[396] Voir page 98.
«Paris, le 20 mars 1831.
»Mon prince,
»Je n'ai rien à vous apprendre sur la formation du ministère. Vous
connaissez comme moi les membres qui le composent: le parti de la paix
y est fort jusqu'à l'unanimité. Je pense que vous feriez bien d'écrire
un mot à M. Casimir Périer, qui sera charmé de recevoir une lettre de
vous. Il donne de l'unité à l'action du gouvernement et se montre
décidé à combattre les anarchistes avec vigueur...
»... M. Laffitte a quitté les affaires avec peine et montre un peu
d'irritation. L'état de sa fortune est la principale cause de sa
défaite politique; la bourse poussait des clameurs qui avaient des
échos dans les Chambres.
»La grande affaire aujourd'hui est celle des élections, je crois
qu'elles nous donneront une Chambre modérée et qui sera un véritable
appui pour l'ordre et le gouvernement.
»Je crois que nous éviterons la guerre. Si les Autrichiens n'entrent
pas dans les États du Saint-Siège, la paix est assurée; je me suis
dévoué à sa conservation.»