Avez-vous remarqué cette phrase que le gouvernement anglais a publiée
après la mort du prince Albert:
«On espère que, dans cette triste circonstance, tout le monde prendra un
deuil convenable.»
Que de choses en quelques mots! Il y aurait tout un traité à faire
là-dessus. La reine d'une grande nation vient de perdre son mari, et
elle espère que, dans ses trois royaumes, tout le monde prendra un deuil
convenable. Ce n'est ni un décret, ni une ordonnance, ni un ordre tombé
d'en haut: c'est un appel à la sympathie publique en même temps que le
rappel d'une obligation sociale. Il y a dans cette formule un mélange de
hauteur, de confiance et de familiarité. Vous sentez, dès le premier
mot, que la dynastie qui parle est dans les relations les plus
courtoises, sinon les plus intimes, avec ses sujets; que personne ne
discute ses droits; qu'elle n'a point d'ennemis déclarés dans la nation;
qu'elle peut compter, en toute occasion, sur cette fidélité sans
bassesse que les Anglais affichent avec une sorte de coquetterie. Vous
devinez une reine qui règne et ne gouverne pas; un peuple qui fait ses
affaires lui-même, et qui craint d'autant moins de paraître humble et
soumis qu'il est sûr de rester libre; un pays de tradition, de décence
et de convenance, gouverné par les moeurs plus encore que par les lois.
Nous sommes fiers d'être Français, voilà qui est convenu; mais il se
passera bien des années avant que nos moeurs politiques s'élèvent à la
hauteur des moeurs anglaises. Rien n'est plus inégal, plus capricieux,
moins logique que nos rapports avec les hommes qui nous gouvernent. Le
peuple français se conduit avec la monarchie comme avec une maîtresse:
il l'embrasse, il la met à la porte, il retourne chez elle et se traîne
à ses genoux. Hier, il en disait pis que pendre; il la flatte
aujourd'hui, non sans rougir de sa bassesse actuelle et de ses violences
passées. C'est une question de fougue et de tempérament. Nous avions
adoré Louis XIV comme un dieu; nous avons éclaboussé son convoi funèbre.
Tel bonhomme de roi à qui nous serrions la main des deux mains, pleins
de respect pour sa coiffure et d'admiration pour son parapluie, a dû
s'enfuir au milieu des huées, tout honnête homme qu'il était de sa
personne. De quelles acclamations n'avons-nous pas étourdi Lamartine sur
la place de l'Hôtel-de-Ville! Apollon, descendu sur terre pour nous
apporter l'harmonie, n'aurait pas été mieux accueilli. Quatorze ans
après ce beau triomphe, Apollon meurt de faim, et les généreux petits
journaux le poursuivent de leurs cris les plus aigres.
J'ai déjà assisté à quelques ovations, politiques et autres. Ces scènes
bruyantes me remplissent d'une profonde tristesse. Ce n'est pas
jalousie, au moins! Non, je plains le bénéficiaire. J'aimerais mieux
pour lui les témoignages d'une approbation convenable, comme on dit à
Londres; il serait exposé à des revirements moins terribles.
Supposez que nos vieux ancêtres ne nous aient pas laissé la loi salique,
et représentez-vous une reine de France, jeune et jolie, choisissant à
l'étranger un mari qui ne sera pas roi. Quel beau rêve pour ce jeune
prince! mais aussi quel réveil, après la lune de miel de la popularité!
Quels pamphlets! quels couplets et quelles caricatures! De deux choses
l'une: ou cet infortuné s'enfuirait honteusement, pour échapper à
l'injustice populaire, ou il essayerait d'écraser notre mauvais vouloir
et de renverser nos lois. Le prince Albert, pour qui l'on vient de
demander et d'obtenir là-bas un deuil convenable, n'a jamais été placé
dans cette dangereuse alternative. La nation l'avait accueilli poliment,
non comme un étranger, mais comme un hôte: il a rendu aux Anglais
courtoisie pour courtoisie. Il a donné à la couronne de beaux et
nombreux héritiers, et créé une famille vraiment royale. Modeste et
délicat, il s'est tenu discrètement en dehors de la politique; sa plus
chère étude a été l'éducation de ses enfants. Dans les heures de loisir,
il a encouragé les arts et l'industrie, si bien qu'après avoir vécu plus
de vingt ans auprès du trône, sans avoir jamais été populaire dans le
sens français de ce terrible mot, il meurt regretté et estimé d'un grand
peuple, et son deuil est porté convenablement.
