habitaient sur la montagne: ainsi donc, Balam-Quitzé, Balam-Agab,
Mahucutah et Iqi-Balam (les chefs des Quichés avant l'établissement de
ceux-ci dans les États de Chiapas et de Guatémala) ayant tenu un grand
conseil, firent des fortifications au bord de leur ville, environnant
les contours de leur ville de palissades et de troncs d'arbres.» (Le
_Popol-Vuh_, IVe partie, chap. III.) «_En Izmachi_ est donc le nom du
lieu de leur ville, où ils demeurèrent enfin et s'y établirent
définitivement: là donc ils mirent en oeuvre leur puissance, ayant
commencé à bâtir leurs maisons de pierre et de chaux sous la quatrième
génération des rois.» (Chap. VII.) Dans l'origine de la race quichée, il
est parlé d'une première création d'hommes _de bois_, antérieurement à
un cataclysme qui les fit tous périr. Les quatre cents jeunes gens qui
apparaissent parmi les premiers de l'émigration quichée au Mexique sont
présentés dans le _Livre sacré_ (chap. VII, 1re partie) cheminant,
«après avoir coupé un grand arbre pour servir de poutre mère à leur
maison.» Zipacua, le chef, le roi des indigènes, parmi lesquels
s'établissent les quatre cents jeunes gens (le nombre quatre ou quatre
cents désigne, dans les traditions quichées, un grand nombre, une
nation, une réunion de tribus) charge lui seul l'arbre sur ses épaules
et le porte devant la maison des jeunes gens.--«Or ça, reprirent
ceux-ci, nous vous reprendrons encore une fois demain pour signaler un
autre arbre pour pilier de notre maison.»
[59] _Tepeu_ et _Oliman_, que le manuscrit Cakchiquel indique devoir se
trouver vers la zone qui sépare le Peten de l'Yucatan (Voir le chap. IX
de la IIIe partie du _Livre sacré_ et les notes).
[60] Le _Livre sacré,_ chap. II, IVe partie.
[61] _Ibid._, cockchap. VII.
[62] Baillière et fils, 1861.
[63] Le P. Antonio de Remesal raconte qu'on retrouvait dans la vallée
les traces de dix langages différents.
[64] Voyez l'épreuve parfaitement réussie de l'album. Planche XXVIII.
[65] Voir l'album, _Cités et ruines américaines_, pl. I à XVII.
[66] Le pays de Yucatan, abordé pour la première fois par Cordova en
1517, puis exploré par Griyalva, ne tarda pas à être conquis par don
Francisco de Montejo, qui rassembla à ses frais une petite armée de
1,500 hommes, dès 1527, pour soumettre ce vaste territoire. La
civilisation maya qui régnait au Yucatan était fort différente de celle
des Aztèques vaincus par Cortez. C'était sans doute à cette
civilisation, mais dans un âge que la science ne saurait indiquer, que
l'on devait plusieurs des magnifiques monuments qui excitent aujourd'hui
si vivement notre curiosité.
[67] Mérida fut fondé sur les ruines de l'antique cité indienne qu'on
désignait sous le nom de Tihoo: on la construisit en 1541, par les
ordres du petit-fils de Francisco de Montejo. Elle réclamait dus
privilèges comme capitale du Yucatan dès l'année 1543. (Lopez Cogollude,
_Historia de Yucatan_.)
[68] La cathédrale de Mérida fut achevée en 1598, la ville avait été
érigée en cité épiscopale dès 1561.
[69] Espèce de volante, voiture havanaise.
[70] Selon un historien moderne, les ruines d'Izamal appartiendraient à
la même période que celle de Mayapam et Palenqué; c'est-à-dire qu'elles
remonteraient à la plus haute antiquité. La tradition en fait un lieu de
sépulture au prophète Zamma.
[71] Vainqueur des Kudules, le neveu de l'_adelantado_ Montejo fonda
Valladolid en 1543, sur le territoire des Chanachna.
[72] Cette ville, qui obtient aujourd'hui une si grande célébrité au
point de vue archéologique, faisait partie de l'antique empire de
Mayapan, détruit vers l'année 1420 de notre ère. Chichen-Itza était
parvenue à conserver son indépendance jusqu'à la fin du XVIIe siècle.
Elle tomba entre les mains des Espagnols, le 13 mars 1697; pendant
plusieurs heures, ces temples furent livrés au pillage. (Voy. Juarros,
t. II. p. 146).
[73] Voir le plan dans le texte de M. Viollet-le-Duc, et les vues de XXV à XLIX.
[74] W. Prescott, _Histoire de la conquête du Mexique_, liv. III chap. VII.