A.

A: ce, cette. A matin: ce matin. L.

A: elle. Vient-a? Lit-a? Vient-elle? Lit-elle?

A QUANT ET: Avec.

A SEULE FIN; A CELLE FIN QUE: Afin que. On ne trouve _A celle fin_ que

dans nos vieux auteurs.

ABAISSE: table _abaissée_; tablette d'un buffet. Du qualificatif ou

adjectif _bas_. Ce mot n'a pas de rapport avec l'abaisse de la

pâtisserie qui est la _base_ des substances culinaires qui composent un

pâté.

ABAT: désordre qui met les choses _à bas_. B.

ABATER: embaucher; raccrocher. A.

ABATTRE DE L'OUVRAGE: faire beaucoup d'ouvrage. Par allusion au travail

des bûcherons qui abattent beaucoup de bois.

ABAUBER (corruption d'_ébaubi_: étonné, surpris). Voyez BAUBE.

_Abauber_, c'est, à proprement parler, étonner quelqu'un, au point de

lui rendre la parole difficile, comme il arrive aux bègues. (Baubes, en

patois.)

ABAUMIR: affadir. De l'effet que produisent certaines substances

odorantes, comme le _baume_. C.

ABELLIR. MM. Du Méril assurent que ce verbe est usité dans le

département de l'Orne. Je ne l'y ai jamais entendu. Suivant eux, ce mot

signifierait: «trouver beau, plaire». C'est le sens que Roquefort lui

donne dans son _Glossaire de la langue romane_. En italien _abbellire_

signifie embellir.

ABET: appât, amorce. Suivant MM. Du Méril, _abet_ est tiré de

l'islandais _beita_, nourriture. Il est plus vraisemblable que c'est par

métaplasme qu'on a dit _abet_ pour _appet_, du verbe français _appéter_,

désirer vivement.

ABÊTER: amorcer; par extension, tromper.

ABIBOTER un enfant: lui faire _boire_ du lait, au lieu de l'alaiter.

ABIÉNER: mettre en _bon_ état une culture, une récolte, une préparation.

En roman, _abienneur_: «l'homme préposé à un bien; qui mettait _à bien_

un héritage», dit Roquefort dans le Supplément de son Glossaire. L.

ABIMER: gâter. Ce verbe appartient aussi au patois Walon et au patois

Rennais. Au surplus, c'est dans ce sens figuré que Boileau a dit:

Abîme tout plutôt: c'est l'esprit de l'Église.

ABITER A: toucher à. On écrivait autrefois _habiter_: témoin ce passage,

cité par l'abbé Carlier dans son _Histoire du duché de Valois_: «Le

prêtre disait aux lépreux: Je te défends que tu ne _habites à_ aultre

femme que à la tienne.»

ABLET: piége. Roquefort dit que l'_ableret_, mot roman, est un «filet

pour la pêche des petits poissons», tels que les ables ou ablettes.

ABLETTER (verbe réfléchi): se laisser aller, céder. C'est, à proprement

parler, tomber dans le piége. V.

ABLOT: petite pièce de bois, chantier que le charpentier place sous

l'arbre abattu qu'il équarrit, pour l'élever au-dessus du sol.

ABOFFRER: déprécier, _mésoffrir_. C'est l'opposé de surfaire. B.

ABOLIR: humilier; anéantir. L.

ABOMINER: détester, on le trouve dans Nicot et dans les Psaumes de

Marot. Du verbe latin _abominari_.

ABOT: sorte de cadenas que l'on attache au paturon d'un cheval pour

l'empêcher de s'éloigner.

ABOTER: attacher un _abot_. Par métaplasme, du grec [Grec: pous], pied;

en changeant le _p_ en _b_.

ABORDER: toucher, heurter. L.

ABOULER: apporter, envoyer. De _boule_, par allusion à la boule du jeu

de quilles qu'on renvoie en la faisant rouler rapidement.

ABRIER: abriter, mettre à l'abri. Roman.

ABRE: arbre. Par syncope, le roman a dit _abre_ pour arbre. On lit dans

le roman de Blanchandin:

La pucele descent sos l'abre;

Si le trova froit come mabre.

Un proverbe du moyen-âge, reproduit par M. Le Roux de Lincy, disait:

Pour l'amour du buisson va la brebis à l'abre.

ABREAU ou ABROT: petit arbre enduit de glu pour prendre des oiseaux.

ABROUTOUT: qui brise tout, qui brouille tout, mauvais ouvrier.

ABSOLUTEMENT: absolument. Ce mot est roman.

ACA; ACARD; D'ACARD: très-abondamment. La pluie tombe d'_aca_. De

l'islandais _kat_, averse, inondation. On trouve _aca_ en composition

dans _acabasser_, ci-après, et dans les verbes accabler et

_accravanter_, mot roman. Voyez CRAC. A.

AÇA: faites attention à cela. En roman, _aga_, que Roquefort tire du

grec [Grec: agaô].

