XXVII. Le Petit Poucet. (suite)

«Le lendemain, le père partit avec ses enfants pour les perdre dans

le bois. Mais le Petit Poucet, qui s'était caché derrière la porte,

le soir, et qui avait entendu tout ce que ses parents disaient, avait

emporté des cailloux blancs.

[Illustration]

Il jeta ces cailloux sur la route, et quand le père fut parti et que

les six frères pleuraient, Petit Poucet leur dit: «Suivez-moi. Je

retrouverai la maison.» Et il conduisit ses six grands frères à la

maison, en suivant les cailloux blancs.

Les sept frères restèrent quelque temps à la maison, car le père avait

reçu un peu d'argent.

Mais quand il n'eut plus d'argent, le pauvre bûcheron résolut de perdre

encore une fois les enfants. Quand le petit Poucet voulut, comme la

première fois, chercher des cailloux blancs, la porte était fermée.

Alors il emporta du pain et jeta du pain sur la route. Mais hélas!

quand, le soir, le père fut parti, les laissant seuls, et que les

enfants voulurent rentrer, il n'y avait plus de miettes sur la route:

les oiseaux avaient tout mangé.

Les voilà tout seuls dans le bois, les pauvres petits! Le Petit Poucet

grimpa alors vite dans un arbre et il vit bientôt une petite lumière.

«Je vois une maison, dit-il.» Il descendit de l'arbre et les voilà en

route.

Ils cherchèrent longtemps leur chemin, mais arrivèrent enfin à la

maison. Ils frappèrent, une femme ouvrit la porte et les enfants lui

demandèrent s'ils pouvaient entrer dans sa maison: ils avaient peur du

loup, la nuit, dans le bois. La femme leur répondit que cette maison

était à son mari, l'ogre, et que celui-ci mangeait les petits enfants.

Mais elle voulait bien les cacher jusqu'au lendemain. Et quand elle

entendit arriver l'ogre, elle cacha bien vite les sept petits enfants

sous le lit.

Entre Nous: Lectures françaises à l'usage des écoles primaires - I · 第 38 / 102 题