Mais cet effet, comme le précédent, est peu durable de sa nature. Pour

qui se rappelle les terreurs si vives et si prolongées qui suivirent

la catastrophe de 1831, ces nouvelles terreurs ne paraîtront pas

incurables. Je suis assuré qu'elles feront bientôt place au sentiment de

sécurité que la prolongation de la paix publique amènera incessamment,

et dont la défaite des partis violents, la dissolution définitive des

coalitions industrielles ou politiques et la prospérité commerciale qui

doit en résulter garantissent l'affermissement et la durée.

Plût au ciel que nos derniers troubles n'eussent pas eu d'autre

conséquence fâcheuse que l'irritation des uns et la frayeur momentanée

des autres! Ils ont donné une nouvelle force à ce besoin exclusif

d'ordre et de repos qui doit surgir nécessairement de nos désordres et

de nos souffrances sans fin. Peut-être s'étonnera-t-on que je signale ce

sentiment si légitime comme un danger pour le pays. Mais, si je me fais

gloire d'appartenir au parti du juste milieu, c'est pour avoir le droit

de repousser tout principe exclusif, c'est pour voler au secours de

l'ordre quand la liberté occupe seule tous les esprits, au secours de la

liberté quand on ne pense plus qu'à l'ordre public; c'est pour ne pas

scinder la devise de notre drapeau. Oui, je le répète, ceci est plus

grave qu'on ne l'imagine: à chaque émeute, l'indifférence en matière

politique, cette gangrène du corps social, fait quelques progrès

nouveaux; les partisans de la répression à tout prix deviennent plus

nombreux et plus menaçants. Il n'y a pas de violence de la presse, pas

de désordre des rues qui n'enlève à la véritable liberté quelqu'un de

ses anciens défenseurs. Encore une insurrection, et bien des gens seront

prêts à sacrifier la liberté de la presse, la liberté individuelle.

Encore une insurrection, et les coups d'État seront réclamés, el un 18

brumaire sera possible, et un gouvernement militaire pourra s'établir.

Alors les modérés d'aujourd'hui se montreront peut-être plus fidèles à

leurs principes, plus énergiques et plus passionnés pour la défense des

libertés publiques, que ceux qui les accusent de tiédeur.

Il n'est pas probable que nous en venions jamais là; les factions,

partout vaincues, ne tarderont pas à disparaître entièrement. J'en ai la

ferme conviction: la bataille électorale sera gagnée comme la bataille

des rues; l'opposition violente posera les armes et dès lors ce

paroxisme d'ordre public qu'elle seule excite s'apaisera naturellement.

Mais j'ai dû le signaler; je l'ai dû surtout en parlant d'une ville qui

est livrée plus que toute autre à ce genre de préoccupations.

Pour ne parler que des conséquences qui intéressent spécialement la

ville de Lyon, il est impossible de ne pas voir que les derniers

événements l'ont enfin délivrée des souvenirs de novembre 1831, de cette

menace perpétuelle, de cette épée de Damoclès qui, depuis deux années,

lui interdisait le repos. Ils ont porté le coup mortel à la _Société

mutuelliste_ et à celle _des Droits de l'homme,_ qui avaient mission de

s'agiter tour à tour. Ils l'ont préparée à repousser avec plus d'énergie

toute tentative nouvelle de soulèvement, parce qu'ils ont appris à tous

les habitants paisibles ce qu'il en coûte de laisser envahir la maison

qu'on habite par les bandes des révoltés.

Il y a plus: quoique la question industrielle n'ait pas été directement

engagée dans la lutte, elle en a senti le contrecoup, et l'on doit s'en

féliciter. Je m'explique le mal qui travaille la fabrique de Lyon; c'est

la concurrence des fabriques étrangères qui produisent les tissus unis

aussi bien qu'elle et à meilleur marché; pour résister, il fallait

baisser le prix de la main-d'oeuvre. Mais cette baisse n'était guère

conciliable avec l'existence des ouvriers dans une grande ville où les

dépenses sont multipliées. Avant de se résoudre à s'établir dans les

campagnes, les ouvriers ont essayé de défendre leurs salaires par le

tarif. Nous avons suivi cette grande expérience dans ses trois crises

principales, en novembre 1831, au conseil des Prud'hommes, et au mois de

février 1834. La démonstration a été complète, et les dernières affaires

l'ont encore confirmée en rendant désormais impraticables les coalitions

politiques et industrielles. Aussi a-t-on décidément renoncé au tarif.