ACABASSER: accabler. Le drapier dit dans la Farce de Pathelin, p. 75:

Mesmement les bergers des champs

Me cabassent; ores le mien

A qui j'ay tousjours faict du bien.

L'auteur de cette Farce emploie plus loin, p. 82, le verbe _cabasser_

dans les vers suivants:

L'aignelet! maint aigneau de laict

Tu as cabassé à ton maistre.

ACAGNARDIR (S'): devenir paresseux. L'Académie écrit s'_acagnarder_. En

patois Lorrain on dit, comme en Normandie, s'_acagnardir_.

ACANCHIER: avoir du succès, de la _chance_. Usité dans la Manche, comme

le verbe suivant.

ACATER: acheter.

ACAUCHIER: _causer_ avec quelqu'un; l'appeler. A.

ACCESSEUR: assesseur. L.

ACCIPER: escroquer, prendre, dérober. Roman. Du latin _accipere_, d'où

on a tiré aussi, par aphérèse, le verbe _chiper_ qui a la même

signification.

ACCLAMPER: attacher, fixer. De l'islandais _klampi_: agraffe, cheville.

Voyez CLAMPIN. A.

ACCLASSER: s'assoupir, _clore_ les yeux. Dans le patois Provençal,

_aclusar_ a le même sens.

ACCOINTER: fréquenter. Roman.

ACCORGER: accoupler, réunir deux objets. A.

ACCOTE-POT: petit meuble en fonte de fer que l'on place derrière un

_pot_ pour le soutenir, l'_accoter_. Roquefort s'est évidemment trompé

en donnant à acote-pot la signification d'_accoudoir_. L.

ACCOUER: attacher à la queue (en vieux français _coue_ de _cauda_), en

parlant des bêtes de somme que l'on attache à la queue les unes des

autres. Voyez COUÉE. A.

ACCOUFLER (S'): s'accroupir. A.

ACCOUPLÉE: linge, bas, ou autres effets assujettis par _couple_ ou même

en plus grande quantité, pour être blanchis. L.

ACCOUPLER: mettre en accouplée.

ACCOURSER: achalander. _Accoursé_, celui qui est en _cours_ de bonne

vente. A. Du roman _accoursier_, _accoursin_: chaland.

ACCOUT: appui sur lequel on s'accoude. Voyez COUTE.

ACCOUTER (S'): s'accouder. L.

ACCOUVER (S'): s'accroupir comme l'oiseau qui _couve_. On dit en patois

Troyen s'_écouver_.

ACCRAVANTER: écraser, accabler. Roman.

ACCRUCHE (Madame Sainte-): femme qui a l'habitude de dérober, d'attirer

les choses à elle. L.

ACCRUCHER: attraper subtilement quelque chose. D'_accrocher_. Voyez

AGRIPPER. L.

ACERTAINER: affirmer, certifier. L.

ACHÉE: ver de terre. A. On dit _ache_, à Blois.

ACHOCRE: difficile à vivre; hargneux; obstiné. Usité dans le patois

Rennais. Dans la Manche, il a le sens de _maladroit_.

ACHOPPER: heurter. Voyez CHOPPER.

ACHUQUETÉ: obstiné; entêté. B.

ACCLABOT: acclamation. De _clabauder_. B.

ACCLAS: clas; barrière. Du latin _claudere_: clore. O.

ACCOMICHER: faire en commun. B. Voyez SOUATER.

ACLUFER: accroupir.

ACMODER: accommoder. C'est une syncope, comme _racmoder_ pour

raccommoder. L.

ACO: encore. On dit _aico_ dans le patois des Vosges. Voyez CO.

ACONDIRE. Ce verbe qui, suivant Oberlin, veut dire dans le patois Messin

«mettre obstacle aux publications», signifie, à Alençon, _éconduire_.

C'est un simple métaplasme.

ACOQUETÉ: rouge comme la crête d'un _coq_. Voyez ÉCOQUETÉ. B.

ACQUITTOIRE; ACQUITTOURE: travail dont on s'_acquitte_ à la hâte et sans

soin. L.

ACRACO: adverbe. D'occasion; de hasard; de _raccroc_. B.

ACTONNER. Voyez HAQUETONNER.

ACUCER: mettre _à quia_.

ACULER: éculer, en parlant des souliers.

ADELAISI: fainéant, qui prolonge trop son loisir. A. Se trouve aussi

dans le patois Rennais.

ADENS: sur les dents, en parlant d'un vase mis sur son ouverture, sur

_ses dents_. On dit aussi d'une personne: elle est tombée _adens_. C'est

le mot roman _adanz_, _adens_, _adent_.

ADENTER un vase: le placer sur son ouverture. En roman, _endenter_.

ADET: entièrement. A.

ADORÉMUS (faire des): faire des révérences multipliées.

ADOULER: rendre plus _douloureux_; être souffrant.

