VII

«Etude de Me Mougin, Notaire,

«à Buis-la-Dame (Oise)

«12 février.

«Monsieur,

«Je suis heureux de pouvoir vous apprendre, qu'après un dernier

entretien avec Madame Barois et Madame Pasquelin, et devant la menace

d'un procès en divorce que ces dames désirent éviter à tous prix, il a

été accédé à toutes les exigences que vous m'aviez chargé de défendre,

et convenu ce qui suit:

«1° Vous reprenez toute votre indépendance. Madame Barois n'a pas

l'intention d'habiter Paris, et se fixera à Buis auprès de sa Mère.

«2° Madame Barois s'occupera en toute liberté de l'éducation de sa

fille; à cette seule condition, exigée par vous, que vous serez

autorisé à reprendre votre fille chez vous, pendant une année

complète, lorsque celle-ci aura atteint sa dix-huitième année.

«3° Madame Barois s'engage à ne pas refuser la rente de 12.000 francs

que vous la contraignez à accepter annuellement. Elle est bien résolue

d'ailleurs à ne rien distraire de cette somme, ni pour elle-même ni

pour l'entretien de sa fille, mais à la totaliser sur la tête de

l'enfant.

«Cette dernière clause a donné lieu à un long débat. Madame Barois n'y

a souscrit que pour éviter le procès, et sur mon affirmation formelle

que c'était pour vous une condition dirimante. Ces dames désiraient

tout au moins réserver leur acceptation, afin que je puisse vous

avertir de la diminution exacte causée par cet abandon à vos propres

revenus (réduits à environ 5.000 francs). J'ai dû, pour éviter une

nouvelle perte de temps que je savais inutile, leur avouer que j'avais

cru devoir attirer votre attention sur ce point, et que vous n'aviez

pas consenti à modifier vos dispositions.

«Sur la demande de Madame Barois je lui ai remis une note écrite,

relative à ces divers engagements.

«Je pense m'être ainsi acquitté, selon vos desiderata, de la mission

que vous m'aviez confiée. Je reste tout dévoué à vos ordres, et vous

prie de recevoir mes salutations empressées.

Jean Barois · 第 63 / 165 题