Ceci n'est point une satire de nos moeurs. Nous avons du bon, quoi qu'on
dise, et peut-être que, dans une juste balance, la légèreté française
serait de meilleur poids que toute la gravité des Anglais. Nous sommes
plus ardents, plus généreux, plus vivants que nos voisins
d'outre-Manche. Je relisais hier un petit livre amphigourique, mais
plein d'idées: _le Dandysme et Brummel_, par M. Barbey d'Aurevilly.
L'auteur compare deux célèbres dandys qui ont ébloui un instant
l'Angleterre et la France: Brummel et d'Orsay. Absurdes et inutiles l'un
et l'autre, je le veux bien, car le dandysme est la vanité la plus vaine
de toutes; mais qui pourrait hésiter une minute entre le dandysme glacé,
gourmé, compassé de Brummel et la folie capiteuse de ce beau d'Orsay,
qui provoque un officier pour avoir parlé légèrement de la Vierge Marie?
«Elle est femme, disait-il, et je ne permettrai jamais qu'on insulte une
femme devant moi!» Il se battit pour elle comme un chevalier pour sa
dame, et cela en plein XIXe siècle; et il ne faudrait pas plus de deux
traits de ce genre pour me réconcilier avec la folie française.
J'ai promis de vous raconter tous les événements, petits et grands, qui
agitent le monde où l'on pense. Je ne peux donc oublier la réouverture
de la galerie d'Apollon. Hâtez-vous d'y courir, si vous êtes amoureux de
ces nobles plaisirs que l'homme perçoit par les yeux. Faites demain ce
que j'ai fait hier; si vous n'êtes pas content, ami lecteur, je vous
permets de m'écrire une de ces lettres anonymes et féroces que la poste
jette souvent chez mon portier.
Dire que la galerie d'Apollon, au Louvre, est une merveille
d'architecture; que M. Delacroix y a peint un plafond qui comptera parmi
les chefs-d'oeuvre du maître, bien avant la chapelle de Saint-Sulpice;
que vingt artistes de second ordre, interprétés par l'industrie des
Gobelins, y ont placé toute une collection de portraits fort estimables,
c'est répéter une banalité. Je passe donc à cette exposition nouvelle et
prodigieuse que M. de Nieuwerkerke, dans un moment de loisir, a bien
voulu organiser là pour notre instruction et notre joie.
Les bijoux que possède le Louvre étaient ensevelis dans un cabinet
obscur; les ivoires étaient logés de telle façon, qu'au mois de mai 1860
un amateur intelligent et délicat a pu acheter, vers la gare de Rouen,
une demi-douzaine de chefs-d'oeuvre appartenant à l'État, volés par un
filou vulgaire, et mis en étalage à une devanture de boutique, sans que
l'administration des musées en eût senti le vent. Si l'acquéreur de ces
merveilles n'avait pas été aussi désintéressé que sagace, la France
aurait perdu un trésor inestimable, et elle n'aurait guère entendu
parler de la perte qu'elle avait faite.
Rien de pareil ne saurait plus arriver aujourd'hui. La galerie d'Apollon
a mis en lumière, et sous scellés, la plus curieuse collection de notre
trésor national. Curieuse est le mot: les biens qui sont logés là
rentrent dans la catégorie de ce qu'on désigne, en vente publique, sous
le nom de _curiosité_. Un rang de vitrines modestes, encastrées dans
toutes les fenêtres, permet d'admirer les faïences irisées, les
chefs-d'oeuvre de Faenza, les merveilles nationales de Bernard Palissy,
les laques de Chine, d'un goût et d'une légèreté incroyables. Quelques
crédences, logées en face, renferment les émaux de Limoges, et notamment
ce que l'illustre Léonard Limosin nous a laissé de plus beau.