ADOUS: parures; ornements. Roman. On lit ce vers dans la Chevalerie

Ogier de Dannemarche:

Tos lor adous furent à or battus.

Du verbe islandais _at dubba_: décorer, disposer, apprêter.

ADRECHIR: adresser. B.

ADRET, adverbe: vis-à-vis. Du substantif endroit. Voyez LENDRET.

ADREUGER: arranger mal.

ADROGER: ce verbe a la même signification que le précédent. Du roman

_aréger_, _arroier_: arranger, disposer. A.

AFFAIRE: quantité. J'ai eu une bonne affaire de grain, de fruits, etc.,

etc. On retrouve ce mot avec le même sens dans le patois Lorrain.

AFFAUTURER: priver. De faillir, faire faute. V.

AFFECTER: s'appliquer; se forcer. B.

AFFETTEMENT: assaisonnement d'un mets. L.

AFFETTER: assaisonner. Dans quelques cantons ce verbe signifie embellir,

nourrir, etc. On trouve ce verbe employé par Wace, dans le _Roman de

Rou_:

Haubers et helmes afaitier.

AFFICHE; AFFIQUE: branches de clôture sèche que l'on fiche en terre et

que l'on assujettit au moyen de certaines gaules appelées liures,

serrées par des harts.

AFFICOT: petit instrument de buis tourné et troué, dans lequel on appuie

ou _fixe_ une des aiguilles à tricoter. L.

AFFISTOLER. Voyez RAFFISTOLER.

AFFLATRER: renverser, terrasser. Du roman _flatir_, dérivé du latin

_flectere_. M.

AFFLUBER: affubler, envelopper. Du latin _infulare_, dans la basse

latinité, _affibulare_. On lit dans _le Roman de Rou_:

La fist d'un mantel afluber.

AFFOLER: devenir fou. Roman. On lit dans le _Roman de la Rose_:

Il m'a faict, pour mieux m'affoler,

La tierce flesche au corps voler.

Rabelais emploie souvent ce verbe dans le sens de rendre fou. A.

AFFONGRER: briser, défoncer. Altération du verbe _effondrer_: enfoncer.

O.

AFFOUER: enflammer, exciter. Du roman _affoer_: faire du feu. M.

AFFOURCHER: enfourcher. Ce verbe, en roman, signifiait: «se mettre à

cheval sur un bâton pour aller au sabbat», dit Roquefort.

AFFOURRÉE: fourrage. De feurre, _fodrum_, dans la basse latinité.

AFFOURRER: donner l'affourrée aux bestiaux.

AFFRAI: effroi. Du français affres.

AFFRANCHIR: châtrer. Affranchir, affranchissement, affranchisseur sont

des mots romans.

AFFRANCHISSEUR: celui qui exerce la profession de châtreur.

AFFRIBOURDIR: engourdir de froid. A.

AFFROC (s. m.): fréquentation. Voyez HANT. Ces substantifs masculins se

prennent en mauvaise part.

AFFRONTER _une fille_: lui faire l'_affront_ de la séduire.

AFFROQUER (S'): se mettre en _affroc_ avec quelqu'un.

AFFURER: voler, dérober. Du verbe latin _furari_; en roman, _furt_

signifie vol, comme _furtum_ en latin.

AFFUTER; RAFFUTER: ajuster, disposer. L.

AFRION: parcelle de pâte qui reste aux doigts en pétrissant. O.

AGA, interjection, comme: bon! da!

AGALI, sorte d'interjection ou d'exclamation pour se moquer de

quelqu'un. Ordinairement on prononce ce mot, en se frottant avec l'index

droit le creux de la main gauche. En roman, _agali_ signifie dur. Dans

certains cantons de la Manche, _agali_ signifie _regarde-le_.

AGENOILLONS (A): à genoux. Roman.

AGER; AGIER: suppléer l'_âge_; émanciper.

AGET: petite coulisse dans une porte que l'on ouvre pour faire le

_guet_. Ce mot s'emploie, à Vire, dans le sens d'habitude, de manière

d'_agir_.

AGETER: acheter. L. Se trouve dans le patois Lorrain.

AGIOS (s. m. pluriel): répétitions ennuyeuses, comme dans les litanies

grecques où le mot [Grec: hagios], saint, est toujours répété, ainsi que

le mot latin _sancte_ l'est dans les litanies de l'Église romaine. Les

_agios_ signifient aussi dans le patois normand, des façons d'_agir_

cérémonieuses et affectées.

AGOBILLES: menus meubles et ustensiles de peu de valeur et d'utilité. Le

rouchi emploie ce mot dans le même sens.

AGOGONNER: amadouer. Voyez GOGON. A.

AGOHÉE; GOHÉE: accueil joyeux et bruyant. Du latin _gaudium_, joie. Du

verbe grec [Grec: Agô], conduire.