Cela est si vrai que _l'Écho de la fabrique_, qui en était le champion,

vient de lancer un prospectus tout rempli du sentiment de sa détresse;

il a demandé à ses amis les quatre mille francs qui lui sont nécessaires

pour fournir un cautionnement, et se donner ainsi le droit de traiter

les questions politiques sans lesquelles il ne pourrait subsister quinze

jours. Personne n'a répondu à cet appel; le tarif est bien mort; il ne

peut ressusciter sous aucune forme.

Mais ce n'est là qu'une solution négative. Il faut encore trouver le

moyen de diminuer les frais de fabrication. Déjà, avant les derniers

événements, beaucoup d'ateliers s'étaient établis dans les communes

rurales qui avoisinent Lyon; depuis, cette émigration est devenue plus

générale; il est même question, à ce qu'on assure, de fonder hors des

murs de Lyon des manufactures considérables. Voilà, j'ose le dire, la

seule issue possible de ces interminables débats. A la campagne, la vie

est moins chère, et les ouvriers trouveront d'ailleurs, dans quelques

occupations agricoles, le supplément qui leur manque ici dans la saison

du ralentissement des travaux. Dans les grandes manufactures, le chef

d'atelier disparaîtra, et les frais généraux de fabrication seront

diminués par la suppression de ce rouage inutile.

Je sais qu'à la tribune l'émigration des ouvriers en soie a été déclarée

impossible. J'ai une excellente réponse à faire: c'est qu'elle a lieu;

elle a lieu sans difficulté, parce que la division du travail, qu'on

cite comme un obstacle, n'est nulle part moins grande que dans la

fabrique de Lyon. Aussi tous les villages du département du Rhône

retentissent du bruit des métiers; une grande partie des étoffes unies

en sortent, et cette tendance, qui s'est manifestée depuis plus d'un

an, a reçu, des troubles du mois d'avril, une nouvelle et salutaire

impulsion.

Qu'on ne pense pas au reste que la ville de Lyon, ainsi abandonnée par

une partie de ses habitants, doive perdre de son importance et céder

à une autre cité le rang qu'elle occupe aujourd'hui; beaucoup de gens

prédisent sa chute; moi, je lui prédis au contraire le plus brillant

avenir.

Ceux de ses ouvriers qui s'établiront dans la campagne ne pourront

s'éloigner beaucoup; leurs relations avec les fabricants sont trop

multipliées pour permettre une longue séparation. Ainsi, les villages

se peupleront d'ateliers, mais seulement les villages voisins, qui

deviendront ainsi les faubourgs avancés de la grande métropole

industrielle. Dans cette, nouvelle position, la fabrique des tissus unis

pourra lutter avantageusement contre la concurrence étrangère et ramener

à Lyon beaucoup de commandes qui l'abandonnaient. La sécurité produite

par cette nouvelle prospérité réagira à son tour sur elle. Garantie par

les mesures de l'administration, par le désarmement des communes qui ont

livré des fusils aux rebelles, par l'expulsion des étrangers turbulents,

par les renforts envoyés à la garnison, elle sera complétée par une

organisation plus puissante de la police locale et par sa concentration

aux mains du préfet.

Vienne alors le chemin de fer de Lyon à Marseille; viennent la réunion

des Brotteaux et l'affranchissement du Pont-Morand, et un nouveau

quartier plus important et plus riche viendra compenser amplement ce que

d'autres quartiers de la ville pourront avoir perdu en population. Lyon

descendra de Fourvières et de la Croix-Rousse; il sortira de ses rues

noires et étroites pour s'étendre à l'aise dans la presqu'île de

Perrache et dans la plaine des Brotteaux. A Perrache, le chemin de fer

de Saint-Étienne continuera à apporter tout ce commerce de houilles,

toutes ces industries qui travaillent le fer et emploient le charbon,

toutes ces usines enfumées qui en ont déjà pris possession. Aux

Brotteaux, le chemin de fer de Marseille achèvera de créer un immense

commerce d'entrepôt. Voyez cette file non interrompue de charrettes

provençales qui transportent à Lyon les produits qu'il doit distribuer

dans toutes les directions; jetez ensuite les yeux sur la carte et

cherchez une vallée qui, de la mer Méditerranée, pénètre dans le coeur

de l'Europe; vous ne trouverez que la vallée du Rhône, et c'est à

Lyon seulement qu'elle se bifurque; c'est à Lyon que la grande route

européenne se divise en trois chemins, l'un gagnant Paris, l'autre

l'Allemagne et le troisième la Suisse. Quel rôle joueraient Marseille et

Lyon si le chemin de fer projeté faisait affluer sur cette ligne unique

tout le commerce du nord avec le midi!