Au milieu de la grande salle s'élèvent de vastes écrins, les dignes
écrins d'un grand peuple. Sur des socles dorés, du plus beau style Louis
XIV, chefs-d'oeuvre d'un Boule contemporain qui s'appelle M. Rossigneux,
on a construit de grandes cages de cristal et de cuivre. Le seul
reproche qu'on ait à faire à ces beaux meubles, c'est un peu trop de
nudité dans la partie haute, qui ne rappelle aucunement la riche
décoration de la base. Un simple ornement doré, aux angles supérieurs,
aurait achevé l'édifice. On peut reprendre aussi la couleur des
tentures, qui est de ce bleu cru que les artistes et les bijoutiers
eux-mêmes ont abandonné depuis longtemps aux perruquiers. Il était
facile de trouver une nuance intermédiaire entre le bleu des coiffeurs
et le bleu des émaux. Si madame de Léry ou mademoiselle Augustine
Brohan, qui la personnifie si bien dans _le Caprice_, va visiter la
galerie d'Apollon, elle pensera tout de suite à madame de Blainville. A
part ce petit défaut, qui se peut corriger en quelques heures, la
nouvelle exposition de nos bijoux et de nos ivoires ne laisse rien à
désirer. J'y ai passé une heure dans l'éblouissement continu; faites
comme moi, ami lecteur, c'est la grâce que je vous souhaite.
Vous irez ensuite faire un tour dans la grande galerie des maîtres
français et étrangers. Vous fermerez les yeux pour ne pas voir le _Saint
Michel_ de Raphaël, la _Kermesse_ de Rubens, et tous ces pauvres
chefs-d'oeuvre qui ont tant souffert depuis quelques années; mais
Léonard de Vinci, le Corrége, le Titien, le Lorrain et tous les grands
maîtres qui ont échappé au massacre des innocents, fourniront à votre
admiration une riche matière. Si vous avez le temps de parcourir un peu
les grands appartements de l'école française, je vous recommande
Prudhon, ce Corrége français, et David, qui fut l'Ingres de son temps,
et Géricault, le père de M. Delacroix, et Chardin, le dieu Chardin, que
nos réalistes poursuivent en pataugeant et en éclaboussant, mais, hélas!
sans le rejoindre.
Et, si vous n'avez pas une indigestion de bonne peinture, vous irez vous
reposer à l'exposition du boulevard des Italiens, à moins qu'il ne vous
soit plus agréable d'y venir en ma compagnie dimanche prochain.
Une bonne nouvelle, en attendant. M. Justin Mathieu, ce sculpteur que sa
verve et sa puissance nous permettent de ranger parmi les précurseurs de
Doré; ce grand artiste, pauvre, presque aveugle et peu connu, vient
d'obtenir du ministère d'État une pension modeste mais honorable. Cela
nous prouve qu'en dépit de l'envie, et même malgré quelques
mécontentements officiels, cette petite exposition du boulevard des
Italiens n'est pas inutile au vrai mérite. M. le préfet de police, qui
va quelquefois se promener par là, s'est adjoint spontanément à la
générosité du ministère; il a prié M. Justin Mathieu de vouloir bien
accepter un témoignage de sa sympathie et de son admiration.