AGONIR DE; AGONISER DE: accabler, en parlant d'injures, de mauvais

propos. De la basse latinité _acanizare_, injurier; _acaner_, roman.

AGOSER: se repaître outre mesure. De _gosier_. On dit dans le Calvados

_s'en mettre jusqu'au noeud Gabriel_.

AGOUCER: exciter contre quelqu'un. Du verbe latin _acuere_. Corruption

d'agacer. _Agoucé_ signifie aussi refrogné.

AGOUT: assaisonnement propre à aiguiser l'appétit, à relever le _goût_.

Du latin _gustus_.

AGOUTER: donner de l'agoût, l'opposé de dégoût.

AGRACOT (d'). Voyez ACRACO (d').

AGRAT; AGRAP. Voyez ÉGRAT.

AGRATIER: se rendre agréable. Du latin _gratus_.

AGRIOCHES: mines pour se rendre agréable.

AGRIOTTE: griotte, sorte de cerise.

AGRIOTTES: caresses. B.

AGRIPPER; AGUCER; ACUCHER: _aiguiser_ l'appétit. On dit plus souvent

_ragucer_. Voyez ce mot. D'_acuere_.

AGUIANNEU; AGUILANNEU: étrennes. Des mots; _au gui l'an neuf, au gui de

l'an nouveau_. D'origine gauloise. L'expression _aguianneu_, avec

plusieurs variantes, appartient à la langue romane. Dans une lettre de

1473, citée par D. Carpentier, on lit: «Trouva des varlets qui alloient

querant aguillenneu le dernier jour de décembre.» Suivant une lettre de

Grentemesnil, rapportée par Moisant de Brieux dans ses _Origines de

quelques coutumes anciennes_, on disait à Rouen _hoguignettes_ pour

_haguignettes_, termes qui sont une altération d'au gui l'an neuf. Voyez

HAGUIGNETTES. On a donné une étymologie bretonne, très-vraisemblable,

d'AGUIANNEU.

AGUILAN. C'est, par apocope, _au gui l'an neuf_. M.

AHAN: effort qui essouffle.

AH-ÇA! interjection. «Ah-ça! voulez-vous venir.» Assa en roman. L.

AHEURT: heurt.

AHONNIR: honnir. Ces A sont là par épenthèse.

AHOQUER: accrocher, heurter. La Fontaine emploie le mot _hoquet_ pour

heurt, pierre d'achoppement, dans la fable intitulée: _Le Pot de fer et

le Pot de terre:_

L'un contre l'autre jetés,

Au moindre hoquet qu'ils treuvent.

AHOURDI DE FROID: _engourdi_ de froid. M.

AHUBIR; HUBIR: honnir, huer. Crier sur quelqu'un hu! hu!

AIGRAS: verjus. D'_aigre_, employé pour vinaigre.

AIGREDON; AIGLADON: édredon.

AIGRE: vinaigre.

AIGUILLE A EMPAINTER: aiguille d'emballeur.

AILETTE: partie du rouet à filer, appelée ailleurs volier. Les deux

ailettes de la tête du rouet sont comme deux petites ailes tournantes

qui portent le fil sur le fuseau. Roquefort a considéré le mot _ailette_

comme roman.

AIMER (S'): se plaire. On trouve cette façon de parler dans Molière

(Mélicerte; acte Ier, scène Ire). Éroxène dit à Tirène:

Je m'aime où tu n'es pas.

AINCHI; AINCHIN: ainsi.

AINDE: aide; AINDER: aider.

AINGUE: s. m. hameçon. Voyez HAIM.

AIRAGE: air, ressemblance.

AIRAI, AIREZ, AIRIEZ: aurai, aurez, auriez.

AIRE: planche de jardinage. C'est aussi la place vide, soit des

appartements de la maison, soit de la grange. D'_area_.

AIRER: aérer.

AIRETTE: petite planche de terre dans un jardin, diminutif d'_aire_.

AIRGALÊTE ou ERGALÊTE: raboteux. A Vimoutier, on dit _un chemin

airgalête_. Du radical celtique _arg_. Voyez ERGALÊTU.

AIRIE. Voyez AIRE. C.

AIRIÉE: quantité. _Airiée de toux_, accès de toux.

AIRIÈRE ou ERRIÈRE: arrière. _Airier_, en patois messin a la même

signification. Consultez l'_Histoire de l'Académie des Inscriptions_, t.

I et V.

AIRSES. Voyez ERRUSÉE et ERSE. MM. Duméril se sont évidemment trompés

sur l'orthographe et l'étymologie de ce mot, qui ne vient ni de

l'_azers_ des troubadours, ni du latin _erigere_.

AIRURE: façon donnée au labour. Du latin _arare_. C.

AJAMBÉE: enjambée. L.

AJAMBER: enjamber. L.

AJEU: enjeu. A.

ALEINIER: mauvais sujet.

ALÉMONE: anémone.

ALERME: alarme. Ces six expressions sont de simples métaplasmes.

