[Note A: L'épouse d'un soldat de l'armée ayant attiré Victorin par
sa beauté, il tenta de la séduire, et sur son refus lui fit violence.
(Aurel. Vict. _Cæs._, 35.)]
[Note B: Le mari lui-même, suivant quelques-uns, perça le coupable
de son épée; les soldats se soulevèrent; Victoria présenta le fils de
Victorin à la multitude furieuse en implorant pour lui la pitié.
(_Ibid._)]
[Note C: Mais tout fut inutile: le fils fut tué comme le père.
(_Ibid._)]
[Note D: Plus tard un tombeau fut élevé à Cologne avec une humble
pierre où l'on inscrivit ces mois: _Ici reposent les deux Victorin_.
(Tréb. Poll. _Trig. Tyr._, 187.)]
[Note E: (Voir Trébellius Pollion, cité par M. A. Thierry). Après la
mort de son fils et de son petit-fils, Victoria, dont les larmes
n'avaient pu empêcher la mort de son petit-fils, retrouva son autorité,
les soldats revinrent à elle. Ils la supplient, ils veulent qu'elle les
gouverne; elle refuse; mais, touchée du repentir des soldats, et
attachée de coeur à ces camps, elle y resta avec le titre de _mère_,
souveraine de fait; son plan une fois arrêté, elle présenta à l'armée
Marius (Marion), officier parvenu plein de bravoure et de fermeté;
l'armée sans hésiter l'acclama pour chef. (Tréb. Poll. _Trig. Tyr._,
186, 200, ap. A. Thierry.)]
[Note F: Marius, pendant son règne de quelques mois, eut occasion de
se mesurer sur le Rhin contre les Germains, et le fit avec bonheur, mais
un crime l'arrêta au premier pas d'une carrière si honorablement
commencée: le soldat des légions gauloises, qui avait autrefois
travaillé avec lui comme armurier, se crut négligé ou offensé, l'attira
un jour à l'écart et lui plongea son épée dans le sein en lui disant:
_La reconnais-tu, toi qui l'as forgée?_ (_Hic est gladius quem ipse
fecisti_). (Tréb. Poll. 187, ap. A. Th.)]