On me dit qu'un certain nombre de gens du monde, curieux de compléter
sur le tard leur éducation artistique, se donnent rendez-vous dans
l'atelier de M. Bauderon, rue Vintimille, nº 16, pour assister à ses
entretiens sur les beaux-arts. M. Bauderon est un peintre qui sait
l'Italie comme M. Renan sait l'Orient ancien, comme Théophile Gautier
sait l'Espagne moderne, comme Méry sait l'Inde anglaise, comme le
général Daumas sait l'Algérie, comme Taine sait l'Angleterre, comme
Louis Énault sait la Laponie, comme aucun gouvernement français n'a su
la France. Il promet de nous parler Italie et peinture, et cela tous les
samedis à trois heures et demie. M. Dumanoir et quelques autres
dilettanti de première classe vont à ces entretiens avec joie et en
parlent avec reconnaissance. J'y compte aller aussi, et je serais charmé
de vous y rencontrer, ami lecteur; car c'est double plaisir que de
s'instruire en bonne compagnie.
J'ai eu cette joie durant trois jours de la semaine, et sans quitter le
coin de mon feu. Je lisais et relisais un savant rapport de l'honorable
général Morin sur le chauffage et la ventilation des théâtres.
Voilà une grave question qui m'intéresse fort, et vous aussi. Que de
fois vous avez maudit l'incommodité nauséabonde et malsaine de nos
salles de spectacle! Combien de migraines vous avez rapportées à la
maison, entre minuit et une heure du matin! Vous avez déploré, comme
moi, que le théâtre ne pût être un instrument de plaisir sans devenir
par surcroît un instrument de supplice. Ah! la commission des logements
insalubres approuvera la démolition de ces grandes baraques asphyxiantes
qui vont s'écrouler dans quelques mois le long du boulevard du Temple.
La ville de Paris s'applique à les remplacer par des monuments d'une
élégance contestable, mais qui seront, s'il plaît à Dieu, plus commodes
et plus sains. Tandis que l'architecte pétrissait dans la pierre de
taille les deux pâtés majestueux qui décorent la place du Châtelet, une
réunion de savants, choisis par M. le préfet de la Seine, cherchait le
meilleur moyen de ventiler ces énormes édifices. S'il nous est donné,
l'an prochain, d'écouter sans migraine la jolie musique de Massé, de
Grisar et de Gounod; si nous ne mourons plus d'apoplexie aux beaux
drames de M. d'Ennery, nous devrons des actions de grâces à la
commission et à M. le général Morin.
Voilà bientôt trente ans que l'autorité municipale a posé ce problème.
Est-il enfin résolu? Je n'ose l'affirmer encore; mais on peut dire, à la
louange du savant rapporteur, qu'il l'a très-longuement et
très-laborieusement débattu. Six mois de patientes et coûteuses études
ont prouvé qu'en matière de salubrité publique la commission ne
regardait ni au temps ni à la dépense. Si M. le général Morin et ses
honorables collègues n'ont réussi qu'imparfaitement, leur bonne volonté
ne sera pas mise en cause; il ne faudra nous en prendre qu'aux
difficultés du sujet et à l'avarice de la nature, qui ne crée pas un
homme de génie tous les jours.
Vous connaissez le mal: M. le général Morin vous l'explique par
principes; il vous le fait toucher du doigt, en attendant qu'un autre
soit assez heureux pour trouver le remède. Les hommes ne sont pas
organisés pour s'entasser au nombre de deux ou trois mille dans une
chambre bien close. Chacun d'eux, tout en pleurant sur les malheurs de
Mimi, ou en éclatant de rire devant la figure spirituelle d'Arnal,
dévore de l'oxygène, brûle du carbone, dégage de la chaleur, décompose
l'air ambiant par la respiration pulmonaire et cutanée. Que la pièce
soit bonne ou mauvaise, que la claque applaudisse ou que l'orchestre
siffle, les phénomènes physiologiques vont leur train. Chacun des
spectateurs est un foyer qui brûle du carbone, à raison de deux cent
quarante grammes par jour; chaque paire de poumons est un calorifère
assez puissant pour chauffer à soixante et quinze degrés trente-huit
kilogrammes de glace fondante.
Au bout d'une heure de spectacle, deux mille _gentlemen_, fussent-ils
les mieux élevés du monde, deux mille _ladies_, fussent-elles aussi
jolies que la duchesse d'A... et aussi distinguées que la marquise de
B..., ont répandu dans la salle une atmosphère à tuer les porteurs
d'eau. Car l'homme n'est pas un pur esprit, quoiqu'il soit le plus
spirituel des animaux après le singe.
