était de sa

personne. De quelles acclamations n'avons-nous pas étourdi Lamartine sur

la place de l'Hôtel-de-Ville! Apollon, descendu sur terre pour nous

apporter l'harmonie, n'aurait pas été mieux accueilli. Quatorze ans

après ce beau triomphe, Apollon meurt de faim, et les généreux petits

journaux le poursuivent de leurs cris les plus aigres.

J'ai déjà assisté à quelques ovations, politiques et autres. Ces scènes

bruyantes me remplissent d'une profonde tristesse. Ce n'est pas

jalousie, au moins! Non, je plains le bénéficiaire. J'aimerais mieux

pour lui les témoignages d'une approbation convenable, comme on dit à

Londres; il serait exposé à des revirements moins terribles.

Supposez que nos vieux ancêtres ne nous aient pas laissé la loi salique,

et représentez-vous une reine de France, jeune et jolie, choisissant à

l'étranger un mari qui ne sera pas roi. Quel beau rêve pour ce jeune

prince! mais aussi quel réveil, après la lune de miel de la popularité!

Quels pamphlets! quels couplets et quelles caricatures! De deux choses

l'une: ou cet infortuné s'enfuirait honteusement, pour échapper à

l'injustice populaire, ou il essayerait d'écraser notre mauvais vouloir

et de renverser nos lois. Le prince Albert, pour qui l'on vient de

demander et d'obtenir là-bas un deuil convenable, n'a jamais été placé

dans cette dangereuse alternative. La nation l'avait accueilli poliment,

non comme un étranger, mais comme un hôte: il a rendu aux Anglais

courtoisie pour courtoisie. Il a donné à la couronne de beaux et

nombreux héritiers, et créé une famille vraiment royale. Modeste et

délicat, il s'est tenu discrètement en dehors de la politique; sa plus

chère étude a été l'éducation de ses enfants. Dans les heures de loisir,

il a encouragé les arts et l'industrie, si bien qu'après avoir vécu plus

de vingt ans auprès du trône, sans avoir jamais été populaire dans le

sens français de ce terrible mot, il meurt regretté et estimé d'un grand

peuple, et son deuil est porté convenablement.

Ceci n'est point une satire de nos moeurs. Nous avons du bon, quoi qu'on

dise, et peut-être que, dans une juste balance, la légèreté française

serait de meilleur poids que toute la gravité des Anglais. Nous sommes

plus ardents, plus généreux, plus vivants que nos voisins

d'outre-Manche. Je relisais hier un petit livre amphigourique, mais

plein d'idées: _le Dandysme et Brummel_, par M. Barbey d'Aurevilly.

L'auteur compare deux célèbres dandys qui ont ébloui un instant

l'Angleterre et la France: Brummel et d'Orsay. Absurdes et inutiles l'un

et l'autre, je le veux bien, car le dandysme est la vanité la plus vaine

de toutes; mais qui pourrait hésiter une minute entre le dandysme glacé,

gourmé, compassé de Brummel et la folie capiteuse de ce beau d'Orsay,

qui provoque un officier pour avoir parlé légèrement de la Vierge Marie?

«Elle est femme, disait-il, et je ne permettrai jamais qu'on insulte une

femme devant moi!» Il se battit pour elle comme un chevalier pour sa

dame, et cela en plein XIXe siècle; et il ne faudrait pas plus de deux

traits de ce genre pour me réconcilier avec la folie française.

J'ai promis de vous raconter tous les événements, petits et grands, qui

agitent le monde où l'on pense. Je ne peux donc oublier la réouverture

de la galerie d'Apollon. Hâtez-vous d'y courir, si vous êtes amoureux de

ces nobles plaisirs que l'homme perçoit par les yeux. Faites demain ce

que j'ai fait hier; si vous n'êtes pas content, ami lecteur, je vous

permets de m'écrire une de ces lettres anonymes et féroces que la poste

jette souvent chez mon portier.

Dire que la galerie d'Apollon, au Louvre, est une merveille

d'architecture; que M. Delacroix y a peint un plafond qui comptera parmi

les chefs-d'oeuvre du maître, bien avant la chapelle de Saint-Sulpice;

que vingt artistes de second ordre, interprétés par l'industrie des

Gobelins, y ont placé toute une collection de portraits fort estimables,

c'est répéter une banalité. Je passe donc à cette exposition nouvelle et

prodigieuse que M. de Nieuwerkerke, dans un moment de loisir, a bien

voulu organiser là pour notre instruction et notre joie.