ALIPAN: soufflet. D'_alapa_. Voyez JAFE.

ALISE; ALISÉE: bourbier, ornière fangeuse. V.

ALLÉLUIA: oxalide (_oxalis acetosella_). Ainsi appelée parce qu'elle

fleurit à l'époque où l'Église chante _alleluia_. D'autres plantes

tirent aussi leur nom de l'époque de leur floraison, comme la

Pâquerette, la Pentecôte. Voyez ces mots.

ALEU: Voyez ALOU.

ALLUCHER: nourrir, élever. D'_alere_. En roman, ce verbe signifiait

planter, semer. On lit dans le Testament de J. de Meung:

Nul ne doit aluchier mal arbre ne male herbe.

ALLURE: nom donné à une marche particulière du cheval, dans laquelle il

fait entendre quatre battues, et qui diffère du trot et de l'amble. Ce

genre de locomotion, fort usité au moyen-âge pour les chevaux de route,

s'est conservé plus long-temps en Normandie qu'ailleurs, et paraît même

être spécial à cette contrée. (Note communiquée par M. Éphrem Houël,

inspecteur des haras.)

ALUMELLE: lame de couteau. Du latin _lamella_. En roman _alemelle_ et

_alemiele_:

Et l'alemele d'un poitevin acier,

dans la Chevalerie Ogier de Danemarche.

AOEUVRÉ: actif. D'oeuvre, ouvrage. A.

ALOGNE; ALOIGNE: retard. Du verbe éloigner.

ALOGNER: alonger. Dans le roman, _alogner_, différer, prolonger.

ALOSEMENT: louange. Du latin _laus_; en vieux français _los_. L.

ALOSER: louer. On lit dans le roman de toute Chevalerie (Biblioth. imp.,

ms. 7,190):

Jerosme le dict et Solin l'alosée.

On dit aussi _éloser_, _loser_.

ALOU: travail du journalier, donné à l'entreprise.

ALOUER: donner ce travail à l'entreprise, à forfait.

ALOURDIR: ennuyer, étourdir. A.

ALOUVI: affamé comme un loup. En patois vendéen _aloubri_. L.

ALOVIR (S'): s'endormir. De l'allemand. A.

AMADOUE; s. f.: amadou.

AMAIN. Être placé à son amain, être commodément placé pour l'exercice de

la _main_.

AMALADIR; EMMALADIR: devenir malade. Du roman. En patois du Berry,

_amalader_, _emmalader_.

AMBRON: essor. Des verbes latins _ambire_, _ambulare_. D'AMBRON: sans

réflexion, tout à coup, de dépit.

AMBRONCHER: prendre son ambron.

AMÊCHES; AMÈGUES: cerises acides. On comprend sous le nom générique

cerises ce fruit et les griottes, les guignes ainsi que les bigarreaux.

AMELETTE: omelette. L.

AMENIVÉ A: empressé à.

AMEUILLANTE; AMOUILLANTE (vache): vache avancée vers son terme de

gestation et dont la mamelle se développe.

AMEUILLER; AMOUILLER (v. n.): faire de la mamelle, développer sa

mamelle.

AMICE: ami.

AMIDONER: disposer dans l'amidon, empeser.

AMIGNONER: caresser. C'est à peu près l'_amignarder_, l'_amignoter_ de

la langue romane. De _mignon_. L.

AMIGRANER: bouillir à petits bouillons.

AMIN: ami. M'NAMIN: mon ami. M.

AMOMI DE: fou de, épris de. De _Momus_, dieu de la folie. Voyez MOMON.

A.

AMONTER: gravir un coteau, un mont; arriver à un endroit élevé.

_Admont_, en langue romane: plus haut. ROQUEFORT.

AMOROCS, camomille romaine. Voyez AMOURETTE DES CHAMPS. L.

AMORPHOSÉ: absorbé dans ses pensées, au point d'être immobile, comme ces

personnages des contes de Fées qu'elles _métamorphosent_ en statues.

AMOURETTE DES CHAMPS: camomille commune. (_Anthemis arvensis_).

AMOURETTE DES PRÉS (_Briza media_).

AMPRÈS; ENPRÈS: près, auprès. Cette préposition signifie aussi en

comparaison de.

AMUSER; muser. L.

ANCHIAS: enfant de mauvaise mine, qui n'acquiert pas de forces. A.

ANCIAN: ancien.

ANCINES (Guignes d'): merises noires, propres à faire des ratafias. Ce

nom vient d'_Ancines_, commune du département de la Sarthe, voisine de

la ville d'Alençon, où l'on transporte la plus grande partie de ces

fruits. A.

ANDAIN: intervalle entre deux pas. Du verbe italien _andare_, aller,

marcher. Dans la basse latinité, _andena_ signifie l'espace que

contiennent entre elles les deux jambes écartées. Consultez Nicot,

Monet, Ménage et Furetière. A.