Il s'agit d'expulser l'air méphitique et de le remplacer par un air pur.
Mais comment faire? L'illustre Darcet, justement loué par M. le général
Morin, a émis une idée qui était excellente il y a trente ans: évacuer
le mauvais air par les combles, amener le bon par les caves, et créer
ainsi un courant que M. Purgon appellerait détersif. Dans ce système, la
chaleur effroyable du lustre établit un courant violent; une myriade de
conduits débouchent en avant des loges et renouvellent de bas en haut
l'atmosphère de la salle.
Le principal défaut de ce système est de renouveler incessamment l'air
le moins vicié et de laisser en paix les petits miasmes de l'orchestre,
du parterre et des loges. Il présente un autre inconvénient, surtout
dans les théâtres lyriques. Le courant d'air interposé entre les
chanteurs et les auditeurs emporte au grenier les plus belles notes de
M. et madame Gueymard, ces notes précieuses qui coûtent un louis d'or le
brin, comme les plumes du chapeau de Mascarille: si bien que le public
de l'orchestre et des loges obtient peu de musique et aspire beaucoup de
mauvais air.
Un architecte de grand talent que M. le général Morin a oublié de citer
à l'ordre du jour, M. Charpentier, a singulièrement amélioré le plan de
Darcet; mais les beaux travaux qu'il avait faits à l'Opéra-Comique ont
été neutralisés par l'incurie de l'administration.
Dans l'état actuel des théâtres, les miasmes s'en vont comme ils peuvent
par le trou circulaire ouvert au-dessus du lustre. L'air pur se répand
en nappe glaciale par cette large ouverture que donne le lever du
rideau. Il s'insinue aussi dans la salle par cette petite lucarne des
loges qui vous glace la nuque et refroidit votre plaisir toutes les fois
que vous oubliez de la fermer. C'est primitif et désagréable, et l'on
pourrait trouver beaucoup mieux. Mais les commissions cherchent
quelquefois sans trouver, fussent-elles dirigées par un mathématicien de
l'Académie des sciences.
Un certain nombre de savants, qui n'appartiennent à aucune commission, à
aucune académie, et que M. le général Morin a cru devoir passer sous
silence, ont imaginé de ventiler les salles de spectacle jusque dans
leurs derniers recoins, et à fond; d'évacuer les miasmes en contre-bas,
à l'aide de cheminées d'appel; d'amener l'air pur de haut en bas, sans
aucun mécanisme et sans aucune dépense, au moyen d'une simple ouverture
pratiquée dans le fronton de la scène. Le rapport de la commission ne
parle pas assez de ces excellents travaux, qui contiennent, selon moi,
la solution du problème.
Il semble que l'illustre rapporteur ait un peu trop cédé au désir,
légitime d'ailleurs, de mettre en lumière ses expériences personnelles.
L'amour de la gloire, passion louable dans son principe, mais
regrettable dans ses excès, l'a porté à honorer de son nom l'invention
des rampes couvertes, que les _Annales d'hygiène_ attribuent à un simple
universitaire, M. Lissajoux.
Il est à regretter aussi que les travaux de la commission n'aient pas
précédé la construction des théâtres, car on étudiait la ventilation au
Conservatoire des arts et métiers, tandis que M. Davioud bâtissait à
grands frais des conduits solides et provisoires en vue d'une
_ventilation quelconque_ (tels sont les termes du rapport). Si bien
qu'il faudra démolir et rebâtir; et pourquoi? Pour établir dans deux
théâtres neufs un système qui ne peut être définitif, car il est loin
d'être parfait.
La préfecture de la Seine paraît être de mon avis sur le travail
consciencieux mais incomplet de M. le général Morin. On m'assure qu'elle
a admis les conclusions du rapport pour l'un des théâtres du Châtelet,
et qu'elle les a rejetées pour l'autre.