Là est la destinée de Lyon. L'industrie des soies ne l'abandonnera pas

sans doute; mais, dût-elle l'abandonner, sa grandeur survivrait à cette

perte; l'avenir lui destine des compensations immenses et sa prospérité

ne périra pas.

FIN DES PIÈCES HISTORIQUES DU TOME TROISIÈME.

TABLE DES MATIÈRES

DU TOME TROISIÈME.

CHAPITRE XV.

MON MINISTÈRE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE. (1832-1837.)

Caractère et but du cabinet du 11 octobre 1832.--Difficultés de sa

situation.--Avantages de sa composition.--D'où vient la popularité

du ministère de l'instruction publique.--Son importance pour les

familles;--pour l'État.--Des divers moyens de gouvernement des esprits

selon les temps.--Caractère laïque de l'état actuel de l'intelligence et

de la science.--Du système et de l'état des établissements d'instruction

publique en Angleterre.--Mes conversations à Londres à ce sujet.--Unité

nécessaire du système d'instruction publique en France.--Des essais

d'organisation de l'instruction publique depuis 1789.--L'Assemblée

constituante et M. de Talleyrand.---L'Assemblée législative et M. de

Condorcet.--La Convention nationale et M. Daunou.--Le Consulat et la loi

du 1er mai 1802.--L'Empire et l'Université.--L'instruction publique et

la Charte.--Vicissitudes de l'organisation du ministère de l'instruction

publique.--Comment je le fis organiser en y entrant.--Débuts du

cabinet.--Préparation du discours de la Couronne.--Ouverture de la

session de 1832.--Tentative d'assassinat sur le Roi.--État des affaires

au dedans et au dehors.--Je tombe malade.

CHAPITRE XVI.

INSTRUCTION PRIMAIRE.

Je suis malade pendant six semaines--Prise d'Anvers.--Arrestation de

S.A.R. madame la duchesse de Berry.--De la politique du cabinet dans

cette circonstance.--Je reprends les affaires.--Présentation à la

Chambre des députés du projet de loi sur l'instruction primaire.--Ma vie

domestique.--Des projets et des progrès en fait d'instruction primaire

de 1789 à 1832.--Questions essentielles.--L'instruction primaire

doit-elle être obligatoire?--Doit-elle être gratuite?--De la liberté

dans l'instruction primaire.--Des objets et des limites de l'instruction

primaire.--De l'éducation et du recrutement des instituteurs

primaires.--De la surveillance des écoles primaires.--Concours

nécessaire de l'État et de l'Église.--Que l'instruction primaire doit

être essentiellement religieuse.--Mesures administratives pour assurer

l'exécution et l'efficacité de la loi.--Mesures morales.--Promulgation

de la loi du 28 juin 1833.--Ma circulaire à tous les instituteurs

primaires.--Visite générale des écoles primaires.--Établissement des

inspecteurs des écoles primaires.--Mes rapports avec les corporations

religieuses vouées à l'instruction primaire.--Le frère Anaclet.--L'abbé

J. M. de la Mennais.--L'abbé F. de la Mennais.--Mon rapport au Roi en

avril 1834 sur l'exécution de la loi du 28 juin 1833.--De l'état actuel

de l'instruction primaire.

CHAPITRE XVII.

INSTRUCTION SECONDAIRE.

Difficulté de l'introduction du principe de la liberté dans

l'instruction secondaire.--Constitution originaire de l'Université.--Ses

deux sortes d'ennemis.--Leur injustice.--Causes naturelles et légitimes

de leur hostilité.--L'Université dans ses rapports avec l'Église.--État

intérieur et situation sociale du catholicisme en 1830.--Réclamation

de la liberté d'enseignement.--M. de Montalembert et l'abbé

Lacordaire.--Tendances diverses dans le catholicisme.--Efforts pour

le réconcilier avec la société moderne.--L'abbé F. de la

Mennais.--L'_Avenir_.--Voyage de l'abbé de la Mennais, de l'abbé

Lacordaire et de M. de Montalembert à Rome.--Le pape Grégoire XVI

condamne l'_Avenir_.--L'Université dans ses rapports avec la société

civile.--Quelle eût été la bonne solution du problème.--Pourquoi et

par qui elle était alors repoussée.--Je prépare un projet de loi sur

l'instruction secondaire.--Son caractère et ses limites.--Comment il

fut accueilli.--Rapport de M. Saint-Marc Girardin à la Chambre des

députés.--Discussion du projet.--M. de Lamartine.