Les bijoux que possède le Louvre étaient ensevelis dans un cabinet

obscur; les ivoires étaient logés de telle façon, qu'au mois de mai 1860

un amateur intelligent et délicat a pu acheter, vers la gare de Rouen,

une demi-douzaine de chefs-d'oeuvre appartenant à l'État, volés par un

filou vulgaire, et mis en étalage à une devanture de boutique, sans que

l'administration des musées en eût senti le vent. Si l'acquéreur de ces

merveilles n'avait pas été aussi désintéressé que sagace, la France

aurait perdu un trésor inestimable, et elle n'aurait guère entendu

parler de la perte qu'elle avait faite.

Rien de pareil ne saurait plus arriver aujourd'hui. La galerie d'Apollon

a mis en lumière, et sous scellés, la plus curieuse collection de notre

trésor national. Curieuse est le mot: les biens qui sont logés là

rentrent dans la catégorie de ce qu'on désigne, en vente publique, sous

le nom de _curiosité_. Un rang de vitrines modestes, encastrées dans

toutes les fenêtres, permet d'admirer les faïences irisées, les

chefs-d'oeuvre de Faenza, les merveilles nationales de Bernard Palissy,

les laques de Chine, d'un goût et d'une légèreté incroyables. Quelques

crédences, logées en face, renferment les émaux de Limoges, et notamment

ce que l'illustre Léonard Limosin nous a laissé de plus beau.

Au milieu de la grande salle s'élèvent de vastes écrins, les dignes

écrins d'un grand peuple. Sur des socles dorés, du plus beau style Louis

XIV, chefs-d'oeuvre d'un Boule contemporain qui s'appelle M. Rossigneux,

on a construit de grandes cages de cristal et de cuivre. Le seul

reproche qu'on ait à faire à ces beaux meubles, c'est un peu trop de

nudité dans la partie haute, qui ne rappelle aucunement la riche

décoration de la base. Un simple ornement doré, aux angles supérieurs,

aurait achevé l'édifice. On peut reprendre aussi la couleur des

tentures, qui est de ce bleu cru que les artistes et les bijoutiers

eux-mêmes ont abandonné depuis longtemps aux perruquiers. Il était

facile de trouver une nuance intermédiaire entre le bleu des coiffeurs

et le bleu des émaux. Si madame de Léry ou mademoiselle Augustine

Brohan, qui la personnifie si bien dans _le Caprice_, va visiter la

galerie d'Apollon, elle pensera tout de suite à madame de Blainville. A

part ce petit défaut, qui se peut corriger en quelques heures, la

nouvelle exposition de nos bijoux et de nos ivoires ne laisse rien à

désirer. J'y ai passé une heure dans l'éblouissement continu; faites

comme moi, ami lecteur, c'est la grâce que je vous souhaite.

Vous irez ensuite faire un tour dans la grande galerie des maîtres

français et étrangers. Vous fermerez les yeux pour ne pas voir le _Saint

Michel_ de Raphaël, la _Kermesse_ de Rubens, et tous ces pauvres

chefs-d'oeuvre qui ont tant souffert depuis quelques années; mais

Léonard de Vinci, le Corrége, le Titien, le Lorrain et tous les grands

maîtres qui ont échappé au massacre des innocents, fourniront à votre

admiration une riche matière. Si vous avez le temps de parcourir un peu

les grands appartements de l'école française, je vous recommande

Prudhon, ce Corrége français, et David, qui fut l'Ingres de son temps,

et Géricault, le père de M. Delacroix, et Chardin, le dieu Chardin, que

nos réalistes poursuivent en pataugeant et en éclaboussant, mais, hélas!

sans le rejoindre.

Et, si vous n'avez pas une indigestion de bonne peinture, vous irez vous

reposer à l'exposition du boulevard des Italiens, à moins qu'il ne vous

soit plus agréable d'y venir en ma compagnie dimanche prochain.

Une bonne nouvelle, en attendant. M. Justin Mathieu, ce sculpteur que sa

verve et sa puissance nous permettent de ranger parmi les précurseurs de

Doré; ce grand artiste, pauvre, presque aveugle et peu connu, vient

d'obtenir du ministère d'État une pension modeste mais honorable. Cela

nous prouve qu'en dépit de l'envie, et même malgré quelques

mécontentements officiels, cette petite exposition du boulevard des

Italiens n'est pas inutile au vrai mérite. M. le préfet de police, qui

va quelquefois se promener par là, s'est adjoint spontanément à la

générosité du ministère; il a prié M. Justin Mathieu de vouloir bien

accepter un témoignage de sa sympathie et de son admiration.

