Frédéric présenta le sien, comme un amoureux à sa fiancée. Mais la

chaleur qu'il faisait, l'appréhension de l'inconnu, une espèce de

remords, et jusqu'au plaisir de voir, d'un seul coup d'œil, tant de

femmes à sa disposition, l'émurent tellement, qu'il devint très pâle et

restait sans avancer, sans rien dire. Toutes riaient, joyeuses de son

embarras; croyant qu'on s'en moquait, il s'enfuit; et, comme Frédéric

avait l'argent, Deslauriers fut bien obligé de le suivre.

On les vit sortir. Cela fit une histoire, qui n'était pas oubliée trois

ans après.

Ils se la contèrent prolixement, chacun complétant les souvenirs de

l'autre, et quand ils eurent fini:

«C'est là ce que nous avons eu de meilleur! dit Frédéric.

--Oui, peut-être bien? C'est là ce que nous avons eu de meilleur!» dit

Deslauriers.

FIN DU DEUXIÈME VOLUME.

TABLE

DEUXIÈME PARTIE

(SUITE)

Pages.

CHAPITRE IV 1

-- V 64

-- VI 79

TROISIÈME PARTIE

CHAPITRE PREMIER 127

-- II 208

-- III 229

-- IV 256

-- V 304

-- VI 326

-- VII 334

* * * * *

Liste des modifications:

Page 1: «en» rempacé par «à» (cette limite à son incertitude)

Page 19: «le Flambart» par «le Flambard» (mais _le Flambard_,)

Page 104: «qu'ils ne devait» par «qu'ils ne devaient» (Il était bien

entendu qu'ils ne devaient pas s'appartenir)

Page 109: «ne» par «ce» (que ce n'était rien)

Page 165: «hata» par «hasta» (hasta la ultima revolucion)

Page 232: «lubréfiés» par «lubrifiés» (avec de gros yeux lubrifiés

d'admiration)

Page 327: «l'antre» par «l'autre» (se souriant l'un à l'autre)

Œuvres complètes de Gustave Flaubert, tome 4: L'éducation sentimentale, v. 2 · 第 19 / 19 段