CHAPITRE XVIII.

INSTRUCTION SUPÉRIEURE.

Disposition des esprits de 1832 à 1837, quant à l'instruction

Supérieure.--Réformes et innovations nécessaires.--Comment je les

entreprends.--Chaires vacantes au Collège de France.--Nomination de MM.

Eugène Burnouf, Jouffroy, Ampère et Rossi.--Mes relations personnelles

avec eux.--Création de la chaire de droit constitutionnel dans la

Faculté de droit de Paris.--Nomination de M. Rossi.--Opposition à son

cours.--M. Auguste Comte et la _Philosophie positive_.--Des procédés des

Chambres envers les savants et les lettrés.--Du cumul des emplois.--Des

logements.--Lettre de M. Geoffroy Saint-Hilaire.--Savants

voyageurs.--MM. Victor Jacquemont et Champollion jeune.--De

l'introduction du principe de la liberté dans l'instruction

supérieure.--Des agrégés.--De la décentralisation dans l'instruction

supérieure.--De l'absence de toute discipline morale dans l'instruction

supérieure.--Moyen d'y porter remède.

CHAPITRE XIX.

ACADÉMIES ET ÉTABLISSEMENTS LITTÉRAIRES.

Rétablissement de l'Académie des sciences morales et politiques dans

l'Institut.--Motifs et objections.--Lettre de M. Royer-Collard.--Je

communique mon projet aux membres survivants de l'ancienne classe des

sciences morales et politiques. L'abbé Sieyès.--Le comte Roederer.--M.

Daunou.--Élections nouvelles.--M. Lakanal.--Des travaux de l'Académie

des sciences morales et politiques et de l'utilité générale

des académies.--Mes relations avec les sociétés savantes des

départements.--De l'administration des établissements littéraires

et scientifiques.--Idées fausses à ce sujet.--De la suppression des

logements pour les conservateurs et employés dans l'intérieur de ces

établissements.--Réformes dans l'administration de la Bibliothèque

royale.--Augmentation du budget des établissements littéraires et

scientifiques.--Constructions nouvelles au Muséum d'histoire naturelle.

CHAPITRE XX.

ÉTUDES HISTORIQUES.

Importance morale et politique des études historiques.--État des études

historiques dans l'instruction publique avant 1818.--Introduction de

l'enseignement spécial de l'histoire dans les colléges.--Du caractère et

des limites de cet enseignement.--État des études historiques après la

Révolution de 1830.--Lettre de M. Augustin Thierry à ce sujet--Fondation

de la _Société pour l'histoire de France_.--Je propose la publication,

par le ministère de l'Instruction publique, d'une grande collection

des Documents inédits relatifs à l'histoire de France.--Débat Dans les

Chambres à ce sujet.--Mon rapport au roi Louis-Philippe.--Lettre du

Roi.--M. Michelet et M. Edgar Quinet.--De l'état actuel des études sur

l'histoire générale et locale de la France, et de l'influence de ces

études.

CHAPITRE XXI.

POLITIQUE INTÉRIEURE. (1832-1836.)

