«Foreign Office, 19 juin 1832.
»Mon cher prince,
»Je viens de recevoir les trois notes[379] que j'ai signées et que
j'expédierai tout de suite.
[379] Note adressée en triple exemplaire aux plénipotentiaires
d'Autriche, de Prusse et de Russie de la part des
plénipotentiaires français et anglais, en date du 19 juin.
Cette note déclarait que les plénipotentiaires français et anglais
ne s'étaient prêtés à une nouvelle négociation avec le roi des
Pays-Bas que dans le seul but de ne pas rompre l'unité d'action
des cinq puissances; que le résultat de cette nouvelle négociation
était de suspendre l'exécution du traité du 15 novembre: qu'il
était regrettable que les plénipotentiaires des trois puissances
n'aient pu, faute d'instructions, assigner un terme à cette
suspension; que toutefois les soussignés croyaient devoir prévenir
les plénipotentiaires des trois cours, qu'ils ne pouvaient
considérer cette suspension comme illimitée, et que si au 31 août,
le roi des Belges réclamait l'exécution du traité du 15 novembre,
leurs gouvernements ne pourraient pas lui refuser satisfaction.
»Adieu encore une fois, donnez de bons conseils où vous allez, soignez
bien votre santé, remettez-vous vite des longues fatigues de nos
conférences, et revenez ici bientôt, mais surtout revenez.
»Tout à vous. «PALMERSTON.»
J'arrivai à Paris le 22 juin.