A onze heures la maman de Marie entre dans la chambre.
«Tiens, dit-elle, tu regardes encore par la fenêtre?
--Oui, maman, répond Marie. Tout est amusant aujourd'hui. Les papiers
volent, les casquettes volent. Paul et Alice ont aussi regardé dans la
rue.
--Veux-tu sortir avec moi et aller prendre Jean à l'école?
--Oh! je veux bien, petite Mère.
--Tu n'as donc pas peur de ce vent désagréable?
--Non, pas du tout, je le trouve si amusant!»
Bientôt, la maman et la petite fille sortent de la maison, chaudement
habillées.
D'abord, elles vont dans un magasin de nouveautés acheter un manteau
pour Ninette. Le marchand en montre plusieurs et la maman en
choisit un bien chaud et bien long.
Puis elles vont à l'école et entrent dans le vestibule: il fait si
froid dans la rue! Bientôt elles entendent une cloche et tous les
petits garçons et les petites filles arrivent deux à deux et bien en
rang. Marie voit tout de suite son petit frère, mais celui-ci reste
bien en rang jusqu'à la porte, puis il court vers sa mère:
«Bonjour maman, bonjour Marie.»
Et les voilà partis tous les trois, la maman donnant le bras à ses deux
enfants. Au coin de la rue le vent essaya encore une fois de retourner
le capuchon, mais Jean le tenait bien cette fois!
Bientôt ils sont rentrés. Tous les trois ont les joues bien rouges.
Voilà ce qu'avait fait ce bon vent!