Longtemps après, j'ai revu le grand Michu. Il n'avait pu continuer ses
études. Il cultivait à son tour les quelques bouts de terre que son
père lui avait laissés en mourant.
--J'aurais fait, m'a-t-il dit, un mauvais avocat ou un mauvais
médecin, car j'avais la tête bien dure. Il vaut mieux que je sois un
paysan. C'est mon affaire... N'importe, vous m'avez joliment lâché. Et
moi qui justement adorais la morue et les haricots!