On me dit qu'un certain nombre de gens du monde, curieux de compléter

sur le tard leur éducation artistique, se donnent rendez-vous dans

l'atelier de M. Bauderon, rue Vintimille, nº 16, pour assister à ses

entretiens sur les beaux-arts. M. Bauderon est un peintre qui sait

l'Italie comme M. Renan sait l'Orient ancien, comme Théophile Gautier

sait l'Espagne moderne, comme Méry sait l'Inde anglaise, comme le

général Daumas sait l'Algérie, comme Taine sait l'Angleterre, comme

Louis Énault sait la Laponie, comme aucun gouvernement français n'a su

la France. Il promet de nous parler Italie et peinture, et cela tous les

samedis à trois heures et demie. M. Dumanoir et quelques autres

dilettanti de première classe vont à ces entretiens avec joie et en

parlent avec reconnaissance. J'y compte aller aussi, et je serais charmé

de vous y rencontrer, ami lecteur; car c'est double plaisir que de

s'instruire en bonne compagnie.

J'ai eu cette joie durant trois jours de la semaine, et sans quitter le

coin de mon feu. Je lisais et relisais un savant rapport de l'honorable

général Morin sur le chauffage et la ventilation des théâtres.

Voilà une grave question qui m'intéresse fort, et vous aussi. Que de

fois vous avez maudit l'incommodité nauséabonde et malsaine de nos

salles de spectacle! Combien de migraines vous avez rapportées à la

maison, entre minuit et une heure du matin! Vous avez déploré, comme

moi, que le théâtre ne pût être un instrument de plaisir sans devenir

par surcroît un instrument de supplice. Ah! la commission des logements

insalubres approuvera la démolition de ces grandes baraques asphyxiantes

qui vont s'écrouler dans quelques mois le long du boulevard du Temple.

La ville de Paris s'applique à les remplacer par des monuments d'une

élégance contestable, mais qui seront, s'il plaît à Dieu, plus commodes

et plus sains. Tandis que l'architecte pétrissait dans la pierre de

taille les deux pâtés majestueux qui décorent la place du Châtelet, une

réunion de savants, choisis par M. le préfet de la Seine, cherchait le

meilleur moyen de ventiler ces énormes édifices. S'il nous est donné,

l'an prochain, d'écouter sans migraine la jolie musique de Massé, de

Grisar et de Gounod; si nous ne mourons plus d'apoplexie aux beaux

drames de M. d'Ennery, nous devrons des actions de grâces à la

commission et à M. le général Morin.

Voilà bientôt trente ans que l'autorité municipale a posé ce problème.

Est-il enfin résolu? Je n'ose l'affirmer encore; mais on peut dire, à la

louange du savant rapporteur, qu'il l'a très-longuement et

très-laborieusement débattu. Six mois de patientes et coûteuses études

ont prouvé qu'en matière de salubrité publique la commission ne

regardait ni au temps ni à la dépense. Si M. le général Morin et ses

honorables collègues n'ont réussi qu'imparfaitement, leur bonne volonté

ne sera pas mise en cause; il ne faudra nous en prendre qu'aux

difficultés du sujet et à l'avarice de la nature, qui ne crée pas un

homme de génie tous les jours.

Vous connaissez le mal: M. le général Morin vous l'explique par

principes; il vous le fait toucher du doigt, en attendant qu'un autre

soit assez heureux pour trouver le remède. Les hommes ne sont pas

organisés pour s'entasser au nombre de deux ou trois mille dans une

chambre bien close. Chacun d'eux, tout en pleurant sur les malheurs de

Mimi, ou en éclatant de rire devant la figure spirituelle d'Arnal,

dévore de l'oxygène, brûle du carbone, dégage de la chaleur, décompose

l'air ambiant par la respiration pulmonaire et cutanée. Que la pièce

soit bonne ou mauvaise, que la claque applaudisse ou que l'orchestre

siffle, les phénomènes physiologiques vont leur train. Chacun des

spectateurs est un foyer qui brûle du carbone, à raison de deux cent

quarante grammes par jour; chaque paire de poumons est un calorifère

assez puissant pour chauffer à soixante et quinze degrés trente-huit

kilogrammes de glace fondante.