ANDAIN: foin mis en rayons sur le pré où il passe la nuit. Voyez ONDIN.

L'Académie définit l'andain «l'étendue de pré qu'un faucheur peut

faucher à chaque pas qu'il avance.» Cette définition semble peu exacte.

ANDOUILLE: fusée de terre et de foin que l'on dépose et assemble pour

former un plancher.

ANEMI: ennemi. Alexandre de Bernai a dit, dans le XIIe siècle:

Des anemis grever...

ANEMI QUE: à moins que.

ANERTER: défricher, essarter. D'_iners_: oisif. C'est, en effet, rendre

à la culture et à la production un terrain oisif. A.

ANGARIER (v. réfl.): s'égarer. C.

ANGE: papillon de nuit, du genre pyrale. B.

ANGE-CHRIST: Antechrist. R.

ANGELOT: sorte de fromage. Dans le moyen-âge, on appela _angelon_, puis

_angelot_, un fromage fabriqué dans le Pays-d'Auge. C'est angelon pour

augelon et même augeron. On lit dans le roman de la _Rose_:

Ou de tartres ou de flaons,

Ou de fromages angelons

Qu'aussi est se moult bel jouel.

ANGLAGE: côtes et rades d'Angleterre. B.

ANGOISSER: faire éprouver des _angoisses_ et en éprouver. Montaigne

l'emploie dans le premier sens, et la _Chronique de saint Denis_ dans le

second. M.

ANGOLA; CHAT ANGOLA; LAPIN ANGOLA. Corruption d'_angora_: en effet, ces

animaux à poils longs et soyeux viennent d'Angora (l'ancienne Ancyre),

ville d'Asie, et non pas d'Angola, en Afrique.

ANH: ah! L.

ANHUI; ANI; ANIEUT. En roman _anuit_. Voyez ENHUI.

ANILLE: béquille. Du latin _anus_: vieille femme. Anille se trouve dans

le roman.

ANNELER: attacher un fil de fer dans le groin d'un porc pour l'empêcher

de fouir.

ANOUILLÈRE (vache): vache que l'on n'a pas fait saillir, ou qui n'a pas

conçu et qui continue de donner du lait.

ANSERÉE, s. f.: plantin, _plantago lanceolata_.

ANTENAIS: poulain d'au moins un an, _natus ante annum_.

ANTIVEILLE: surveille. _Anti_ pour _ante_.

AORÉ; BLÉ AORÉ: blé dont l'épi se _dore_ et mûrit.

AORIBLE; AVORIBLE: précoce. L.

APIÉ ou APIER: ruche. D'_apis_: abeille.

APIÉGER (S'): prendre _pied_, s'établir.

APIPER: attirer subtilement, par ruse. _Piper_, tromper. L.

ARGÉLATRE (s. f.): argile. A.

ARGENTÉ, ARGENTU: pourvu d'argent, riche.

ARGOUÊME: repu, rassasié. B.

ARGUILLE et ERGUILLE: argile.

ARGUILLON: ardillon. L.

ARISMÉTIQUE: arithmétique.

ARJETOURE: reginglette, repenelle. D'_arc_ qui _jette_ l'oiseau dans la

boucle de la ficelle où il se trouve pris par les pattes.

ARMELLE: alumelle.

ARMENA: almanach. Ce mot se retrouve dans le patois Troyen.

ARODIVER: ennuyer. En islandais, _at reida_ signifie irriter, fâcher. V.

ARQUELIER. Voyez HAIREQUELIER. A.

ARREGARDER: regarder. Brantome s'exprime ainsi dans ses _Dames

galantes_: «Parmi les grands, on n'arregarde pas à ces règles et

scrupules.» A la fin du XIVe siècle, on disait _agarder_ pour regarder.

ARRÊT: durée. Les jours d'hiver n'ont pas d'arrêt, ne s'_arrêtent_ pas

dans leur marche, n'ont pas de durée sensible.

ARRIAS: embarras, tracas, obstacle. Dans le _Roman de Rou_, Wace dit:

Pur li grant arias kil reciet.

_Arrayé_, dans l'ancien français, signifiait occupé. D'arrie. _Arrias_

se trouve aussi dans le patois Lorrain.

ARRIE: crête de fossé, talus de fossé. D'_orée_, vieux mot qui a la

signification de bord, rebord, comme le substantif latin _ora_.

_Arrius_, que nous dérivons d'arrie, signifie obstacle, empêchement, qui

s'oppose au passage. Suivant Du Cange, l'_aria_ de la basse latinité est

un lieu qui n'est ni labouré, ni cultivé. Roquefort dérive arrie du mot

latin _restare:_ s'arrêter, résister. On retrouve le radical celtique

_arr_ dans le nom de la ville basque de _Biarritz_ (double roche).

ARROCHER. Voyez RUCHER. A.

ARROLE: arroche. A.

ARROQUER: accrocher. Corruption d'accroquer.