Vrai caractère de la politique de résistance de 1830 à 1836.--État des

partis dans les chambres en 1832.--Nomination de pairs.--Naissance

du tiers-parti dans la chambre des députés.--M. Dupin

président.--Révocation de MM. Dubois, de Nantes, et Baude.--Débat à ce

sujet.--Sessions de 1832 et 1833.--Bonne situation du cabinet.--Des

sociétés secrètes à cette époque.--De l'appui qu'elles trouvaient dans

la Chambre des députés.--Des journaux.--Quelle conduite doit tenir le

pouvoir en présence de la liberté de la presse périodique.--Quelle fut,

à cet égard, notre erreur.--Procès de _la Tribune_ devant la Chambre des

députés.--Concessions inutiles à l'esprit révolutionnaire.--Session

de 1834.--Débat entre M. Dupin et moi; _Parce que_ et _Quoique_

Bourbon.--Explosion des attaques républicaines et anarchiques.--Loi sur

les crieurs publics.---Loi sur les associations.--Traité des 25

millions avec les États-Unis d'Amérique.--Échec et retraite du duc

de Broglie.--Pourquoi je reste dans le cabinet.--Sa

reconstitution.--Insurrections d'avril 1834 à Lyon et sur plusieurs

autres points.--A Paris.--Leur défaite.--Procès déféré à la Cour des

pairs;--Dissolution de la Chambre des députés.--Les élections nous sont

favorables.--Péril de la situation.--Attitude du tiers-parti.--Embarras

intérieurs du cabinet.--Question du gouvernement de l'Algérie.--Le

maréchal Soult.--Sa retraite. Le maréchal Gérard, président du

conseil.--Ouverture de la session de 1835.--Adresse de la Chambre

des députés.--Question de l'amnistie.--Le maréchal Gérard se

retire.--Démission de MM. Duchâtel, Humann, Rigny, Thiers et

moi.--Ministère des trois jours.--Sa retraite soudaine.--Nous rentrons

au pouvoir, avec le maréchal Mortier comme président du conseil.--M. de

Talleyrand se retire de l'ambassade de Londres.--Mort et obsèques de M.

de La Fayette.--Ma brouillerie avec M. Royer-Collard.--Affaiblissement

et retraite du cabinet.--Crise ministérielle.--Le roi et le duc de

Broglie.--M. Thiers.--Le duc de Broglie rentre comme président du

conseil et ministre des affaires étrangères.--Travaux du cabinet

reconstitué.--Procès des accusés d'avril devant la Cour des

pairs.--Recrudescence anarchique.--Attentat Fieschi.--Lois de

septembre.--Forte situation du cabinet.--Incident inattendu; M. Humann

et la conversion des rentes.--Échec et dissolution du cabinet du 11

octobre 1832.

PIÈCES HISTORIQUES.

I.

Rapport au roi Louis-Philippe sur la publication d'un Manuel général de

l'instruction primaire (19 octobre 1832).

II.

Circulaire adressée le 18 juillet 1833 à tous les instituteurs primaires

en leur envoyant la loi du 28 juin 1833 (18 juillet 1833).

III.

Circulaire adressée le 13 août 1835 aux inspecteurs des écoles primaires

institués par une ordonnance du roi du 26 février 1835.

IV.

Correspondance entre l'abbé J.-M. de la Mennais et M. Guizot sur les

écoles primaires de la Congrégation de l'instruction chrétienne.

1° L'abbé J-M. de la Mennais à M. Guizot. 2° M. Guizot à l'abbé de la

Mennais.

V.

1° M. Jouffroy à M. Guizot. 2° M. Jouffroy à M. Guizot.

VI.

Rapport au roi Louis-Philippe sur la création d'une chaire de droit

constitutionnel dans la Faculté de droit de Paris.

VII.

M. Auguste Comte à M. Guizot (30 mars 1833).

VIII.

M. Lakanal à M. Guizot. (Mobile, État d'Alabama.--16 juillet 1835).

IX.

Rapports au roi Louis-Philippe sur la publication d'une Collection des

documents inédits relatifs à l'histoire de France.

1° Extrait du rapport au Roi sur le budget du ministère de l'instruction

publique pour l'exercice de 1835.

2° Rapport au Roi sur les mesures prescrites pour la recherche et la

publication des documents inédits relatifs à l'histoire de France.

X.

Rapport à M. le comte Pelet de la Lozère, ministre de l'instruction

publique, sur l'état des travaux relatifs à la Collection des documents

inédits concernant l'histoire de France (23 mars 1836).

XI.

Tableau comparatif des lois rendues de 1830 à 1837, les unes pour

la résistance au désordre et la défense du pouvoir, les autres pour

l'extension et la garantie des libertés Publiques.

XII.

Récit de l'insurrection de Lyon, en avril 1834, écrit en mai 1834, par

un témoin oculaire.

FIN DE LA TABLE DU TOME TROISIÈME.

ERRATUM. Page 287, ligne 6, supprimez les mots _offensive et défensive_.

Mémoires pour servir à l'Histoire de mon temps (Tome 3) · 第 34 / 34 段