Au bout d'une heure de spectacle, deux mille _gentlemen_, fussent-ils

les mieux élevés du monde, deux mille _ladies_, fussent-elles aussi

jolies que la duchesse d'A... et aussi distinguées que la marquise de

B..., ont répandu dans la salle une atmosphère à tuer les porteurs

d'eau. Car l'homme n'est pas un pur esprit, quoiqu'il soit le plus

spirituel des animaux après le singe.

Il s'agit d'expulser l'air méphitique et de le remplacer par un air pur.

Mais comment faire? L'illustre Darcet, justement loué par M. le général

Morin, a émis une idée qui était excellente il y a trente ans: évacuer

le mauvais air par les combles, amener le bon par les caves, et créer

ainsi un courant que M. Purgon appellerait détersif. Dans ce système, la

chaleur effroyable du lustre établit un courant violent; une myriade de

conduits débouchent en avant des loges et renouvellent de bas en haut

l'atmosphère de la salle.

Le principal défaut de ce système est de renouveler incessamment l'air

le moins vicié et de laisser en paix les petits miasmes de l'orchestre,

du parterre et des loges. Il présente un autre inconvénient, surtout

dans les théâtres lyriques. Le courant d'air interposé entre les

chanteurs et les auditeurs emporte au grenier les plus belles notes de

M. et madame Gueymard, ces notes précieuses qui coûtent un louis d'or le

brin, comme les plumes du chapeau de Mascarille: si bien que le public

de l'orchestre et des loges obtient peu de musique et aspire beaucoup de

mauvais air.

Un architecte de grand talent que M. le général Morin a oublié de citer

à l'ordre du jour, M. Charpentier, a singulièrement amélioré le plan de

Darcet; mais les beaux travaux qu'il avait faits à l'Opéra-Comique ont

été neutralisés par l'incurie de l'administration.

Dans l'état actuel des théâtres, les miasmes s'en vont comme ils peuvent

par le trou circulaire ouvert au-dessus du lustre. L'air pur se répand

en nappe glaciale par cette large ouverture que donne le lever du

rideau. Il s'insinue aussi dans la salle par cette petite lucarne des

loges qui vous glace la nuque et refroidit votre plaisir toutes les fois

que vous oubliez de la fermer. C'est primitif et désagréable, et l'on

pourrait trouver beaucoup mieux. Mais les commissions cherchent

quelquefois sans trouver, fussent-elles dirigées par un mathématicien de

l'Académie des sciences.

Un certain nombre de savants, qui n'appartiennent à aucune commission, à

aucune académie, et que M. le général Morin a cru devoir passer sous

silence, ont imaginé de ventiler les salles de spectacle jusque dans

leurs derniers recoins, et à fond; d'évacuer les miasmes en contre-bas,

à l'aide de cheminées d'appel; d'amener l'air pur de haut en bas, sans

aucun mécanisme et sans aucune dépense, au moyen d'une simple ouverture

pratiquée dans le fronton de la scène. Le rapport de la commission ne

parle pas assez de ces excellents travaux, qui contiennent, selon moi,

la solution du problème.

Il semble que l'illustre rapporteur ait un peu trop cédé au désir,

légitime d'ailleurs, de mettre en lumière ses expériences personnelles.

L'amour de la gloire, passion louable dans son principe, mais

regrettable dans ses excès, l'a porté à honorer de son nom l'invention

des rampes couvertes, que les _Annales d'hygiène_ attribuent à un simple

universitaire, M. Lissajoux.

Il est à regretter aussi que les travaux de la commission n'aient pas

précédé la construction des théâtres, car on étudiait la ventilation au

Conservatoire des arts et métiers, tandis que M. Davioud bâtissait à

grands frais des conduits solides et provisoires en vue d'une

_ventilation quelconque_ (tels sont les termes du rapport). Si bien

qu'il faudra démolir et rebâtir; et pourquoi? Pour établir dans deux

théâtres neufs un système qui ne peut être définitif, car il est loin

d'être parfait.

La préfecture de la Seine paraît être de mon avis sur le travail

consciencieux mais incomplet de M. le général Morin. On m'assure qu'elle

a admis les conclusions du rapport pour l'un des théâtres du Châtelet,

et qu'elle les a rejetées pour l'autre.

Dernières lettres d'un bon jeune homme à sa cousine Madeleine · 第 65 / 75 题