ARROSSIR, en parlant d'un cheval ou de toute autre bête de travail: en

faire une _rosse_, en l'excédant de fatigue. A.

ARROUSER, ENROUSER: arroser. L.

ARROUSSE (s. f): vesce. Voyez JAROSSE.

ARROUTÉE: quantité de chanvre mise au _routoir_.

ARROUTER: mettre en train de marcher, de faire _route_. Dans le patois

Walon, _roter_ signifie marcher. Froissard emploie _arrouter_ dans le

sens d'acheminer.

ARROUTER: mettre au routoir.

ARROUTOIR: routoir.

ARROUCHER. Voyez RUCHER. A.

ARRUNER: mettre en ordre; arranger. Ce verbe se trouve encore dans

Nicot.

ARSEI pour ARSOIR: hier au soir. _Arser_ en provençal.

ARSELET: vairon, espèce d'able. Voyez DARSELET. V.

ARSOUILLE: femme très-malpropre. Par aphérèse, de garse et de souiller.

Ce mot est rouchi. En patois du Berri, _garsouiller_ signifie gâter.

ARUSMÉTIQUE: arithmétique. L.

ASPERGÈS: goupillon; arrosoir. Du verbe latin _aspergere_. Clément Marot

dit:

Il y avoit dedans

Pour aspergès une rose fennée.

ASSAISONNER; ENSAISONNER: mettre à la saison qui convient, en parlant

des terres labourables. En parlant d'une vache, c'est la faire saillir

en saison convenable. Dans la première de ces acceptions, ce mot

appartient aussi au patois du Berri.

ASSASIN: assassin, et assassinat.

ASSAUTER: attaquer. D'_assalire_. Ancien verbe du substantif _assaut_,

qui est resté dans notre langue.

ASSAVER; FAIRE ASSAVER: faire savoir; informer.

ASSÉGRIR: se tranquilliser. Du latin _securus_.

ASSEÏ: ce soir. M.

ASSEMBLEMENT: réunion. Roman.

ASSENS; ASSENT: raison, bon sens. B.

ASSICHER; ASSIÉCHER: asseoir. S.-I.

ASSIESSER (S'): s'asseoir. Je m'assiesserais; s'assiessant;

assisez-vous; qu'ils s'assisent. Assiessous, pour assiessez-vous.

ASSOIRANT: approche du _soir_. L.

ASSOLEILLER: exposer au soleil. Antoine Baïf a dit:

Orangers soleillés fleurissans y fruitissent. A.

ASSOT; ASSOTEMENT: ennui propre à rendre _sot_. En roman, _asotie_ et

_asotement_ signifient folie, sottise et même débauche. L.

ASSOTER: ennuyer profondément. L.

ASSOTIR: même sens; et, dans le sens neutre: devenir _sot_. L.

ASSOUIR: assommer; étourdir. On dit _assabouir_ dans les patois du Berri

et du Nivernais. B.

ASTHEURE: maintenant. Par contraction, pour _à cette heure_.

ASTICHER; ASTIQUER: taquiner.

ASTICOTER: tracasser, tourmenter, piquer sans relâche. D'_astic_, os

creux rempli de suif, dans lequel les cordonniers enfoncent fréquemment

leur alène. A.

ATACHER: donner un travail à la tâche.

ATELLE: bûche. Du celtique breton, _astell_; en roman, _attelle_,

_estelle_. Il signifie aussi bâton; d'où le proverbe: _maigre comme une

âtelle_.

ATIGNOLE: boulette de viande hachée que vendent les charcutiers.

ATORI: taché, moisi. B.

ATOUCHER: toucher. L'auteur du Testament de Pathelin fait dire à cet

avocat:

Jamais à telz gens n'attouche. L.

ATOUT: avec.

ATOUT: coup, blessure.

ATRA: _à travers_. Roman. Roquefort écrit _atras_, qu'il définit

derrière, et dérive de _retro_. C'est une simple apocope.

ATTÉDIER: affliger. De _tædere_, et non pas de _tepescere_, comme le dit

Roquefort. Employé par Basselin, vaudev. 39e. Nous avons, à ce sujet,

dit dans la note 224 de notre édition de 1821: «Ce verbe, dans Nicot,

est défini ennuyer ou fâcher..... Bourgueville de Bras l'emploie pour

signifier fâcher (part. I, p. 113).»

ATTENDIS (EN): en attendant. On disait en roman: _entandis_ ou

_entendis_, pour cependant, pendant ce temps-là. L.

ATTENTIONNÉ: attentif. A.

ATTICHER: agacer, exciter. On trouve en ce sens _atticier_ dans le

_Roman de la rose_. Voyez ASTICOTER.

ATTICOCHER: corruption d'asticoter. B.

ATTINCHER: agacer. S.-I.

ATTITONNER: caresser, dorloter. A.

AU: avec. Voyez O.

AUBET: aubier. Voyez AUBEUR.

AUBETTE: le point du jour, le commencement de l'aube. Du latin _albus_:

blanc.

AUBEUR: aubier. D'_albus_, parce que l'aubier est plus blanc que le

coeur de l'arbre.

AUBOUFEIN: bluet, aubifoin. De la couleur blanchâtre de son feuillage:

_album fenum_.

AUCHE. Voyez OCHE.

AUDIVI: autorité. Se trouve aussi dans le patois de la Corrèze.

AUGERON, NE: habitant du pays d'Auge.

AULIÈRE ou OLIÈRE: oreille. L.

AULUE: promesse qu'on ne réalise pas, retard.

AULUER ou OLUER: tromper, faire attendre, différer.

AUMAILLES: animaux, bestiaux. D'_animalia_. En roman _almèle_ et

_amaille_.

AUMIA pour AUMEAU: jeune boeuf. M.

AUNE (Sainte-): Sainte-Anne.

AUQUEMENTER: augmenter.

AUTE: autre.

AUVARE: avarie.

AUVEC: avec. On trouve _awech_ dans la langue romane; témoin ce vers du

Chevalier du Cisne:

Awech li ert un des enfans remés. L.

AVALASSE: inondation; grande averse. Du substantif français _lavasse_.

En patois walon, _walai_ signifie ondée, grosse pluie. Dans le patois

des Vosges, _laivasse_ et _laivesse_ ont aussi cette signification.

AVALER; DEVALER: descendre. On lit dans les Essais de Montaigne:

«Jusqu'à ce qu'un homme de cheval l'alla saisir au corps et l'_avalla_

par terre», liv. III, chap. 6; et dans la 1re scène de l'_Iphigénie_ de

Rotrou:

Quelle prompte frayeur dans le sein me devale!

AVANGER (v. n.): fournir avantageusement. Les légumes _avangeront_,

produiront beaucoup. En roman, _avenger_ et _avangier_ signifient

avancer, arriver.

AVAS: le long de. Avas le chemin. L. A Bayeux, on dit _avau_. En roman,

_avault_, _avaux_ signifient parmi, dans. En français, _aval_. Nous

avons cité, à la fin de notre édition de Basselin, p. 233, une ancienne

chanson normande dans laquelle on dit:

Passementée avaud les gambes

D'un biau nerfil.

AVEINDRE: atteindre.

AVENAT: balle d'avoine; paille d'avoine.

AVER: avoir, fortune, bien. _Avé_, en roman. _Avei_, en patois de

Grenoble. L.

AVER ou AVET: porc. Du latin _aper_. A.

AVÉRAS: volailles de basse-cour. D'_avis_: oiseau. En roman, _avers_

s'entend des bestiaux et des instruments aratoires. Du substantif de la

basse latinité _averium_, _averia_.

AVERLAND: grossier, brutal. En roman, _averland_ signifie maquignon. De

l'allemand, _haverling_.

AVERNANT: agréable à voir. D'_avenant_.

AVERNON: surnom, sobriquet.

AVERON ou HAVRON: _avoine_ stérile.

AVERSAT: fou, dont la cervelle est _renversée_. Du roman, _avertie_:

épilepsie, folie.

AVETTE: abeille. Ancien français. Du latin _apis_.

AVEUC: avec. Roman. S.-I.

AVEUR: précoce. Voyez AORIBLE. On dit proverbialement: «L'aveur ne doit

rien au tardif.--L'aorible n'a rien à demander au tardif». _Aveur_ vient

d'avant heure, avance.

AVIAS; AVIAUX: oiseaux. D'_avis_. B.

AVISION: invention, bonne idée.

AVISOURE: invention, etc. Du roman _avisoire_. On lit dans les Heures

perdues d'un Cavalier françois: «Pardy, je m'avisis hier au soir d'une

bonne avisoire!» L.

AVOLÉ: aventurier. Qui a pris sa volée d'un pays vers un autre.

Froissard dit (t. I, ch. 39): «Et ceux qui estoient ainsi bannis se

tenoient à Saint-Omer le plus, et les appeloit-on Avolez». B.

AVOLER: faire effort pour lancer loin ce qu'on envoie. S'AVOLER: prendre

son élan. M.

AVOMES (NOUS): nous avons. Roman. A.

AVONDER ou AVONDIR: gorger d'aliments en _abondance_, engraisser.

AVORIBLE: précoce. Voyez AORIBLE, et AVEUR.

AVOU: où. D'AVOU: d'où.

AVOUER: épuiser. A force de bouillir, cette eau s'est _avouée_.

AVOUS: Avez-vous? Dans la Farce de Pathelin, p. 88:

Avous mal aux dents, maistre Pierre?

AVRILLER (v. n.), IL AVRILLE: il tombe une pluie fine et tiède comme en

avril.

AVRONER: apostropher insolemment.

Glossaire du patois normand · 第 7 / 107 题